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29.02.2008

I'm F**king Matt Damon

Deux vidéos qui ont apparemment pas mal tourné sur internet. Le présentateur de talk show Jimmy Kimmel répond en vidéo à sa copine, la comédienne Sarah Silverman qui lui a offert en presque saint-valentin une vidéo de séparation starring Matt Damon et aux lyrics explicites.
 
on the bed / on the floor / on a towel by the door / in a tub / in the car / up against the mini bar 
 
Moi ça me fait rire.  
 
 
Et la réponse :  
 
Jimmy Kimmel Live
In January 2003, Kimmel permanently left The Man Show to host his own late-night talk show, Jimmy Kimmel Live on ABC. In the April 2007 issue of Stuffmagazine.com, Kimmel was named the "biggest badass on TV". Kimmel said it was an honor but clearly a mistake. Kimmel provided the voice of a dog in the movie Road Trip.

Matt Damon

At the end of Kimmel's show he would always say, "Sorry Matt Damon we don't have enough time" and when Matt Damon did appear on his show they had a staged fight. Damon hit back with a comedic song with Kimmel's girlfriend Sarah Silverman, titled "I'm F**king Matt Damon". Kimmel then came back with his song "I'm F**king Ben Affleck", starring Ben Affleck, Brad Pitt, Harrison Ford, Cameron Diaz, Don Cheadle, Robin Williams, Huey Lewis, Rebecca Romijn, Macy Gray, Pete Wentz, Dominic Monaghan, Joel Madden and Benji Madden, Dicky Barrett, Josh Groban, Christina Applegate, Meat Loaf, Perry Farrell, Lance Bass, Joan Jett, Christopher Mintz-Plasse and Mike Shinoda.
 
Maintenant fermez les yeux et imaginez ça sur la télé française.
 
Avec Morandini sur le cable par exemple. 

25.02.2008

Mort, Noix de coco, Sexe, Texas Hold'em

215906828.pngOn est (titre initial).

Tous, blessés à mort parce qu'on l'a trouvé et qu'on l'a perdu, d'une certaine façon.

Je ne m'en rends compte que maintenant, ces derniers mois, dans le sens où je ressens cette vérité comme presque palpable.

Ce qui m'amuse le plus en ce moment, c'est de voir les autres, de les observer (ou d'imaginer) dire et faire et proposer en quelque sorte une autre façon de voir les choses par leur attitude alors que tout se résume invariablement à une blessure, digérée plus ou moins bien. Bravades, fanfaronnades, et je ne suis pas le dernier, je sais aussi bien de quoi j'ai l'air et qui je suis en réalité.

On ne réagit pas de la même manière, voilà la différence. Finalement, les plus vulnérables alignent le plus de conquêtes au compteur (et ont tout pensé).
Les plus forts se taisent et ont tout pensé. Ce qui n'empêche pas non plus de.

Les apparences maintenues sur le long terme finissent par faire douter - et puis on s'occupe de soi, et on pense à autre chose.

La vie n'est pas un roman, il n'y a pas "que" 36 figures (romanesques) possibles, il n'y en a que trois : Mort, Noix de coco, sexe.

Noix de coco contre sexe, sexe pour tromper la mort, voilà tout. Elles et ceux.

Peut être une quatrième, le jeu. Peut être.

La noix de coco peut être une potentialité de, ton sourire énigmatique et ton flegme à la con devant tout ça (toujours des bravades).

Le jeu est que le seul intérêt de la vie (ce qui nous fait avancer quand on arrive à s'accrocher) est que l'on a jamais une vue d'ensemble.
Alors le temps de se faire une idée mentale du tableau complet, si on y arrive... Mais ça suffit à notre bonheur, si tout va bien.
Deux cartes en main, trois puis cinq cartes communes dont chacun peut se servir. Des règles relativement simples et limitées, mais des variantes infinies, et la mort successive de tous les joueurs, brutales ou à petit feu, mais toujours imprévisible.

Cette variante de poker est la plus jouée, et on se passionne facilement pour tetris et freecell.

Tout, absolument tout, tourne autour de ça (les addictions au travail, à la vie de couple, aux drogues etc).
Sans compter l'architecture et l'étalage de sa réussite et le CAC 40. Le suicide, le divorce, les familles, les secrets, le meurtre, etc.
Réflexions de lycéen.

Alter ego je te salue.

Si forts que l'on est, on ne peut pas simplement exister, on existe contre. (j'ai du rater quelques lectures arrivant plus brillamment au même constat)
(tout est écrit dans les livres, phrase entendue mille fois)

"Je me suis terriblement ennuyé en lisant Bonjour Tristesse de Françoise Sagan, un livre parfois charmant mais trop souvent prévisible."
Lu chez Anthony.

