30.06.2008

Saison des fruits oranges

La télé encastrée diffusait MTV à plein volume, et nous subissions très souvent Mariah Carey chantant Sweet fantasy ou Take a look at me now.

illustration : vieille banquette en skaï fatiguée (2007)
[banquette marron-orange au rembourrage jaune en mousse]
Faut l'imaginer, je n'ai plus de place sur le compte.

On m'a dit qu'il fallait des notes de bas de page, alors pêle-mêle :

Sweet fantasy : Extrait de Fantasy, Mariah Carey, 1995
Take a look at me now : Extrait de Against all odds, Mariah Carey, 2000
I'll just pretend she's here with me / I'll close my eyes, her face
I'll see / I know it's make believe, but it's the only hope for me : Extrait de Let the music play, Barry White, 1976

Barry White : 1944-2003
Ray Charles : 1930-2004
Ibrahim Ferrer : 1927-2005
Jimmy Smith : 1925-2005
Otis Redding : 1941-1967
James Dean : 1931-1955

*Talbot : Talbot fut un constructeur automobile franco-britannique. Peugeot racheta la marque avec Chrysler Europe en 1978.
*Florence Blot incarnera aussi la marque Paic Citron à la télévision pendant de nombreuses années. Souvenez-vous : "Paic est si efficace, qu'aussitôt la vaisselle étincelle".
*Le Pari mutuel urbain (ou PMU) est une entreprise française dont les activités sont la conception, la promotion, la commercialisation et le traitement des paris sur les courses de chevaux.
*Le revenu minimum d'insertion (RMI) est une allocation française gérée par les conseils généraux et versée par les caisses d'allocations familiales (CAF) ou la mutualité sociale agricole (MSA), aux personnes en âge de travailler, sans ressources ou ayant des ressources inférieures à un plafond fixé par décret.
*Marlboro est une marque de cigarettes d'Altria (anciennement Philip Morris International).
Le nom de la marque Marlboro provient de l'adresse (rue Marlborough) d'une ancienne manufacture de Londres.
Lorsque la marque Marlboro voit le jour en 1926, elle cible un public féminin. L'une des extrémités de la cigarette est rouge, ce qui rend les traces de rouge à lèvres invisibles, et chaque publicité est accompagnée d'un conseil beauté.
*Ally McBeal est une série télévisée américaine en 111 épisodes de 44 minutes, créée par David E. Kelley et diffusée entre le 8 septembre 1997 et le 20 mai 2002 sur le réseau Fox.
*Respublica : ancien réseau irc francophone #Respublica #Liberty #Campus #etc
*AOL : En 1998, Vivendi entre dans le capital d'America Online Europe à hauteur de 55 % via les groupes SFR-Cegetel et Canal + et la société devient la star du bas débit illimité pour 99 francs français (environ 15 euros). Cette offre a augmenté le nombre d'abonnés de façon significative, ce qui a provoqué des ralentissements et des problèmes de connexions dus au trop grand nombre d'utilisateurs sur les points d'accès. AOL a d'autant plus terni son image après l'augmentation du prix de l'offre, passant de 15 € à 25 €.
*Levi's 501 est un célèbre modèle de jeans, déposé en 1873 par la société américaine Levi Strauss & Co. Ce modèle de pantalon en jeans provient du numéro de référence qui figurait sur les lots de tissu dont il était fait. Il a pour autre caractéristique de présenter les premiers rivets en cuivre inventés par le couturier Jacob Davis.

Bien qu'en ce moment :
Camel (chameau en anglais) est une marque de cigarettes créée par la RJ Reynolds Tobacco Company (RJR) en 1913 à l'initiative de Romain Caramalli et qui appartient aujourd'hui à l'entreprise Japan Tobacco.
Malgré le nom, le logo de la marque représente un dromadaire. Le logo a inspiré la communication publicitaire effectuée dès 1987 jusqu'en 1997 par la firme sous la forme d'une mascotte nommée Joe Camel (ou Old Joe)


Let the music play. Merci Barry.

21.06.2008

California Roll

Riz froid gluant, menthe fraîche (variante), avocat ou crabe.
 
L'art du nyotaimori
Au Japon, il arrive que des hommes d'affaires, le temps d'un repas, se retrouvent... autour d'une femme nue. Et vierge. Un corps-table décoré de sushis - a base de poissons crus et d'algues...
 
10377977.jpgVierge c'est pour le folklore. Et parce que les japonais se doivent d'être plus étranges que nous.

Sans rire, je comptais écrire une nouvelle sur le thème et l'envoyer à une revue dont l'appel à texte était sexe à table ou c'est ma traduction, je ne sais plus.
La bouffe et le sexe sont inextricablement liés. Les deux produisent des endorphines. Les endorphines sont la source du sentiment amoureux.
(Fishisme).
C'est mon sujet favori depuis quinze ans. J'y pense depuis mon premier repas d'été.

Manger et faire l'amour sont liés. L'empire des sens, 1992, sur arte. Mon amour du cinéma (et d'arte) commence là. Pas de snobisme à regarder arte plus que tf1 : Beaucoup plus de cul, de musique.
Arte a été le mtv-bbc-Lacinq des années 90. Je ne trouve pas Lagaff très bandant, en face. Ni ces crevures de Tex et de Reichmann. C'est mon choix j'en causerai plus tard.

Vous vous rappelez de Désir sur la cinq à 20h30 ?
A 20h30 en 1990 je regardais Désir et les parents et les oncles et tantes mangeaient en bas, j'étais en haut devant la télé, en pyjama, pour apprendre (ce que c'était, la télé).

