22.05.2009

On the road again, Conan (True story)

L’âge hyborien se situe entre la perte de l'innocence de Conan, puis la perte de son grand amour (Laura B, la petite blonde de 1ère ES) et l’essor des nouvelles civilisations que l’on connaît - PACS, Love@Lycos, Adopteunmec.com, CDD à la Garenne-Colombes.

Ce fut un temps d'aventures légendaires dans les immeubles haussmanniens, sur les quais de Seine, et dans les gares provinciales.

Conan ne prie qu’un seul Dieu : Crom, le Dieu de l’Acier et du Viagra. Il ne compte que sur son couteau pour survivre en ces temps troublés, où renifler assidûment une fille de joie de passage n’est pas synonyme d’engagement, de sécurité et de pérennité. Il erre dans les steppes infinies et incertaines du célibat et des couples instables, copulant à l’occasion avec quelque guerrière de passage. Oh, bien sûr, au cours de son périple solitaire, il a des compagnons de route, d’autres guerrières errant comme lui, d’autres cimmériens en quête du Royaume. Il est témoin d’actes de magie, d’autres de sorcellerie (comment expliquer autrement que Roger lui a volé bobonne en 2008 après Crom ?).

En attendant son règne, il parcourt le monde pour parfaire sa technique à l’épée allégorique, et finit par exceller physiquement et psychologiquement dans sa quête du royaume de Crom sur terre (Son idéal : Une guerrière rousse nommée Sonja, nue sous son tablier de cuisine, dans la cuisine). Au fil des années, il acquiert une somme de compétences, de connaissances, qui lui serviront le moment venu.

La lutte constante contre ses rivaux et la solitude de la route forgent le caractère de Conan. Il contemple pensivement la route déjà parcourue, avant de lever à nouveau le camp, sur un nouveau jour. Le Dieu Crom le pousse à survivre et à trouver celle qui lui donnera une descendance.

Beaucoup de coups d’épée dans le vent.

La recherche du Royaume.

Un royaume dans lequel l’acier est trempé tous les jours ; Oh, presque ! Mais ceci est une autre histoire...

X

22.04.2009

Sadness of the life

1. Putain de tondeuse.
2. Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps.
3. Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps dont la procédure de démarrage est mystérieuse.
4. Putain de site de constructeurs de la Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps en anglais.
5. Fucking constructor's website of the fucking 4 cycle engine lawn mower ® in english.
6. Putain de champ de recherche du Putain de site de constructeurs de la Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps en anglais qui réclame un putain de numéro de série pour simplement me pondre le manuel pdf de la Putain de tondeuse autotractée dont j'ai le nom de code complet Quantum xl 50 ® qui ne suffit pas.
7. Putain de numéro de série facilement accessible sur toutes leurs machines, en évidence sur une plaque en aluminium brossé pour éviter l'effacement de ce numéro avec le temps allié à une peinture métallisée, plaque en aluminium accessible seulement après avoir démonté le capot des walking lawn mower - 3 vis ; Retirer préalablement la jauge d'huile - exception parmi toutes leurs machines.
7 bis. Putain de 30km qui me sépare du putain de capot de la tondeuse.
8. Putain de manuel introuvable.
9. Putain de démarches administratives incessantes.
10. Putain de tableau d’affichage de la copropriété de mon immeuble dont ils ont perdu les clés, dont ils me demandent de crocheter la serrure afin de la remplacer. Parce que je suis le plus jeune ©
11. Putain de légère fuite d’huile normalement réparée sur la jonction des collecteurs d’échappement des cylindres 1 et 2 de ma voiture 20 ans d’âge (bon anniversaire !).
12. Putain de corrections automatiques Word ®
13. Putain de tomates pourries sans goût à quatre euros le kilo (Rungis est un con).
14. Putain de procrastination.
15. Putain.


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Mer 22 avril 16:30:43

Eclair au chocolat
Qt...... 1
Px...... 2,10 €

La frustration vous souhaite une bonne route sur son réseau.

