04/03/2011
Les taxis
Pour un euro vingt, je profite de la crasse du tiers monde et du voyage oxymorique du quotidien exotique. La puanteur (madeleine de Proust, ligne 8, suite à des infiltrations pendant les travaux Météor), trente six nationalités, soixante douze connards dans le paradis souterrain dans la même rame. Pas un, pas deux, trois artistes sur le trajet, deux regards échangés, l’effleurement de la pointe de chaussure de la dame, le frottement du sac en cuir de l’autre, celle qui vient attendre une place assise, sa ceinture à deux centimètres de mon visage, en pensant aux bœufs carottes qu’il faut bien préparer. Qu’est-ce que tu fous là, et le gosse du couple boboïde (40 ans, 4 mois) qui pleure faiblement, qui suffoque au milieu de la rame, et la tête déconfite de ces connards de parents : vous ne devriez pas être là (mais c’est votre mode de vie, pas vrai). On est vraiment élevés en hors-sol pour supporter ça, plus rien n’est naturel dans le décor (le naturel serait une haine féroce et un instinct de survie, une hache, de la sueur, du sang). Revenons à l’indéterminé qui essuie ses baskets sur moi en sortant de la rame, dix stations que j’arrachais ses écouteurs blancs en pensée. Sa barbichette immobile et son visage de statue n’arrangent rien (expédié au goulag, en pensée, pour rééduquer). J’ai été comme ça, mais sans barbichette, et sans jamais m’essuyer les baskets sur quelqu’un. Un petit connard sans envergure, comme tout le monde : j’ai eu mes moments.
Pour trente-cinq euros, je traverse Paris au retour en 307. Par chance, le taxi G7 ne m’attendait pas à un carrefour, le temps de débarquer une psychopathe (selon le chauffeur), et je peux prendre la suite sans l’avoir commandé (pas de taxi disponible dans votre secteur, me disait l’opérateur cinq minutes avant). Manque de chance, c’est une 307 et le chauffeur est bavard. Il faut endurer les suspensions molles et la conversation gentille mais. Il me dit dans son français parfait, peut être maternel, même, que les Américains et les Français déconnent ou vont déconner ou vont de toute façon intrinsèquement déconner en Lybie puisque ce sont des Français et des Américains. (Mais tu es quoi, toi ? : il dit « Vous savez, les Français vont… »). Gentil, forcé d’entretenir la conversation alors qu’on te paye pour être un taxi G7 en 307, pas un coiffeur en 206 Cabriolet. Il a une fille de 7 mois et est content d’avoir eu une fille mais désespère d’Internet (quand elle aura 16-17 ans). Il me dit qu’à 16-17 ans, tout se joue.
Ma parole.
En fait, une chance sur deux pour que je sois plus vieux que lui… dur à dire.
Je traverse Paris et tout est fait exprès, je repasse devant l’ancien travail et puis j’aperçois par hasard le café bien après que ce soit fini, tout est gommé, la circulation, la route que je connais pour l’avoir déjà emprunté en voiture, ces trottoirs antédiluviens, à travers le filtre. Des lieux de soirées avec untel, l’arche des galeries, l’été de telle année, le panneau annonçant l’Opéra à cet endroit là et la bifurcation, la rue de Maubeuge, Notre-Dame-de-Lorette, Blanche à droite, des saveurs, des sons et des visages après les vitres. J’ai déjà oublié, il y avait des souvenirs à chaque nouvelle rue, j’aurais dû dire Par République plutôt que de le laisser prendre Par Opéra, depuis Stalingrad.
A chaque taxi c’est la même chose : je m’entends assez penser pour que ça finisse par me rendre malade. Autre aspect éternel, voir Paris, comme dans le lipdub-promotion de la fête du cinéma 2003. Paris, la tristesse, ces lieux revus n’appartenant à personne, Aaah Paris.
5,6,7,8 taxis en arrière c’était un trajet Levallois jusqu’au 14ème arrondissement, Port-Royal. Il était une heure du matin en semaine, il n’y avait personne dans la rue, quelques voitures dans la nuit, quelques deux-roues à peine. Le taxi était confortable, le chauffeur sobre, la ville tranquille. Seuls les principaux monuments étaient visibles, les rues désertes magnifiques, la paix. L’odeur du cuir et le bourdonnement du diesel atténué par une bonne isolation phonique.