Manger et baiser : pareil. Pas pareil, mais sur la même ligne de plaisirs (parfois) orgasmiques. Ou manger en faisant l'amour, ou faire l'amour dans la cuisine, et tous les termes (pêche, abricot, jus de fruit etc) spécialisés. Ce n'est pas un hasard.
Sauter, passer, dévorer, huile [pour le corps, à manger], les parfums, odeurs, épices, sucré, salé... C'est évident. (mais pas pour tout le monde ?)

Sans sexe, pas de couple durable comme le développement (des ébats). Sous entendu sexe qui en vaille la peine. Ou couple qui marche autrement (transferts, prêts, comme les joueurs de foot).
Ah, un jour on m'a recruté, gros transfert, faudra que je vous raconte. Jouer dans un bon club fait monter la cote.
 
Je propose à un ami amateur de venir manger des sushis frais sur le corps de la louve. Koba ? je lui dis, à une table ailleurs, rue de l'espérance, pour lui dire ce qu'on pourrait faire, le week-end prochain.
(du nom du meilleur japonais-coréen de paris, Chez Koba : expérience culinaire, auditive, visuelle) (prenez le menu tout compris à 28€) (ou 25 ou 30 c'est variable).
 
J'aime la cuisine.

Problème, faire le marché avec les petits vieux, trouver des algues gluantes et acheter du riz au traiteur exotique rue lecourbe, suivre la piste de tous les bobos du quartier tout en pensant noooon je ne suis pas comme eux, ces gens.
Quand je marche devant le poissonnier, j'ai toujours peur que mes puma gardent l'odeur de l'eau poisseuse des glaçons (vraiment des trucs effrayants comme ces araignées de mer vivantes, qui ressemblent à des crabes de 40 kilos plus du poil aux pattes)
(seule une ancienne cuisinière de 80 piges élevée à la campagne pendant la guerre peut acheter, ramener et préparer un truc comme ça... faudrait se battre avec cette saloperie)
(et avoir des couteaux Shogun).

IL EST FRAIS MON THON ROUGE.

TOUT A DIX BALLES !

Qu'est ce que je lui sers au jeune homme ? (dit l'homme aux bottes bretonnes sur le trottoir)

(harley davidson répond)
Des sushis et des sashimis, c'est pour une soirée playstation. J'imaginais déjà les morceaux de poisson frais sur le pont supérieur (façon love boat, les menus bateaux dans les autres japonais)
Je passe chez le fleuriste juste après (pétales de rose et herbe à chat)
Alcool de prune et kirin chez le traiteur.
C'était juste une question de temps et d'argent.

L'intérêt est surtout (mais pas que) pour celui qui arrive et met les pieds sous la table (un lit).
Moi, je fais la bouffe, j'adore ça.

Et puis elle va voir Sex & The City (ce qui est à mon avis une erreur, mais l'éternel féminin dure), elle me dit j'ai une mauvaise nouvelle, il y a une scène de sushis dans le film.

Je le prends comme une bonne nouvelle, je flaire (j'adore flairer) l'air du temps (enfin, je me berce d'illusions pendant cinq minutes, je me gargarise, je vois mon verre à moitié plein, d'ailleurs, il est plein).
Je suis cerveau gauche tendance, cerveau droit anticipation, trendy, moyen, beauf, si peu original que les fantasmes anciens remontent à la surface de ma pensée au moment où ça devient mainstream, via des messages subliminaux de conversations, d'affiches de métro, de trémolos dans la voix de Nonce Paolini le matin sur france inter, de kikoo et de smileys échangés sur des blogs.
(Dire que ce sont des échanges avortés, la plupart du temps).

Il est interdit de vanner dans les blogs publics.
 
Il est interdit de troller. Le troll est toujours perçu comme néfaste, mais le troll est l'essence même d'un lieu public. Sans trolls, pas d'animation, pas de vie, pas de discussions finalement.
Courbettes japonaises Ôsu ! Et puis rien d'autre.
Essuyez vous les pieds sur le paillasson (c'était la légende par le professeur Choron, ce vieux dégueulasse, d'une photo de pubis joliment taillée en forme de maison-paillasson).
Il faudrait prendre encore une longueur d'avance. Parler d'une autre spécialité insulaire, les culottes déjà portées par des étudiantes (des semaines, parfois) et vendues à prix d'or en VPC.
Je sens que ça va bientôt débarquer chez nous : Mode 2010/2011.
 
Ça aurait pu s'appeler California Roll.
Ça aurait pu commencer comme ça (environ) :

[Ils rencontrent l’Australienne peut être aux pont des arts. Devant le musée d’Orsay]
Ils voulaient l’initier aux délices de la french way of life - et de la french touch : Les arts de la table, les arts de la bonne chère.
En plus moderne, en moins cuisine-télévisée-armagnac du dimanche matin.

Deux kirins éclatées dans le congélateur retrouvées le lendemain.
Le relâchement de l’attention dû au souffle blanc déshydratant et glacé de la Veuve Clicquot, achetée chez Nicolas. A la belle Aussie, étalée là, sans son sac à dos Quechua et ses chaussures de marche.
Des petites rougeurs sur les épaules, on l’a ramassée la veille, son sac à dos… aussi grand qu’elle. Les marques des attaches sur ses épaules, l’endroit où les lanières avaient travaillé la peau à vif sous le léger tee-shirt blanc cent pour cent coton humide « Second Class to Heaven ».
Elle coopère. Propre, nue, recouverte d’algues et de poissons, elle n’a jamais été aussi belle.

Le Planet Sushi rue de la Croix Nivert ne servait pas ça.

(And then…)

(Quand tout à coup)

(Soudainement)

(blablabla)


Bref, ça avait la (grande) gueule d'une friction française, et j'espèrais l'excitation d'un premier shot.
 
Verre à motié vide.

Je fais choux blanc. Qu'est ce qu'on mange, ce soir ?

Passe à la maison, Aniki.