D'accord avec ce constat, mais ce livre est écrit par une adolescente de 17-18 ans et raconte sans artifices, c'est ça qui en fait ce qu'il est.
"Je l'aimais, je réalisais que. Il était. Point."

Puissance (par la perfection) de la concision.

C'est pas du Je l'aimais en 600 pages d'Anna Gavalda, c'est du Je l'aimais en 100 pages serrées, dernier mot.
Ce n'est pas non plus du je l'aimais mais j'ai envie de la tuer le temps de me remettre du gel le tout en 98 pages et demie en sautant les lignes et en laissant une grosse marge de Florian Zeller.

Oh, c'est comme un monument historique, beau et inutile à la fois. Il est inutile de préciser qu'en fait, c'est simplement beau. On sait qu'il faut le visiter.

"L'universel" pur est banalité et tend vers la platitude et ça heurte l'oreille (comme certaines lignes, ici).
Il faut disséminer quelques morceaux d'universalité dans un tissu de mensonges [nihilistes, existentialistes, art-déco, figuratifs que sais-je] et de banalité. ça, touche. Et seulement ça. Comme une médecine, quelques molécules actives entourées d'une gigantesque gangue de sucre et d'excipients.

La vie n'est pas un jeu d'échecs, la vie est une partie de Texas Hold'em.


Variante mentalité américaine

La vie, c'est comme une partie de Texas Hold'em, ol'buddy. Ressers moi un shot de Jack et mets moi une Bud avec.
Ouais, on va tous y passer. Mais c'est pas une raison pour se branler à rien foutre comme ces pd de français, il faut être dans l'action, toujours. Et botter des culs.

24.02.2008

Retour aux fondamentaux du blog, rattrapage, décrassage

Une chaîne, ça faisait longtemps. La faute à Jen. Le but est de raconter six tics, manies, habitudes. Hmmm...

Pour les plaintes : phenojen@yahoo.fr

Six choses sur moi dont tout le monde se fout

1. Malgré une hygiène correcte, j'aime le penser, je fourrage - j'aime ce verbe - dans mon nombril au moins dix fois par jour pour en retirer les moutons qui s'y forment à une vitesse affolante. Des moutons, des petites pelotes de laine ou de coton.

2. Je ne peux pas m'empêcher de grogner la moitié du temps quand quelqu'un me gêne le passage dans le métro ou la rue, et je me sens coupable d'être un sale vieux con

3. Je ne peux pas m'empêcher de dire pardon l'autre moitié du temps, de trouver ça stupide de dire ça systématiquement.
Niveau 2. Comme Second Flore en a parlé un jour sur son blog, je me fais systématiquement la réflexion "ah tiens, il a raison, dire pardon, s'excuser, c'est stupide"
Du coup je trouve ça stupide de penser systématiquement à ça.


4. Avant, j'étais celui qui était en avance - seul moyen d'être à l'heure. Depuis que la personne toujours en retard est sortie de ma vie, je n'arrive plus jamais à être à l'heure, sauf exceptions. J'essaye, mais une force invisible me pousse à n'être prêt qu'au mieux vingt minutes avant le rdv à l'autre bout de paris.

5.  Je donne aussi souvent que je peux, fric à alcool, ou cigarettes, aux clochards qui ne jouent pas d'instruments de musique dans le métro. C'est mon moulin à prières, c'est bon pour mon karma.
Les clochards sont les moines bouddhistes de nos sociétés de consommation.

6. Je bois quand je sors de chez moi, systématiquement. D'ailleurs, j'y vais.

 

Mes devoirs ne seraient pas finis si je ne transmettais pas cette chaine, et son boulet.

Sims, Presque, dca, auteur(e)s au choix, vous vous faites tous petits, mais je vous vois.

Second Flore, Lib et Génération Rose (challenge), vous regardez ailleurs, mais j'ai envie d'en savoir plus sur vos tics d'écriture.

Sont dispensés ceux qui l'ont fait 6 fois, évidemment.

20.02.2008

Discussion de zinc dans le 8ème

« Oh, la loi de 1905 ça fait pas très moderne »
- T'as raison, on va la relifter’

18.02.2008

Le loup de Tex Avery prend des photos à l'éléphant bleu

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(voix d'élie semoun)

- Bonjour euh mademoiselle, je vous

pardon,

mmm je vooouus aide à faire le créneau pour sortir ?

Rêve (ghost edit')

(voix de blonde à 440Hz)

- Oh mais tu m'as tout bloqué avec ta voiture

- Hé hé j'aime bloquer les filles comme ça

- Ah bon tu le fais toujours ?

- Juste avec les jolies chicks, poupée

- Hihihihihi (440 Hz). Bon bah tiens jte donne mon phone.

- D'accord je te rappellerai. Prends soin de ce joli corps.