Il n’a rien dit de tout le trajet, il n’a posé aucune question, il a conduit en silence tout le long et m’a déposé comme convenu devant l’hôpital, l’entrée de nuit. On entre dans un hôpital la nuit comme dans un moulin, on ne croise personne, on passe des guichets vides, des portes ouvertes, on traverse des couloirs faiblement éclairés et déserts, et on n’a encore croisé personne quand on arrive dans l’Unité : le monde des adultes n’est pas un endroit surveillé comme on l’imagine, petit, c’est un endroit où de grands enfants essayent de faire au mieux dans une atmosphère fragile au bord de l’écroulement.
23:43 | Tags : entrer des mots clefs
02/08/2010
Une scène de drague comme dans les films
Elle a son badge personnel navigant commercial mais contrôle les bagages après le portique, celles qui ne réussissent pas le test.
- C'est à vous ?
- C'est à moi (tout ça).
Excusez-moi, me dit-elle en passant ses mains sur son tailleur réglementaire à la recherche de son portable. On m'appelle toujours pendant que je suis en train de travailler.
Jamais en dehors, rajoute-t-elle, regard d'en bas.
Arrêtez !
Ma femme enceinte est passée juste avant moi.
Elle me regarde en fouillant mes caleçons :
- Il y a quelque chose d'organique dans votre bagage.
... ah ! Le livre. C'est votre livre. C'est bien, un livre.
Un livre est organique, ça se tient.
Mon air ahuri du vendredi soir, la gueule du type qui a travaillé et a coupé le gaz avant de fermer la porte. Qui a respiré les vapeurs de gazole du taxi parisien fenêtres ouvertes sur la nationale 20.
Peut être mon polo et mes rides au coin des yeux.
Peut être mon sourire en coin, peut être mon bermuda.
Peut être mon charme et mon humour et ma carte bleue et la pleine lune et l'ambiance d'un aérogare et la fatigue et le vendredi soir et les hormones et la confiance et la joie et la bonne humeur, le jeu, le fait que je m'en allais, que je passais.
Comme si ça pouvait être ça.
Finalement, ça doit être ça, ça se tient.
11:13
03/07/2010
Semaine 24
Ça y est, on y était exactement : je suis inséré socialement, j’ai un badge. Et des limites : je n’étais pas en possession de la clé magnétique à usage unique pour la machine à café.
Les hamsters devant leur écran d’ordinateur, en open-space (What Else?). Convivial, moquette grise, le PDG est une légende (tout le monde en parle, mais 90% ne l’ont jamais vu), façade béton et verre, ascenseurs Otis 2009, TOUT.
Je n’ai pas compris à quoi servaient les trois petits coquillages dans les toilettes.
C’est la Zone : Le matin (on embauche à 9h45 à Paris), personne. A midi, quelques hamsters s’échappent de la cage de béton et de verre dans le parc ad hoc tracé entre deux immeubles neufs. Une impression de déjà-vu, écrasé par la chaleur.
Des gens qui traînent dans la ZAC. Des bipèdes passent mollement avec des plateaux repas dans la cantine d’entreprise, du poulet froid, des légumes froids, voire, jour de fête, une mini pizze (c’était mardi, mardi c’est l’Italie). Un poème Houellebecquien.
Fichier commun, taux de pénétration, etc.
Finis les stades de foot et la branlette.
Tu connais déjà ça par cœur, pas vrai ? Le pire ? Les gens sont sympas, simples. Pas même hautains. C’est ça le plus triste. Ils sourient sincèrement, à moitié, soupirent, traînent dans la ZAC et rêvent d’un plus gros salaire, car après tout, tout compte fait.
La ZAC est ce que l’on peut faire de pire. Et j’ai une expertise. Pas même de vie, pas même un peu de délinquance qui te fait sourire intérieurement comme prélude au chaos (quand on t’égorge, la cravate colombienne). Un endroit que Strauss aurait décrit comme contraire à la vie. Vois plutôt :
« Le lugubre Porto Esperença, si mal nommé, subsiste dans ma mémoire comme le site le plus bizarre qu’on puisse trouver à la surface du globe, à l’exception peut être de Fire Island dans l’Etat de New York, que je me plais maintenant à lui joindre, les deux endroits offrant cette analogie de rassembler les données les plus contradictoires, mais chacun dans une clé différente. La même absurdité géographique et humaine s’y exprime, ici comique et là sinistre.