 


podcast
 
Je pense à un float coke : coca, et glace vanille.
Je pense à un float coke, jack. Je viens d'inventer un dessert. (et non, d'autres abrutis y ont pensé, évidemment). L'air du temps est une boule vanille qui flotte dans du whiskey.

17.06.2008

Après court

anna kournikova.jpg
 
En 1994 elle ressemblait à Anna Kournikova, blonde, appétissante, et sûrement pas innocente. Les imbéciles apprécient « l’innocence ». J’ai oublié son nom. Anna. Elle avait un père alcoolique et une mère démissionnaire et n’était pas bien à la maison. Elle était mieux chez les autres. Elle était mieux chez lui, cet été là.
Elle jouait au tennis, elle aussi. Un jour elle enlève sa jupette blanche et se met dans la zone de service, à l’endroit où on fait un smash d’habitude. Sa fente rose. Tout est rose, ses fesses, sa fine fente un peu rouge et rose, je crache dessus. Il, pardon. Dans le coin gauche, un fantasme, maillot blanc, reste rose.
Alors il la prend, comme ça, sur un court de tennis, couvert, vide, le soir après les cours. Le court est empli de ses gémissements-halètements et il jouit là, en elle, au milieu du désert bleu pâle, le terrain synthétique. Elle n’aura pas les genoux oranges de terre battue.
Un jour, un jour il me dit ça en m’offrant une desperados 33cl dans sa descente de garage. Ce n’était pas des racontars. On était jeunes. Je suppose que l’image du premier fantasme vivant restera associée à une odeur de coton synthétique, pour lui. Il n’en faisait pas trop, pour me le dire. Je l’ai croisée quelques semaines avant. Elle devait partir, reste rose, veste à venir, sur le bord du terrain : Il n’y aura pas de second service. On savoure la bière. Les choses les plus vraies se disent à demi-mots.

26.05.2008

Ecologie de l'Olivier et autres belles plantes

Je suis lu alors je ne peux plus écrire.

Il faut que je prenne une autre inspiration, apparemment.

 

ça va vous ?

 

- Bon quand même.

Un couple d'amis (ça sent la séance diapos mes pauvres) (en fait non) rentrant de Rio de Janeiro au Brésil (soyons clairs) me dit (le couple, les deux en même temps) sur msn qu'ils ont rencontré mon sosie sur un ferry au large de Rio (c'est également un enculé de couple d'amis). A savoir physique, mimiques, gestuelle, regard en coin, demi-sourire, taille pedigree humour (lourd selon certains esprits chagrins) roublardise, etc.

Mon double s'appelle .... Power. J'ai ri d'une force. C'est déjà mon running gag préféré de 2008 (et dans cette situation, QU'AURAIT FAIT MISTER POWER ??) J'ai eu envie de le rencontrer. Il a eu, la même réaction.

Mon double vit à Boston.

Boston, dans le Massachusetts (C'est évident, je voulais dire Boston dans le Massachusetts : private joke Road Trip).

Après l'université il a plaqué son boulot de merde dans une banque et toutes ces putains de paperasses de merde et a vendu sa baraque et son chien et est parti faire le tour du monde en commençant par l'amérique du sud. Bien joué Carlin. Ensuite, il doit aller en Australie voir si le désert brûle et quelque part en Chine et en Asie du sud-est où il fera quelques nouvelles expériences.

Boire du sang de serpent. 

Je sais.

Je sais qu'il viendra un jour, dans des mois, dans un an, deux ans, à Paris.  At last, we meet, Mister Power.

Pleased to meet you, mister power.

Je rêve de dire ça.

Il me répondra : Yeeeeeah baby.

Ou quelque chose comme ça.

Je lui dirai T'as le mojo. [il était en train d'emballer une brésilienne sur le pont du ferry]

I have a dream. Toujours rêvé d'avoir un frère (jumeau c'est bien), qu'on soit tous les deux une plaie souriante pour le reste du monde, buvant dla duff ou de la bonne bière (Your Brother knows good beer).

J'ai hâte de le rencontrer.

J'ai hâte de passer noël en famille, enfin.

J'ai hâte de profiter de la maison de Dog's Head Harbor, près de Boston, dans le Massachusetts (je sais écrire Massachusetts du premier coup maintenant) (et le prononcer du troisième). ça va être bien.

See ya brotha. Send me an e-mail : chroniques barbares at gmail dot com si tu te googles dans un cyber de Khao San Road l'hiver prochain.

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Scène de la vie quotidienne à Boston. Gil Bellows joue le rôle de Mister Power.
Dans l'épisode 21 de la saison 6, on apprend que Carlin a un frère jumeau vivant en France, à Paris. Quelle cachotière, mum.
ça tombe bien, il avait des choses à partager.
 
 
EDIT : Je me disais que mon double n'apprécierait pas de voir son nom comme ça.
C'est pas pour rien qu'il n'est pas sur facebook lui aussi. Appelons le Austin Power.
 
PS : Austin, au Texas.

21.05.2008

Elle avait quoi dans le ventre quand vous avez fait l’autopsie ?

Un sandwich de ses amours.

Et de la vodka.

13.05.2008

Barman est un sport de combat (round 1)

1286025187.jpgKung-fu contre la porte du frigo, se retourne sert deux verres, une pinte, répond aux clients chiants, j’estime 4 cocktails casse-couilles (mojito, caïpirinha…) en 80 secondes.
Rendement de 120% pendant une heure. Jamais vu ça. Un des collègues en salle (tee-shirt Bosser Tue) passe à côté de lui et lui dit « Depêche toi, connard ».
« Tu traînes là » sans sourire. ça pourrait être moi.
Je demande au barman :
Tu te drogues ?
Les rhum sont sur le bar !
Les 4 bouteilles de vin ! (putain, j’ai voulu voir la table) pour la 40. Non, la 30. L’air hagard. J’avais dit que j’étais fatigué et puis personne finalement pour me forcer à rester chez moi alors je roule au super et ça me rappelle encore les guns et nightrain (chargé comme un train de marchandises, quelle meilleure image ?).
Qu’est ce que tu me sers ?
Un cocktail de bière, rouge comme l’envie.
Le temps de finir mon litron de Leffe.
Et ce rhum.
Glacé, vert et blanc comme la jalousie.