 

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X

17.03.2009

Tu es un rockeur de droite. Ça n’existe pas, Johnny.

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(...) C’est laisser tomber ce qui a été adapté, pendant des millénaires, à la condition féminine, à cette femme « naturelle » qui a toujours plus ou moins été une fiction, plus ou moins idéologisée selon les périodes de l’histoire. Par exemple : faire et élever des enfants, le totalitarisme que peut représenter l’attachement à un enfant, croire qu’en n’étant pas mère on n’est rien, l’empathie, le fait de préférer des carrières sociales à d’autres plus intellectuelles et abstraites, le fait de se pourrir la vie pour s’attacher à homme, le fait de s’excuser de vivre, d’être en retrait, dans l’ombre… Devenir des non-femmes, c’est aussi prendre conscience de toutes nos déterminations biologiques, de toutes ces sédimentations évolutives et millénaires qui n’ont plus lieu d’être (ou du moins le peuvent) dans nos sociétés modernes et de les dépasser, si on le désire.

Lire Peggy Sastre me fatigue, en fait.
L'interview qui me fait changer d'avis sur l'achat d'Ex Utero.
Dire qu'en Chine on pratique des IVG jusqu'à 5-6 mois et que ça ne pose pas de problèmes éthiques, et que finalement c'est bien, c'est très périlleux, en quelques lignes, à chaud. Mission impossible.
N'évoquez plus jamais la Chine, Peggy et Ségolène, ça ne vous réussit pas.

Hey ho, revenez dans le monde réel, les gens.

??

Bref. Ok, j'ai sûrement rien compris, ça doit être ça. Et puis tu t'en fous : Qu'est ce qu'on mange, ce soir.

Sur un blog que je lis il y a écrit 'nobody writes anymore' et ce n'est pas juste la fin de l'hiver, c'est le cas depuis un an au moins. J'ai doublé le nombre de mes flux RSS et je lis deux fois moins de notes qu'avant.

Combien de temps encore tiendra-t-on nos carnets de notes cheaps et sans prétentions qui contiennent quelques pépites, (parfois avec prétention) je veux continuer à lire ça des années, je ne sais pas si ceux que je lis continueront des années, la raison me dit que non, on sera tous ailleurs, sur le futur réseau social, sorte de facebook avancé, d'agora virtuelle aux avatars photo-réalistes, reprenant twitter, second life, whatever.

Le titre de cette note (quand on a à l'expliquer en fin de note, ça veut dire que c'est (très) mauvais...).
Je pensais que la mode était à la glorification de l'imposture, qu'elle soit politique, économique... artistique. On a dépassé le stade de l'imposture hypocrite, honteuse, on est dans l'imposture assumée, institutionnalisée, gadgetisée (merci le second degré qui fait tout passer). Rebellion jetable, street attitude jetable, l'authenticité est bannie (hou le vilain mot totalitaire).
(Je viens de m'en rendre compte)
La Star Academy de l'imposture. C'est faible. Je n'arrive plus à formaliser une idée correctement. C'est l'hiver.
Je retourne me coucher.
Il te reste dix ans ou vingt ans pour acheter une Rolex mon ami (le comble du mauvais goût putassier de gens très laids, donc pas étonnant)

Je reviens dès qu'il fait 24°.

La vie est belle.

01.03.2009

Nvelles de brooklyn sud

Le ticket de paiement le lendemain dans la poche indiquait 00 : 59 et 52€ de bière, ensuite plus rien. Ça fait 13 ans qu’on y va.