Swift aurait-il inventé Fire Island ? C’est une flèche de sable dépourvue de végétation... »
En réalité, au bout du métro le moins efficient de Paris, on a planté là une zone d’activité qui se distingue par sa paresse et ses mornes rues. Une navette d’entreprise est censée relier le métro au siège, tant il est mal situé. Comment économiser sur un loyer commercial et se répandre en frais tout en perdant le prestige et la motivation des troupes (« Moi ici ? Jamais » entend-on chez les égarés). Calcul de toutes les sociétés modernes, inspiré par les jeunes génies du top four. Sur les bords de la Seine, interdits par une quatre voies. Quartier résidentiel, lieu de vie, sans vie. Sans commerces ou presque, sans passants. Les gens ici sont là pour une raison précise. Grâce à l’office HLM ou grâce à la direction de la société X. Un lieu de transition vers d’autres terres.
01:08
30/06/2010
Ça me rappelle Saïgon
Pa problem' pou' vous appa'tement !
Vies de serveuses métro po't maillo'

A propos de mariage et du Tonkin, la dernière de Zone Interdite sur les couples qui ne font pas comme les autres (mais dont je vois les nunuches sous mes fenêtres toutes les semaines, parce que le guide du routard leur a dit d'y passer), voir le petit négligé en fourrure de renard pour que pupute se marie l'hiver à Genève* m'a achevé : Est-ce que du napalm suffirait à purifier la Zone ?
*Mégève (meugève ?), j'ai toujours confondu ce genre de noms tartignolles comme précatalan (?), bondoufle, isola 2000 (isola quoi ?), etc.
Le plouc.
23:32 Publié dans A la petite semaine
29/06/2010
Je suis amoureux de ma femme, je crois que je vais l'épouser.
BON.
Bon pour bloguer.
N'allez pas croire que je n'ai pas tout lu, et que je n'ai pas tout vu.
J'ai TOUT VU.
J'ai compris comme je comprenais hier cette intelligence solitaire, ces compromis et ces blues non encore récompensés. Ce mépris feint, cette indolence ringarde, anticipée, cette déprime.
Cette petitesse. Si.
J'ai déjà vécu ma vie, les joies et les peines, autant en profiter un peu pendant que ça se passe, le reste se passera après. Hein ?
J'ai mille ans, j'ai tout compris.
Deux pintes, à peine.
00:39
11/09/2009
Hubert rien pour attendre, l’inconscient
Je suis triste.

T’as pas l’impression qu’on joue tous la comédie pour que certains aient des moments de bonheur parfait, t’sais, quand tu es heureux. Vraiment heureux. La pureté du bonheur, t’sais ? Dans ces moments là tu as besoin des autres pour faire le décor.
Chacun son tour, mais c’est de plus en plus triste.
Et puis on est contents pour eux, on est pas aigris, c’est même tout le contraire, si tout le monde était triste en même temps que nous, t’imagines la tuile ? Non bah non, heureusement qu’il y a le rire de l’enfant (on dit que les enfants sont innocents parce qu’ils ne sont pas encore aware de tout le merdier, pas parce que leurs comportements ne tomberaient pas une fois ou deux sous le coup de la loi pénale). Heureusement qu’il y a le rire de l’enfant et les pas de l’être aimé dans l’escalier hein, l’être aimé s’essouffle entre le 5e et le 6e. C’est pour ça qu’on a pas construit d’immeubles plus hauts sans ascenseur. Les mecs ont pensé à l’être aimé, il fallait bien qu’il monte les sacs de monoprix le lundi soir sans trop sentir la transpiration.
C’est d’la faute à vos yeux.
Tu sais, j’aimerais bien vous avoir toutes dans une villa des landes, et puis vous me feriez à manger. Les pieds mouillés sous la table, l’odeur de la pinède au printemps, un rêve en technicolor avec des poils, et des chemises de bûcheron. Juste assez pour se rappeler les indépassables années 80. Mon Eden ressemble à un porno début eighties, mais qui laisserait plus de moments à la contemplation.
Oh la belle vie.
Martine 1 ricane, Martine 2 fait à manger, Martine 3 est penchée dans le potager dans son imprimé pastel à fleurs, mon préféré, celui qui lui fait les seins en invitation à un open bar, et toi tu es aux fraises en train de siroter ton coca frais.
Martine 4 va chercher du bois dans la remise, pour le poêle à bois – La taxe carbone, au cul - de la pièce principale, celle dans laquelle on fait les veillées rhum, tous les soirs.
Une vision misogyne ? On en reparlera quand il faudra que Martine numéro 4 porte une bûche un peu lourde.
Tu sais bien que je suis aussi miso qu’une soupe japonaise.
Oh, je suis triste, alors je pense à une vie parodique, où j’aurais toutes les filles et toutes les réparties.