Bleu, l’orgueil, qu’est ce que je peux rajouter ? Viens plus près. Regarde moi dans les yeux. On peut décliner ça à l’infini comme dans la chanson d’Hendrix.

Apprendre de nouveaux gestes : Ecraser des glaçons dans une main avec un pilon, pour en faire de la glace… pilée.
En ce moment : Casser un œuf d’une main dans une poêle, sans perdre de morceaux de coquille au milieu du blanc (J’étais fier, avant-hier). Ça pourra servir pour la paillote en Polynésie. Ça et décapsuler une bière d’une main.

Nous y voilà pensa-t-elle. Encore une de ces diatribes alcoolisées pseudo-trentenaires et elliptiques qui ne mènent nulle part sauf à tourner en rond.

Tu connais cet air pourtant, je l’ai déjà joué ici. En gros caractères, LOVE. Bien sûr, dans la réalité, ce n’est pas aussi abrupt. Il y a ces riffs de guitare. Il y a cet alcool et je n’ai pas besoin de te demander de te rapprocher. Tu le fais.

Le comptoir est en arc-de-cercle :
Il y a cet homme, qui tranche avec le reste de la salle. Il porte une veste en cuir un peu trop épaisse pour les 26 degrés moites. Il a un regard assez dur. Il me regarde – son ami a le dos tourné d’où je suis, un frêle à lunettes en polo bleu ciel. Je tiens ma pinte de la main gauche et nous nous regardons un instant (moi dans dix, quinze ans). Je ne sais pas si c’est moi qu’il regarde ou quelque chose dans ma direction, ce genre de regard.
Je crois qu’une relation… Un couple c’est un diamant brut qu’il faut tailler. Je crois entendre ça. Il dit ça à son ami.
[Avant de le tailler, on examine la gemme pour déterminer ses plans de clivage. On trace ensuite sur elle une ligne qui marque le périmètre de ces plans. Sur celui-ci, on fait une petite cannelure avec un bois qui porte dans son extrémité un diamant. Par cette ouverture, on introduit une fine lame d'acier, on donne un coup sec et la pierre se divise en deux.]
Le diamantaire, l’artisan qui travaille la pierre brute – toujours d’une très grande valeur, parfois d’une valeur inestimable – a dans son geste son enfer et son paradis. Tout va se jouer dans son atelier en quelques millisecondes. Son geste doit être sûr, précis, sec. Il suspend l’outil : D’un seul coup, il peut parfaire la taille, ce qui lui vaudra honneurs, reconnaissance. Fortune. A l’inverse il peut tout perdre l’espace de ces quelques millisecondes. Chaque geste est irréversible.

Aujourd’hui on s’en remet à la taille au laser assistée par ordinateur.

L'impression que tout le monde boit de plus en plus autour de moi. Des gens raisonnables. En couple ou célibataires chroniques.
Attends je te fais des boulettes de poisson sauce Jack Daniel's. Je viens d'inventer ça en te parlant et la bouteille accroche mon regard. Hein il est 12h24 ?
Faisons les comptes :
Les alcooliques sont dans la pente descendante ou ascendante c’est selon.
Les raisonnables augmentent leur consommation.
Ceux qui ne boivent pas boivent. Ceux qui disent ne pas boire boivent comme les anciens raisonnables.
Les sportifs (comprendre plus de dix heures de sport depuis des années) fument du shit. Même mon ami d’enfance. Presque 30 ans sans approcher une marre-lboro. Boivent de plus en plus. Père alcoolique : Celui qui me disait bonjour deux fois en cinq minutes quand j’étais chez lui. Parfois, trois fois de suite. Dans les vapes.
Même lui, s’inquiète de moins en moins de sa consommation. Un exemple de volonté qui a grandi avec l’exemple sous les yeux.
Il faut tout ça pour supporter notre style de vie dans les années 00, et comment ce sera dans les années 20.
Dans les années 20, la prohibition. Ou accepter que tout le monde se drogue (l’alcool n’est pas la moins dure des drogues, c’est une drogue acceptée par notre société : On la consomme en société la plupart du temps, et si on la consomme seul après, c’est qu’on a appris en groupe/en famille à la consommer – la plupart du temps, à ne pas en abuser).
Ça ferait la même chose si on était indiens à manger des feuilles de coca. Il n’y aurait pas plus ou moins de violences, d’accidents etc. Nous, c’est le vin et le scotch et la beu.

T'as pas l'impression d'être à la croisée des chemins toi ? Enfer ou paradis. Engagement-vie ou vie-n'importe. Ou les deux va savoir.

Fait chier la vie en fait. Moi aussi je picole trop dès que j'ai l'occasion. Tout le monde. Ca me fait la même impression.

Paris est une usine. Des pièces de Lego cokés qui s'emboîtent dans des petites princesses. Qui s'écrouleraient en pleurs à la première baffe. Les Lego plus que les princesses. J'en veux une artisanale en tee-shirt Suicide Girls. Ou qui le porte au fond de ses yeux.
(Les hommes naissent libres et lego, cadeau).

Deux lignes de conversation et la gestuelle et vous avez cerné le rapport de force d’un couple. Peut être aussi l’âge du couple. Peut être son espérance aussi. Comprendre, sa durée de vie. C’est ce qu’on se dit, au bar.