On marche dans cette petite ville limitrophe après chez nous, faite de pavillons mitoyens, cheapos, des centaines de petites baraques roses pâles aux lourdes portes en PVC, les mêmes qui faisaient rêver mon ami d’enfance (le rêve américain à l’échelle française, pas de 8 cylindres en V ni de 5.56 mais une petite fourrure de magazine en tablier kiss-the-cook et un aspirateur de table), je sens des ombres qui marchent avec nous, pour faire de la mauvaise littérature, il n’y a qu’elles et nous dans la nuit de jeudi à vendredi, les brouillons du passé répétés à l’envi.
(je vais vomir)
J’ai eu un hoquet de dégoût avant de rajouter sous nos pas.
Les brouillons du passé.
(je lis kundera) (mal)
Les brouillons : Toutes les fois où on a emprunté ces mêmes routes dans ces mêmes villes, des milliers de fois, marché sur ce stade, un parmi sept ou huit sur lesquels on jouait etc et ces brouillons n’ont plus aucune saveur quotidienne ou érotique ou parfumée à l’alcool sucré ou à la violence ou aux palabres, tous superposés les uns aux autres, des milliers de fois peut être, et c’est tout l’intérêt de cette méthode : Laver tous les souvenirs en les répliquant à l’infini, polir tous les endroits de la terre, le bar où vous l’avez connue, le parapet du pont Mirabeau où vous vous êtes quittés (c’était un hiver merdique et il pleuvait, mais ça avait de la gueule).
Chercher le grand blanc. Je ne vois plus très bien ce que je voulais dire.
Polir les endroits ? Se saouler de sons, de paroles, de filles, d’alcool, de paroles, dans les endroits qui te font souffrir, ceux marqués d’une croix noire dans la carte mentale 5 zones. Au bout d’un certain nombre de fois, il ne reste plus rien de ces petits chaos, il en reste une impression ronde comme un galet d’Etretat, neutre, elliptique, semblable aux millions d’autres.
Putain de mauvaise littérature.
Il y a des moments où l’on se sent en dedans de nous, faible, sans consistance, insignifiant, moins que le décor (le nous habituel), c’est un de ceux-ci. L’euphorie est toujours mauvais signe.

Il y a 13 ans, c’était le lycée : L’odeur du shit et de Biohazard au petit matin (à 7 :30 je finissais mon trois feuilles, à 7 :40 je mangeais ma banane comme un singe rigolard, à 7 :50 les cours du matin étaient finis et à 12 :05 je prenais mon plateau au self)
(Non, je n’ai même pas pu passer en « première L »)
Putain de mauvaise littérature, euphorique comme un singe rigolard.

14.02.2009

I can't hear you

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Je suis tranquille parce que tous les gens qui parlent sur internet, ne peuvent pas venir me chercher : Trop faibles. Quelque part, ça me rassure. La terre tourne sur des futilités à peine assumées, clin d’œil. Assumées, prêt à aller se régler immédiatement, mais peu importe.

Etre entier.

Me demandais de quoi j’étais le plus fier dans ma vie, c’est assez évident. (Mes amis).

Oh bien sûr, il y a ses exigences. C'est une femme. Elle veut le beau - le carré, le viril, le sûr de lui. Ah, à vingt huit ans, à trente, à quarante, je ne suis qu’un gosse parmi d’autres.

Mais c'est une image, il y a les contours, les formes, les nuances, les malentendus voulus, il y a son désir, il y a notre rencontre.

Il y a les mots que l'on écrit, qui ne peuvent se négocier, et la réalité : La question est de connaître le moment de bascule, là où elle commence à te pardonner tes faiblesses, tes imperfections (pas pour la gloire, le moment où elle commence à t'aimer, où le modèle lui plaît : Les mots, les pensées, les silences - surtout les silences).

Là où tu peux poser ton jeu, en terrain conquis.

L'arbitraire a de la beauté. Je suis beau, je suis beau à écouter ou à lire, parce qu'elles le décident. Elles, et pas toutes (et pas tous). En dehors de cette limite, je n’existe plus (plus comme ça, j’existe ailleurs).

Je me permets de dire une chose, parce qu'elle en est convaincue d'avance. Et si elle ne l'est pas, au moins, elle m'écoutera.

Tu ne me comprends pas. Il y a ce regard, d'en haut, sur toi, quand tu consens à me regarder d'en bas, sans défense.

Ce serait plus classe en angliche.