Martine 1 pourrait s’appeler Barbara par exemple. On la chambrerait un peu, c’est con ce prénom. Et puis on pourrait faire les chœurs :
BA-BA-BA, BARBARA ANN
Yaurait la ptite fouine derrière qui ferait wooooooo
Et puis les deux frangins feraient les cons avec leur voix suraiguës (on aurait un karaoké) :
Went to a dance, lookin for romance
Saw barbara ann, so I thought Id take a chance
Je ne vous cache pas qu’il y aurait quelques coucheries.
BA-BA-BA, BARBRRA ANNE
Yaurait le barbu et le chauve avec leurs guitares.
Yaurait mon chauve et son air de pierrot gourmand sur le point de relever les compteurs.
Tiens j’y pense, on pourrait déconner sur Fernando aussi, j’adore.
Can you hear the drums fernando?
Can you hear the fucking drums?
Vas-y ma cochonne enduis toi de tiaré et de tahiti douche, la baignoire est dans l’allée.
La viande est chaude du côté du barbeuc.
On pourrait en écrire des poèmes.
THERE WAS SOMETHING IN THE AIR
THAT NIGHT!
The stars were bright, FERNANDO
Nous faudrait le flûtiau péruvien.
Mais imagine toi, bon sang. T’en foulerais du beau bois. Le soleil réchaufferait ta nuque. Les moustiques te feraient des cloques horribles. Tu serais peinard, avec ton ambré, tu t’étirerais comme un chaton de neuf semaines en regardant les bambous au fond du jardin, tu te ferais craquer les épaules mon nanard à en réveiller les deux hamacs.
Débriefing tous les matins, devant un café et un saucisson. Crois moi, le cochon, c’est l’avenir. C’est fort en goût au début, mais le cochon mon ami. Le cochon est serein. Le cochon est bon. Le cochon sous la couenne est rose comme une fleur naissante et sucrée.
Toutes sortes de volailles, du bœuf de Chalosse, des fourrures qui embaument l’air printanier. Rappelle toi, l’odeur de la pinède.
Pardon, je crois que c’est le sujet de la bible. Pas la peine d’en faire une thèse. L’Eden : 4 martines, 2 chiennes, 5 chatons, les perruches du voisin, des amis bourrés, multipliez-vous etc.
Et ce serait pas tellement comme les voies du seigneur, ah AH !
Des blagues à foison.
Psaume 18:30 : Pas de djembé, on est pas aux antilles.
Qu’est ce qu’il dirait ton Thomas Jefferson ? "Life, liberty, and the pursuit of happiness", c’est le papier du 4 juillet. C’est quand même plus bandant que le traité constitutionnel européen, mmm ?
Bon. On pourrait aussi ouvrir un bar avec les copains. La poursuite du bonheur, pas mal comme nom.
04:10 Publié dans Notes in the mood | Tags : kokomo
28/07/2009
Le Naufrage
Pr Debré : La grippe A reste une "grippette"
Le Monde, 27 juillet 2009
Des signes de reprise économique sont perceptibles
Le Figaro, 28 août 2009
En Afrique du Sud, l'humanité fêtera "sa" coupe du monde
L'Express, 2 septembre 2009
Robert Neville, interprété par Will Smith
Le chien, interprété par un berger allemand
"Ballade à Montreuil"
12:11 Publié dans A la petite semaine
10/07/2009
Update
Un milliard trois cents millions de chinois
Et moi, et moi, et moi
Avec ma vie, mon petit chez-moi
Mon mal de tête, mes aigreurs d'estomac
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Quatre-vingt millions d'iraniens
Et moi, et moi, et moi
Avec ma citröen et mon chat
Ses croquettes light, quand elle aboie
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Un milliard ou huit cents millions de noirs
Audrey Pulvar et Dieudonné
Et moi, et moi, et moi
Qui vais me faire bronzer
Au Club Med gym pour perdre du poids
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Cent millions de russes nationalistes
Et moi, et moi, et moi
Avec mes angoisses et mes tocs
Dans mon grand lit Ikea
Ma dépression et mes médocs
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Soixante millions de consommateurs libertaires
Et moi, et moi, et moi
Qui regarde Sarkozy et Attali
A la télévision chez les autres
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Deux milliards de crève-la-faim
Et moi, et moi, et moi
Avec mon régime crétin
Et tout le vin bio que je m'envoie
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Cinq cent millions de sud-américains
Et moi, et moi, et moi
La faillite des argentins en 2001
Je suis tout nu dans mon bain
Avec une fille <3 qui me nettoie
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Trente millions d'irakiens
Et moi, et moi, et moi
Le dimanche à la chasse aux calories
Avec mes New Balance, je suis le roi
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
Cinq cent milliards de petits martiens
Et moi, et moi, et moi
Comme un con de parisien
J'attends mon chèque de fin de pige
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie
16:54 Publié dans Notes à benner | Tags : dutronc
22/05/2009
On the road again, Conan (True story)
L’âge hyborien se situe entre la perte de l'innocence de Conan, puis la perte de son grand amour (Laura B, la petite blonde de 1ère ES) et l’essor des nouvelles civilisations que l’on connaît - PACS, Love@Lycos, Adopteunmec.com, CDD à la Garenne-Colombes.