Avec moi, ou contre moi ; La suite je ne sais pas quand. Apprendre à jouer de l'harmonica.

Bonne nuit les petits. Bonne nuit Jen. Bonne nuit le magnifique. Bonne nuit blueberry eve, bonne nuit la superbe, bonne nuit dorée, bonne nuit ma S. Bonne nuit la miss, bonne nuit petite sœur, bonne nuit gélatine, bonne nuit les petits.
 

podcast

12.05.2008

Barman est un sport de combat

Ce soir je ne serai pas non plus au Batofar, à la soirée scandale (scandale, oui plutôt : Je n'ai pas trouvé la bonne pub des nuls, ce sera une autre en attendant).

Encore une invitation à la poubelle (rencontrer des gens ?? peu).

Je vois mon avenir : Boire de la mauvaise bière dans un gobelet en plastique, sentir le cul de cette jolie brune se frotter contre mon jean et la voir s'en aller vers ses amis ou les vigiles ou que sais-je. Reprendre un gobelet de mauvaise bière et avoir envie de parler mais ne pas pouvoir. Etre mort bourré sur les quais de seine vers cinq heures du matin. Envoyer un sms en réponse. ça, c'est fait. 

J'écrivais ça hier soir, en brouillon.

Dès que j'ai le temps (cette nuit sûrement), j'écrirai la note correspondante au titre, et j'expliquerai le rapport délicat entre / mon ex recroisée par hasard dans la note Convention, Blues, l'orage, l'été, pourquoi elle est devenue lesbienne après avoir été avec moi - et pourquoi pas, aimer le beau sexe c'est avoir du goût / un diamant que l'on taille sur un zinc / rouler au super / Jenny Fields / une première vue écrite sur la société et le rapport hommes-femmes / Les 3 ou 4 couleurs de l'amour.

Et tout ça en essayant d'être clair, suite à de nombreuses plaintes de lecteurs. Si j'ai le temps, je ferai des schémas sous paint. 

[mardi 13h30 : Non en fait, j'ai un mal de crâne mystique]

Là, il faut beau, allons jouer deux minutes à Alésia Vice

 
 
Ensuite, il faut laver les draps.

07.05.2008

Montparnasse, j'achète

Paranoïa. Regardez bien les gens monter dans le métro tout à l'heure, ça pourrait être moi. Regardez bien le sociopathe en bermuda mal réveillé, mal rasé qui ne touche pas la barre à votre niveau (trop crasseux).  Alors, je tiens en équilibre pour ne pas toucher la crasse - Je viens de me laver les mains, et j'ai ce tic de me passer souvent la main, les mains, sur le visage. Je ne veux pas maltraiter ma peau - Je suis né en 1980, ma génération ne le veut pas. Prendre quelques cacahuètes au comptoir est déjà assez périlleux. Donnez moi un croissant chaud, donnez moi une cigarette, donnez moi un jus d'oranges frais, du porc grillé, des oeufs brouillés, je serai éternellement reconnaissant et loyal et discret, je m'en vais.

Allons déplacer quelques meubles dans une banlieue verte (je sifflote comme grincheux des 7 nains). 


podcast

30.04.2008

My Way

Eté 1996, rien ne va plus. La mère d'un ami chez qui je vivais la moitié du temps insiste pour que nous partions tous les deux en stage en Angleterre, pour que j'accompagne son fils. J'ai hésité à revenir directement chez moi, l'adolescence etc. Finalement je reviens, je suivais un peu une fille que j'ai rencontré là-bas. Forcément. Evidemment, des souvenirs pour la vie dans cette petite ville de la mer du nord. Nous étions les plus jeunes, quinze ans... [La poire était l'ainé du groupe à 22 ans] [un papa]. J'étais celui qui. Avait le plus de vices.
627140778.jpg 
Le frère de Perrine - La poire - Perrine - Moi - Sandrine, je crois.
Elle sentait bon le sud-ouest, Perrine.
Pour avoir une idée de l'échelle, je faisais déjà 1m85 [je n'ai pas changé : un peu de mal à le croire à la vue de cette photo, sont grands ces cons] [merde, je n'ai plus mon treillis neige
Ouais, je donne toujours des surnoms aux gens, très souvent adoptés par le groupe.
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? une gamine qui n'avait rien à faire là - Riton (notez ses menottes et les lunettes) - ? - toujours sandrine - Stéphanie de Versailles (prototype) - toujours moi les cheveux rouges, avec une AUTRE veste à capuche. Celle de la première photo est une Pungent stench © Leur page myspace ici.
 
Bon ce sont deux photos papier reprises avec mon tél portable. Et merde hautetfort, Elles ne s'affichent pas en plus grand sur une autre page, ça ne fonctionne pas votre truc. 
 
On a tout corrompu, y compris le prof assistant anglais qui a finit par nous trouver de la bonne beuh et venir fumer avec nous.
Des locaux ont rejoint le groupe [peut être 25/30 personnes au total]
Roll roll roll your spliff, pass it to your friends!
roll, roll, roll, smoke it to the end! 
 
Il y avait la blague Lollipop aussi, pour ceux qui comprennent. 
 
Tous les soirs l'happy hour commençait à 18h, dans ce pub.
La desperados était à une livre cinquante, dix balles. Je finissais tous les soirs allongé sur le billard [au sens propre] terminant une ou deux cigarettes. On insistait pour mettre nos CD.
Au bout d'une semaine, le bar nous a été interdit par le gérant. A tous les français d'ailleurs, pour un temps je pense bien.
Pas de problème, outre le fait que nous étions avec des majeurs, je faisais plus que mon âge à cette époque, et je pouvais sans sourciller acheter 3 packs de bière, des cigarettes anglaises et des revues pornos au magasin d'alcools local et me ballader en sifflotant dans la ville.
(ouais, la seule fois où le type m'a demandé mon ID card, j'ai répliqué "c'mon. And give me this porn stuff". Il s'est exécuté. Je planais grave.) 
 