Toi ma Kelly McGillis. Et les autres. Ma Kelly McGillis brune, et les autres. Je n’aime, je ne m’entends bien, qu’avec des jolies filles.

Les exceptions sont les bienvenues.

(Salut vous)

 

Music for the jilted generation.

13.02.2009

Tension sexuelle

Pour la Saint-Valentin, la seule scène hétéro de Top Gun.

La Porsche 356 me fait beaucoup d'effet.

14.01.2009

Les jobs de rêve

Une liste à haute-fidélité, un tour rapide des métiers de rêve dispos.

1. Gardien d'île paradisiaque : Etre payé sur une base annuelle de 150.000 US$ pour garder 6 mois une île au climat tropical, plonger, bronzer, tenir un blog en anglais et en français.

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L'annonce est ici.

C'est peut être un fake, ou en tout cas le poste sera dur à décrocher, alors je propose d'autres pistes :

2. Travailler au CSA ou assimilé.

A propos de la série Oz :
En raison de son extrême violence, cette série a été classée « MA », pour « Mature », aux États-Unis. En France, elle a été interdite aux moins de 16 ans, sauf certains épisodes, interdits aux moins de 12 ans.

Avantages : Etre payé pour juger des choses sans importance, avoir la conscience tranquille en regardant TOUT Spin City.

3. Acteur de la série Pappy boyington

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Avantages : Des semaines de tournage en climat clément, bande d'acteurs potes qui jouent les pilotes et mécanos + bande d'actrices potes qui jouent les belles infirmières = même effets que pendant la guerre, visites régulières de la plage isolée au clair de lune.

Et faut voir Robert qui joue le con au mess des officiers le soir. Ah, ah, il est con Robert.

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4. Doubleur de Cartman en VF

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Avantages : Poste basé à Paris, évacuer son stress quotidien

5. Boulanger

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Avantages : Rien de plus fidèle qu'une boulangère toujours derrière la caisse au bout de toutes ces années, on peut manger toutes les patisseries gratos, on ne se demande pas qui on est.

6. Dans la peau de Loïc LeMeurvich

En tant que symbole : Incarnation de l'homo nuevo americanus des années fric de la fin du XX mais tendance caméléon très XXI
Adaptable à tout
Supporte toutes les contradictions (ses propres contradictions ne le torturent pas)
Productif, absence d'égo
S'amuse à produire comme un gosse s'amuse à construire un légo - le travail est son légo géant.
(on peut lui piétiner en ricanant, il recommence)

Le rêve n'est pas d'être Loïc Le Meur, mais d'être adapté à son époque (ce serait le pied)

Avantages : Belle maison, en paix avec lui-même et les autres, égo placé sur des fonds secrets que le grand public ignore.

A+ les moules-frites

 

(7. Bloguer comme momone mais c'est pas un vrai travail)

10.01.2009

Janvier

On fume des cigarettes en cachette (dehors).

On boit des bières.

On regarde Bad Boys.

Elle me dit qu'elle va mourir jeune.

On rigole comme des baleines (intérieurement).

Je l'aime bien, ma mère.

23.12.2008

Déni

Il faut que tout soit propre :
Les carreaux de la salle de bains, le fond de la baignoire,
La condensation du frigo, essuyée
Les sièges en cuir, le capot brûlant, le barbecue,
Les feuilles du jardin, ramassées,
Le chat nourri
Le réservoir rempli
Les impôts payés
Les lettres qui attendent, rangées, les mercis remerciés
La tristesse consolée
Un verre de plus et ça n’ira pas mieux
C’est aussi gros qu’un avion dans une tour

31.10.2008

La terre tourne, aussi

J’ai revu la semaine dernière mon premier amour (période 15-17 ans).