16.02.2008

Sur la route

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[Extérieur jour, autoroute A10, 1999]

Elle est sur le siège arrière et tout en conduisant je la pelote, je laisse ma main droite remonter le long de sa jambe, de sa cuisse, je la sens bouger de temps en temps et l’asphalte défile sous la R21 nevada break 1986 abîmée et Etché – une contraction de son nom de famille – lui l’Algérois me dit de sa voix lourde « putain ces arabes au stade… aucune chance. Les mecs viennent en crampons, ils ont leurs griffes et s’accrochent à l’herbe, se retournent devant le but en moins de deux et hooo » « Sale race » ajoute-t-il avec ses yeux brillants, et je souris à sa connerie, à notre bêtise éternelle, et sur le siège arrière je sens remuer Anne et je l’entends marmonner quelque chose mais le bruit du vent sur la carrosserie et la radio couvre sa voix, elle rit pour ponctuer sa sentence, je lui souris dans le rétroviseur. Etché est toujours ramassé sur son siège la tête en arrière à me parler de sa cassette de Clapton qu’il veut écouter, tellement élimée qu’il ne vaut mieux plus utiliser l’avance rapide ni retour rapide sous peine de se retrouver à la rembobiner avec un stylo-bille, il m’en parle en disant  de changer cette merde et qu’il n’est pas venu pour écouter RFM ou radio autoroute 103.1 ou que sais-je, mais il râle pour le plaisir, il n’est pas vraiment avec nous, encore dans ses songes de fin d’après-midi, quand on refusait la voiture de son père et qu’on rentrait sans manger avec les autres ouvriers, à pieds, à travers la ville et le parc et le stade de foot sans pouvoir jouer avec la fatigue. On vient de passer une bonne partie de l’été à la chaîne où bosse son père, à Facom, à emballer en ligne toutes les clés Allen du monde, à conditionner par paquet de six et huit et dix des calibres 1.5 à 10mm de clés pour vis à six pans et à être surveillés et mesurés, préparer comme ça tous les types d’outillages en fonction des commandes, il ne fallait pas faire plus de dix erreurs par tour de sept heures trente, en tout cas il ne fallait pas le faire plusieurs jours de suite malgré la fatigue du fait de se lever à quatre heure trente tous les matins et à comater tous les après-midi entre le seul kebab de la ville qui faisait ses sandwiches avec du mauvais pain, et à manger ça dans la rue vers seize heures parfois en plus du repas à quatorze et à laisser les canettes sous le préau de mon ancienne école primaire, croisant les petits à cette heure là et allant se coucher net jusqu’au soir et refaire les matches du Glorieux Juillet et plaindre Guivar’ch le meilleur avant-centre de D1 sombré dans l’oubli et penser à the rock à la meilleure défense du tournoi, une défense jamais vue, recommencer idem tous les jours à projeter des sorties et des futures soirées.

Lui qui pensait à ses chères études, à tous les emmerdements à venir dans sa petite chambre de la résidence étudiante à Orsay et qui n’imaginait pas encore les deux années complètes qu’il lui faudrait pour décrocher sa PCEM 1. Il ne sait pas mais je n’ai jamais été aussi heureux, lui ce bon vieux Etché qui rentre à la fac de médecine en septembre et moi, moi en droit bien plus tard que ça. Il pourrait me planter là sur le bord de la route que ça ne changerait rien de mon état d’esprit à ce moment de ma vie. Un an après notre histoire avec Anne il eut ses semaines avec elle, et de ce temps là je ne garde pratiquement aucun souvenir d’eux, si ce n’est que je les croisais tous les deux de temps en temps dans la ville de nos parents, à moi et à Etché, et qu’ils avaient l’air aussi absents tous les deux, étrangers l’un à l’autre, étrangers à tout, lui parce qu’il étudiait trop dur et à cause d’une sombre histoire de jalousie avec un de mes amis jamais avouée par Etché, qui ne jugeait pas digne de lui certaines choses qu’il ressentait ce qui le mettait dans l’impasse et on en sortait jamais, toujours cette manie de faire comme si de rien, visage impassible et concentré d’une virilité froide et distante comme si vous n’étiez pas là alors qu’un moment avant il pouvait rire aux éclats et vous taper dans le dos. Je ne l’ai plus revu depuis cette époque ; et elle parce qu’elle savait qu’elle allait déjà prendre une autre route, partir loin de sa famille, partir quelque part dans le sud aussi, elle en rêvait autant que moi, mais différemment, voir ses amis traînards à Lyon et aller faire les marchés vendre de l’encens et des fringues, fumer tous les jours, continuer cette vie bohême le plus longtemps possible et s’inventer quelques six ans plus tard une sérénité et une routine avec un mari et des enfants dans un village près de Saint-Etienne.