Episode surréaliste vécu #1 [message de prévention du ministère de la jeunesse et des sports]
Un soir, étalé sur l'herbe pendant le bad trip le plus gros de ma petite histoire, quelques filles du groupe sont penchées sur moi.
Je respire mais je dois avoir les yeux vitreux. La Poire pense qu'il faut appeler une ambulance, histoire d'être responsable. Ils en discutent plus ou moins sereinement pendant que je suis en train de subclaquer sur le gazon béni.
Et Perrine, un peu éméchée, penchée sur moi, déclare : "Moi, j'ai bien envie de le raccompagner jusqu'à son lit"
Une fille non identifiée à côté d'elle : "Non mais Perrine, calme toi, c'est pas le moment"
Moi (la bouche ouverte, les yeux fixes et flous, ne pouvant pas parler) avec l'envie de crier : "Mais TA GUEULE, LAISSE LA ME BORDER"
Le cauchemar, ne rien pouvoir dire ou faire, paralysé. Elle aurait fait une parfaite infirmière. Il n'y aura pas de suite avec elle.
Ce que j'étais beau, en soldat blessé.
 
Episode surréaliste vécu #2 [faire-part du ministère amer uhuh]
Je suis avec mon ami dans le vestibule à l'entrée de notre pub, je ne sais plus pourquoi, pendant que l'anglais et un ami commencent à boire au fond.
Et là, comme dans une BD de Franck Margerin, un CAR DE TOP MODEL SUEDOISES s'arrête dans ce trou paumé. C'est déjà surréaliste.
Mais genre mini-top-model, 16-18 ans. Peut être 20 filles, 20 bombes.
4 des filles viennent en reconnaissance et entrent dans le pub. Nous sommes les portiers, ça tombe bien. Mon ami n'a jamais la langue dans sa poche, on engage la conversation en faisant une superbe promotion de l'établissement.
Très vite on précise "We're french" (c'est dingue comme ça marche bien quand même)
Et deux des filles de répondre : "Noooo you're not, c'm'on"
Et de nous demander, devant nos protestations, de dire une ou deux phrases en français, pour voir (elles sont devenues très suspicieuses après leurs grands sourires)
Et nous, on se regarde comme des cons, pensant en anglais, parlant anglais depuis une bonne semaine, immersion totale. Je servais souvent de traducteur pour les filles du groupe avec l'anglais qui parlait à une vitesse incroyable.
Au bout de quelques secondes j'arrive à baragouiner un truc en français, minable;
Tellement minable que les quatre nanas se regardent et j'ai pu lire "non mais laisse, putain de rosbeefs mythomanes"
Ouais, elles ont fait demi-tour et ont été trouver un autre pub.
Surréaliste je vous le disais. J'ai dû me pincer pour croire ce que j'ai vu; (et là juste à l'instant, j'y réfléchis encore avant de valider...)

Le CD des fugees était à Perrine, je crois.
[bouteille à la mer : écrivez-moi pour dire bonjour]
 
X 

28.04.2008

Je Nique Sur Lycos™ – Full of fun reloaded

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photo non contractuelle - surtout les racines de la blonde

Le site dont je parlais dans Full of fun, l-o-l est en réalité un avatar de Lycos France, le sympathique chien de la famille ami des enfants qui avance ni vu ni connu, dont le dernier Chiffre d'Affaires indiqué sur infogreffe s’élève à 8 974 701 € (bénéfices négatifs, et on va voir pourquoi, ici). En fait, c'est comme meetic (les recherches de chaîr fraîche peuvent être mixtes lycos/meetic...) sauf que tu ne payes pas. tout de suite.
Lycos, vous savez, le site où je cherche gratuitement sans chercher, pour me détendre, le lundi 37 avril au soir.

Vous voulez du truc qui croustille sous la dent ? Voilà le procès-verbal.

Je ne comptais pas écrire une suite, je n’écris pas sur commande (pas encore, mauvais esprit). Et puis. Et puis il a fallu que je pense à (éventuellement) répondre à une poule à qui j’ai écrit. Salut petite nicky, en passant, si tu passes dans le coin (+ feinte gratuite © tous droits réservés).
Poke me back ahahah tu sais pas ce que tu loupes. Coquine.

J’en ai rien à foutre, de ce site (en règle générale, j'en ai rien à branler de rien). Un soir comme ça, c’est toujours mieux que la téloche (sauf Tila, célib et bi’) (et Dismissed). Moi, je me paye le luxe de toujours prendre le dernier mot (et c’est bien le seul truc que j’accepte de payer avec une nana (sauf quand je le veux, no rules) toujours mon féminisme forcené) : Le luxe, parce que je permets toujours aux autres ne pas me répondre. J’ai du mal à laisser un message sans réponse.
Qu’on me snobe par contre, ça me fait sourire - en général.

Efface tout de suite ce sourire de ta sale petite gueule, Guignol.

Prenez la petite Nicky. C’était le profil le plus humble de tout Love@Lycos. Et il y avait quelque chose dans ce Nicky, qui m’inspirait beaucoup, sans savoir quoi. Peut être la consonance avec Brouilly, ce vin du Rhône que j’affectionne tant.
Le profil le plus humble : Du genre salut je suis belle ihih, oh j’aime bien boire des verres de temps en temps, n’hésitez pas à m’écrire je vous répondrai.

Kikoo.