Si je devais résumer ma vie en paires d’yeux (pensez : si une nana devait faire son résumé, elles sont plus crues que nous) :

1. Yeux bleus glacés (Vikings - Suède) (ok, Normandie)

2. Couleur météo (gris-bleus-joie de vivre sur lesquels passaient des nuages)

3. Noirs pétillants

4. Et ces yeux verts qui me regardent aujourd’hui

Mais ouais j’en ai eu d’autres hin hin hin. OK, je m’en suis tapé, des grosses. Mets moi un flingue sur la tempe pour que je l’avoue en serrant les dents.

Pendant un moment je pensais partir à Clermont-Ferrand. Me demandez pas pourquoi, mes amis déterminent un peu ma vie. Je suis là où ils sont. Ça n’avait pas plu à ma copine de l’époque, quand j’ai commencé ce blog, en décembre 2006, la pauvre. Et puis. Et puis je ne sais plus ce qu’il s’est passé dans ma vie, ce qu’il s’est passé, qui j’ai rencontré, à quoi j’ai pensé, je suis resté. C’est une période un peu floue – ce qui me permet de tout m’excuser. On aurait pu appeler ça La tentation de Clermont-Ferrand (une sorte de mini Alain Juppé). J’ai appris il y a deux semaines qu’un de mes deux amis (je sélectionne les amis parmi les meilleurs) et celui qui devait m’héberger dans son palace où il vivotait seul est parti s’installer dans une autre ville sur la côte ouest avec sa nana. Mon plan B en ce moment n’est pas très viable – Et je ne pense pas à partir mais à rester ces jours-ci.

La télé, les grandes villes, etc. Tout ça, ce sont les nanas.
Le modèle we’re the world, c’est féminin. C’est la course du rat dans le labyrinthe de la consommation tralala.
(la démission parentale des femmes qui élèvent leurs enfants pour écraser les autres au bureau) (bref).

Nous, nous sommes romantiques et pas au sens 19e, au sens on veut vivre avec la petite fleur et si possible la butiner à la mi-temps quand on veut ; Faut appeler un chat.

Franchement, vous seriez plus raisonnables... Nous tout ce qu’on veut, c’est vivre dans les highlands avec une peau de bête sur le dos devant une tour en ruine. Exactement, comme Christophe Lambert.

Here we are.

Tu comprends pourquoi on est pas en phase comme disent les jeunes-tétonites.

L’avait tout compris Christophe.

A la rigueur, être Indiana Jones.

N’importe quoi qui n’implique pas de chauffage centralogaz, de conseiller d’orientation (existent-ils vraiment ?) et de centres commerciaux le dimanche-bricorama-stand-de-sandwich sur la rue sans nom KFC-Hippo vous connaissez le merdier, on a pas tous les jours envie d’y retourner.

Et puis Eurodisney, ah ouais, Eurodisney. “them crazy french”

Quand j’entends ma sœur dire qu’elle trimballe les gamins (150 kilomètres en passant par le périph) (ma sœur est une wanabee-versaillaise), je la regarde comme une dingue (au téléphone, je l’écoute comme une dingue en entendant les deux chromosomes Y brailler derrière. Je les appelle « petits chimpanzés »).

Cinglée de s’imposer ça.

Bon, bah, je sais pas, j’aurais des gamins, j’invente, t’vois ? Je leur raconte des histoires, je m’occupe d’eux correctement.


Eurodisney ? Mais mon chéri, ça n’existe pas ; J’tai déjà dit pour le père noël quand t’as eu 2 ans. T’as passé l’âge de croire à cette légende, j’te fais confiance. Allez gros bêta. Tu crois vraiment que les américains auraient construit un parc d’attraction dans la zone 8 du RER ?? Hein ?? Et puis les syndicats n’auraient jamais accepté de payer Mickey au smic, tu le sais bien. T’es dans le 99e centile toi.

Fais pas ton ronchon, t’es intelligent, t’es le premier de ta classe de maternelle. T’as pas cru le programme de reconstruction sociale de Sarkozy pour 2012 comme 55% de tes compatriotes inscrits sur les listes électorales ? Bon alors, Eurodisney, ça n’existe pas. Pa-reil.