Ce fut un temps d'aventures légendaires dans les immeubles haussmanniens, sur les quais de Seine, et dans les gares provinciales.
Conan ne prie qu’un seul Dieu : Crom, le Dieu de l’Acier et du Viagra. Il ne compte que sur son couteau pour survivre en ces temps troublés, où renifler assidûment une fille de joie de passage n’est pas synonyme d’engagement, de sécurité et de pérennité. Il erre dans les steppes infinies et incertaines du célibat et des couples instables, copulant à l’occasion avec quelque guerrière de passage. Oh, bien sûr, au cours de son périple solitaire, il a des compagnons de route, d’autres guerrières errant comme lui, d’autres cimmériens en quête du Royaume. Il est témoin d’actes de magie, d’autres de sorcellerie (comment expliquer autrement que Roger lui a volé bobonne en 2008 après Crom ?).
En attendant son règne, il parcourt le monde pour parfaire sa technique à l’épée allégorique, et finit par exceller physiquement et psychologiquement dans sa quête du royaume de Crom sur terre (Son idéal : Une guerrière rousse nommée Sonja, nue sous son tablier de cuisine, dans la cuisine). Au fil des années, il acquiert une somme de compétences, de connaissances, qui lui serviront le moment venu.
La lutte constante contre ses rivaux et la solitude de la route forgent le caractère de Conan. Il contemple pensivement la route déjà parcourue, avant de lever à nouveau le camp, sur un nouveau jour. Le Dieu Crom le pousse à survivre et à trouver celle qui lui donnera une descendance.
Beaucoup de coups d’épée dans le vent.
La recherche du Royaume.
Un royaume dans lequel l’acier est trempé tous les jours ; Oh, presque ! Mais ceci est une autre histoire...
18:38
22/04/2009
Sadness of the life
1. Putain de tondeuse.
2. Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps.
3. Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps dont la procédure de démarrage est mystérieuse.
4. Putain de site de constructeurs de la Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps en anglais.
5. Fucking constructor's website of the fucking 4 cycle engine lawn mower ® in english.
6. Putain de champ de recherche du Putain de site de constructeurs de la Putain de tondeuse autotractée à moteur 4 temps en anglais qui réclame un putain de numéro de série pour simplement me pondre le manuel pdf de la Putain de tondeuse autotractée dont j'ai le nom de code complet Quantum xl 50 ® qui ne suffit pas.
7. Putain de numéro de série facilement accessible sur toutes leurs machines, en évidence sur une plaque en aluminium brossé pour éviter l'effacement de ce numéro avec le temps allié à une peinture métallisée, plaque en aluminium accessible seulement après avoir démonté le capot des walking lawn mower - 3 vis ; Retirer préalablement la jauge d'huile - exception parmi toutes leurs machines.
7 bis. Putain de 30km qui me sépare du putain de capot de la tondeuse.
8. Putain de manuel introuvable.
9. Putain de démarches administratives incessantes.
10. Putain de tableau d’affichage de la copropriété de mon immeuble dont ils ont perdu les clés, dont ils me demandent de crocheter la serrure afin de la remplacer. Parce que je suis le plus jeune ©
11. Putain de légère fuite d’huile normalement réparée sur la jonction des collecteurs d’échappement des cylindres 1 et 2 de ma voiture 20 ans d’âge (bon anniversaire !).
12. Putain de corrections automatiques Word ®
13. Putain de tomates pourries sans goût à quatre euros le kilo (Rungis est un con).
14. Putain de procrastination.
15. Putain.
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Mer 22 avril 16:30:43
Eclair au chocolat
Qt...... 1
Px...... 2,10 €
La frustration vous souhaite une bonne route sur son réseau.

18:06 Publié dans Notes in the mood