Elle ne m’a pas répondu, évidemment. J’avais pourtant une bonne feinte encore dans ma besace. J’avais pourtant l’âge, les épaules, l’expérience, le charisme. L’envergure. On m’a dit vas-y coco, tu leur fais ton tour de magie, tu focus, tu FOCUS bordel. Mais quand ton CV s’entasse parmi 300, les recruteuses vont boire un café ; Et les entraîneuses sont bien trop chères.

VA CHERCHER MON LYCOS

20962581.gif Le profil témoin dont je vais parler ici : Je vous livre TOUT le profil (sachant qu’un carnet de bord, un espace d’expression, un pseudo-blog-journal, un top des films préférés et que sais-je, sont à dispo, hein. (moi, je n’ai rien rempli, mais je n’ai pas d’exigences de princesse mal torchée).
Et ce n’est pas le pire profil, oh ça non. Là on est typiquement dans un profil acceptable d’une fille 20% délurée / à moitié lettrée / qui a cinq minutes à tuer. (Faut-il préciser, déjà, à moitié belle).

XXXX
Je m'appelle XXXX. Je suis femme de 27 ans et je vis à Le Blanc Mesnil. Je recherche un(e) homme . Je suis ici pour -  un nouveau départ-.
Ma dernière connexion était - 3 jour(s) auparavent -

La vita é bella !
Surprenez moi, on verra ce que l avenir réserve!!
--mails de 2 lignes et/ou profils sans photos: pas la peine--
plans Q pas la peine non plus


*DA ! Moi homme pareil-âge. Moi écrire*

Mails de deux lignes : Que veux tu que je te ponde un roman en intro ?
Je veux dire, tu vas pas te méfier et te dire que tu as à faire à un psychopathe ou que je fais du copier coller si je t'écris une prose de 20 lignes à partir de ton profil merdique qui ne dit rien ? Chagasse ?
Nan, tu t’méfies pas toi, t'y vas cash.

Profils sans photos : je vous décris la sienne. Elle n'est ni belle ni moche. Un beau sourire apparemment, mais c'est pas le top. Une pose dans le vent, la main sous le menton, naturelle. Regard caméra. (Bouge, bouge…)
Des cheveux mi-longs mi-beaux, une médaille (de clébard, de première communiante) entre la naissance de ses seins, que l'on ne voit pas tout de suite (seulement au deuxième rendez-vous, tu pourras dire à ta meilleure copine que tu m'as bien fait courir, coquinette)
Jte le dis entre nous, t'as un gros nez disgracieux.
Et tu habites le Blanc Mesnil. M'étonnerait pas que les deux soient liés si je peux me permettre, quoi, on est entre nous.
Je n’ai rien contre elle, mais les commentaires sur son LO (Livre d’Or) sont assez savoureux*

Je veux dire, à te lire, pupuce numéro XXXX, j’entendais déjà les talons claquer sur la place Vendôme et j’imaginais les vitrines briller de mille smics.

372 neuneus sur mon Livre d’Or, que faire ?

Le livre d’or Lycos™ c’est un peu les commentaires sur un blog. Laisse ton empreinte ici, pisse contre le poteau, on sait jamais. Par exemple, moi, j’ai UN commentaire sur mon livre d’or (à ce stade, c’est un peu un livre en papier je suis d’accord) (on a gâché une reliure pour moi). Le voici :

(mon profil en gros : « Je sais bien faire 3 choses, le ti punch et le crumble. »)

Extrait de mon Livre d’Or :
(titange87) : ti punch + crumble = 2
c'est quoi la 3° chose que tu sais bien faire ?

 
 
- VIENS PLUS PRES DE MOI MON ENFANT -

Elle non plus, donc, ne comprend pas ce que j’écris, ne vous faites pas de bile.

Pourquoi les profils de merde de nanas ont tous 200 ou 300 commentaires ? (sur ce point, on relira Houellebecq utilement…)

Notre profil témoin : 338 commentaires sur son LO (dont ses propres remerciements, « merci les neuneus sans qui rien n’aurait été possible »...)

Imaginez que je vous dise « bite » et que vous me laissiez 350 commentaires affamés en retour. Ce serait d’enfer. Grooooovy baby (Ok, Badstrip le fait bien) (mais bien).
Davy, Je remarque juste que le dessin avec Dorothée a disparu (Dans la télé à côté de Dorothée : « Je peux montrer ma kike, je peux montrer ma kike ?! (en pensée :) Dorothée, je te nique dans ma tête ! ») pour cause, c’est son futur employeur. C’est une faute grave d’humour drôle.
(Oui, mais j’ai dit commentaires affamés. Badstrip ne compte pas, donc. Il n’y a que des commentaires de geek).

Ô Brg que ton pseudo est beau, qu’il exprime toute la quintessence de la virilité contenue et de la finesse, ce concentré de french touch, j’en peux plus, prends moi (ça va lâche moi deux minutes, Brigitte). Vous rigolez ? Dans la réalité, c’est bien pire que ça.

*Regardez quelques exemples de commentaires laissés sur le Livre d’Or du profil témoin, donc :

salut!
plus de deux lignes
plein de photos
juste un petit coucou innocent (fois 30, respectent bien les consignes…)

Beautiful ! (fois 12)

(__/)
( +.+)
(")_(")
Voilà un piti doudou
pour te fais des calinoux (30 ans…)

Kissous miss... Tu es ravissante comme tout, meme que tu es a croquer... comme une laitue... lol lol (elle-ô- elle…)

wouah wouah wouah...
un visage, comme dans les films... le genre de film que l'on regarde les yeux brillant. qu'il ne finisse jamais ... car tu te sent pret d'elle et tu te sent bien lol (29 ans)

And Ze Winner Is
Pétillante, déterminée, radieuse, solaire, naturelle, sensible, ouverte, simple et raffinée, energique, ouverte, exigeante, drôle et si vivante, je suis charmé, plumé (pas encore rôti) et dépose sur ton livre une rose -'-,---@ (40 ans !!!)