Je t’emmène au superbar à côté. Là c’est la vraie vie, les vraies attractions. Le Banco magique. Les piches au bar. Ah, pour les attractions principales La Pinte Fantôme (celle que tu ne payes pas parce que le serveur l'a oubliée), Le Whisky des Pirates à 8€50, La coupe des caraïbes est pleine, t’as pas encore l’âge. On va commencer en douceur, par Les Tasses qui Dansent Devant Tes Yeux. Et par It’s a Small World.

It’s A Small World, regarde mon fils, celle là assise toute seule au fond, avec son leggings (oui c’est un leggings, tu dois commencer à apprendre maintenant). Papa la connaît. Tu parles d’un hasard. Bon ok celle là on peut pas la faire ensemble. Tu verras plus tard. Mais il faut une solide constitution c’est mieux. Je t’inscris au baby-judo ? Au baby-baby-foot pour tes premiers manèges ? Nan, le baby-rugby, pas question, c’est rien que des enfants d’beaufs qui roulent en break turbodiesel.

Si tu es sage, je te raconte encore Le Destin Tragique de Luis Figo ce soir.

Il faisait très beau ce jour là. C'était la saison des transferts. Le blé était bien au chaud et les terrains bien verts.
À l'abri du soleil, sur un banc des remplaçants, une maman-sélectionneur était là, posé sur son cul, elle couvait un petit rhume des foins rapport au blé.

Elle commençait à trouver le temps long à rester toute seule assise sur ce banc.

Enfin les œufs d’or craquèrent* l'un après l'autre. On entendait "crrrac... crrrrac..." et les canetons (on va situer ça au centre de formation de l’A.S. Cannes), les uns après les autres, sortirent de leur coquille.

Maman-sélectionneur fit une rapide inspection de ses petits, puis de son nid, et là, que vit-elle?

- Oh non ! il reste encore un œuf !

Un oeuf n'avait pas encore éclos* et restait dans le nid.

Tout autour les petits canetons piaillaient d’impatience de gagner leur première FIFA Cup mais maman-sélectionneur décida de se remettre sur le banc pour couver ce dernier oeuf.
(…)


Pas mal, Hans Christian Andersen. En plus, t’as un nom de consultant. J’ai un bon feeling à ton sujet.

Ma mère me dit passe moi ton portable j’ai plus de batterie. On est sur le boulevard, elle me dit tu es comme tous les hommes, tu ne sais pas faire deux choses en même temps (en fait trois, sortir de l’unité de réanimation, lui composer le numéro de sa sœur sur mon portable, lui allumer sa cigarette en jonglant avec la mienne). Mais je suis obligé d’admettre que c’est vrai. J’ai déjà du mal à écrire en écoutant Queen. Si tu viens chez moi et que tu as très faim, arrête de me parler. En plus tu crois qu’elle s’arrête pour me laisser jongler ? Ah ah non elle galope vers l’arrêt de bus.
Elle me dit Tu ne fumes pas trop hein ? une Camel à la main. Elle me dit ralentis (vous connaissez la chanson).
Tu es comme toutes les femmes, tu es exigeante.

C’est le moment de mettre la K7 du World According to Wayne et de secouer très fort la tête.


*NDM : Des œufs éclosent,mais ce verbe ne se conjugue pas au passé simple. Le crac-crac qui plaît déjà tant aux gamins (sourire quand on imite)(rires nerveux) a donc été faussement rajouté en faisant style c’est fait-exprès par les traducteurs. La forme dicte souvent la tournure des phrases (je sais, je fais des périphrases quand je ne suis pas sûr de ma grammaire bancale) (je parle souvent à l’infinitif ou en grognant). C’est donc une traduction bien gauloise, comme une fausse pub des nuls (tu te souviens de la blague du 31e régiment parachutiste de Pau ?)

Merci pour la facture qui doit avoisiner les 300.000, cet ordre de grandeur, 'fin merci quoi. Merci pour les 10 litres de A+. Merci pour tout. Ce n’est pas encore fini.