On a vraiment très faim, à 40 ans. L’Expérience Parle. Plumé mais pas encore rôti, ça sent déjà le quadra grillé.

Toujours plus – C’est l’escalade. (on va enfin grimper quelque part)

Moi qui voulait prendre un nouveau départ (baiser) ou trouver l’âme sœur (baiser), avoir enfin une vie normale.

Je pense à des anciennes connaissances qui se marient. Quand beaucoup de mes anciens (ou toujours, je suis pas raciste anti-chiards) amis sont parents (bienvenue en banlieue). Aujourd’hui, il est plus facile de faire des enfants que de demander sa nana en mariage.

Mais comment on faisait, avant ??
Et bien, je vais vous le dire. On réservait une table dans le meilleur endroit – Le Soleil Italien, restaurant pizzeria-salsa-mexicain. Table 7, terrasse, bacs de pins miniatures qui nous protègent de la rue.
(On passe en snobant les pauvres qui vont au bistrot romain menu à 9.95, en face)
On faisait un jeu de piste : « Ma doudoune, tu vas jamais deviner où j’t’emmène ce soir » (sourire crispé à cause de la facture)
-    Mmmm tu veux aller au Soleil (ce con ne va pas me demander en mariage ce soir, quand même ??) (je suis pas épilée).
-    Ouais, et habille toi classe (sourire toujours crispé, transpiration faciale)
-    …D’accord (il veut que je mette ma robe de pute)
-    On y va ?
-    Attends moi 5 minutes
-    Ok. Tu es le Sooo-leil de ma vie.
-    Ahahah. Atta’ j’arrive je vais prendre ma veste
*1h10 plus tard*
(instant Gillette Rose)
(appelez moi Blush Gordon)

Donc bref. On était là, à acheter trois mille balles quand même un collier une bague qui fasse pas toc – le premier prix qui fasse pas toc -, et à réserver la meilleure table d’Epinay s/Yvette. On transpirait beaucoup, on merdait un peu, elle calculait le truc 2h avant l’île flottante et le bonbon fluo et les deux kawas – champagne offert par la direction, mais elle était gentille et faisait semblant d’être super surprise mon amour.
Les copines de la mairie, le lundi matin, elles vont être dingues de voir ma caillasse achetée au centre commercial. Faut juste que je vire l’étiquette.
Et hop, une mariée.

Et comment on fait maintenant ?
Plus aucune nana n’est vraiment touchée dans sa chair par une propal’ de mariage dans l’Oise. Même si on lui fait miroiter une table de charcuterie géante soutenue par 10 tréteaux, et du Côte de Provence sans année à foison, sur lequel on peut lire « 2€ ».
Même ça.
Aujourd’hui, demander une nana en mariage est aussi dangereux que de lui tordre les poignets (en fait, bien plus).
Un conseil appuyé pour rester léger : Ne faites JAMAIS ça. Ni lui tordre les poignets, ni la demander en mariage.

Il faut fuir, toujours fuir, frapper fort sur les cuisses, être un peu brutal (= Viril = Homme = ne pas aller chez le dentiste = postillonner dans la gueule de ton interlocuteur) et surtout, surtout, oublier toutes les dates, oublier le nom de sa mère, oublier de rentrer le chien, oublier d’enlever le préservatif et toujours prendre un air de drogué quand elle nous fait une remarque. Vive les repas avec la belle-mère un peu beauf qui vote trop à droite. Mais tant pis, Happy Wedding.
Voilà un Homme qu’il est bon de demander en mariage. Ça change de toutes ces tafioles du net, quand même.

Bon. Ptêtre que je devrais mettre ma photo sur mon profil Lycos, jsuis con, aussi.
66625310.JPG
(Au sortir du lit le matin, un peu trop de rhum la veille)

J’vous ai déjà dit que j’ai fait de l’impro/one boy show en classe de 5e ?
Le prof de théâtre voulait me recruter. J’avais complètement oublié cette capacité. Et puis ça m’est revenu, subitement, cet épisode.
Plus tard, un prof de ping-pong a voulu me recruter (de là à en déduire…)

Ra7or non plus, n’a jamais répondu à mon dernier mail – je leur proposais un deuxième article (salut les gars !). Là ce serait du 65 commentaires, bah ouais. Un article paru déjà chez eux – aucun lien – aucun merci – aucune réponse quelques mois plus tard pour le deuxième. Travailler plus pour moins de lien (social ?). Je vois qu’ils n’ont pas eu de mères pour leur apprendre la politesse. Oh, ils doivent être occupés par leur boulot – Je le suis aussi.

Les culottes ne seront pas remboursées par la rédaction.

Vous embrasse.

The Dixie Cups - Chapel of Love

podcast
 
EVIDEMMENT, cette note est toujours dédicacée à la grosse baltringue ex-administrateur du site je nique sur meetic :)
sous-titré je nique c'est mythique ah ah.
 
Bonus track
Vous voulez du pseudo vrai chopé en 5 minutes ? 25-35 ans, Paris&environs.
Malichieuse (mon préféré)
soupirdefellation
excitemoisensuel
Mante_religieuse1
petiteange1980
mapuce91
petitcoeur813
tite_fleur1
la-plaie


Et ça suffit pour choper. Vive la joie.

Rendez vous sur Facebook ? NON. (je dis un petit non à Jen, on se verra ailleurs, et un gros NON comme un gros mot à toutes mes ex qui y sont ou pas. Vous pouvez poker du consultant indien ou luxembourgeois freelance et envoyer des zombies mutants à mes potes, j’en ai RIEN à carrer, ou c’est mal me connaître).

Brg, bon chien.

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