J’ai envie de continuer, je pourrais aller jusqu’à Grenade ou continuer vers l’est longer toute la côte, puis celle d’Italie, prendre un bac, finir à Taormina ou Syracuse où l’on dormirait dans le break dans les sacs de couchage en vrac à l’arrière, faute d’argent, mais un instant, vingt minutes plus tard, on s’arrête pour faire de l’essence. Le Che me donne sa carte de la poste, et l’employée de la station Shell me voyant hésiter qui me dit tout connement de me servir plutôt que de payer d’avance, via l’interphone. C’est une grande station, gigantesque, et il faut bien prendre la voiture pour aller des pompes aux caisses et au drugstore et aux toilettes. Une caravane blanche sale est arrêtée à côté de nous, avec la petite famille bien sage à l’intérieur et le père et la mère peut-être belges ou néerlandais ou danois tournant autour depuis plusieurs minutes, plus loin des poids lourds passent au ralenti en première et la course s’en va mourir derrière la colline que l’on voit à quelques centaines de mètres, dans le parking réservé. Une bonne heure que le jour s’est levé à gauche plein est, l’océan est à droite, nous filons vers le sud, nous avons déjà passé les jonctions d’autoroute de Niort, de La Rochelle, et quelques files de camions dans ce sens là vers les Landes et l’Espagne, peu nombreuses au petit jour. Il n’y a vraiment personne sur la distance entre les pompes et le mini-marché où je dois aller payer le plein. Je raccroche la pompe et remonte dans la voiture, elle glisse sur le no man’s land dans le silence, et sur le siège arrière elle s’étire et moi j’ai à peine tourné la clé pour couper le circuit je suis déjà sur mes jambes engourdies en route pour les machines à café à quarante centimes, mon paquet de Marlboro fraîches à la main, la vent aussi frais sur le visage avec les odeurs de bouffe de relais et d’essence et déjà celles de la campagne environnant l’autoroute, des champs qui ne servent plus à rien, des routes de service et des minuscules ponts au loin sur lesquels on voit passer les silhouettes miniatures des voitures des gens du coin. Le bruit sourd des autos sur la bande plus loin dans un souffle continu, et rien à côté, la plaine, seulement la plaine atlantique sauf cette petite colline minable qui a du naître sous les pelleteuses amenées là pour le déblaiement de la quatre voies.

On sort de l'autoroute deux cents kilomètres avant Pau, et on passe par tous ces bleds, Morcenx, Arengosse, Saint-Martin, puis direction plein sud pour l'étape finale, rejoindre la nationale 134 au milieu des pins et des premiers palmiers. Enfin, à Pau, il fallut trouver Stéphane à Billère en périphérie, une forêt d’immeubles seventies et de parking posés là, dormir le reste de l’après-midi,  prendre un verre et sortir dans la jeune nuit trouver un sous-sol de bar, résoudre quelques questions au fond de chaises en osier, le bar nous surplombant et dehors, la foule du boulevard, au pied des montagnes. Je regardais successivement tous les gens du bar à la barmaid souriante, on ne se doutait pas qu’ils travaillaient la journée, l’apaisement flottait dans l’air tiède et bientôt ce fut comme si la tension avait disparu de la ville entière. Anne avait pris une douche en fin d’après midi à l’appartement après que tout le monde ait dormi et après que nous ayons fait l’amour et avait noué sa robe bleu pastel autour de son cou, son dos nu allait bien dans la douce fièvre ambiante, on se laissait au fond des larges chaises en osier, Stéphane et Etché parlaient des études de médecine et celles d’infirmier, de foot et du rhum et des bières qu’on allaient boire tout à l’heure en plus des énormes chopes d’un litre déjà entamées devant nous, et moi je pensais la douceur de sa peau, lavée de tout, de ses boucles blondes et du parfum séraphique que tout ça m’inspirait. Un morceau de janvier 1968 – le dernier de la face B exactement - transpirait à ce moment là par tous les pores du pub, débordait dans la salle en bas, remontait les escaliers jusque dans la rue et j’avais l’intuition, une certitude latente, que rien ne serait jamais plus équivalent.
 

podcast

14.02.2008

Matin sur le quartier chinois

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Une journée sans rhum est une journée sans so-leil.

09.02.2008

Folgers coffee

Le mâle accepte le sexe seulement si le café est bon (et meilleur que celui de la secrétaire). 

fuck youtube

“That's pretty harsh!”

“Well, so's your coffee.” 

1963

08.02.2008

Le long du trottoir

Nuit blanche ou presque

Ces petits matins, fragile
 
Dans le bruit naissant du monde

Si humain, si fait de chair, le bruit naissant

Du monde qui travaille

Des gens aux bureaux aux restos, des enfants à l’école

Des travaux publics, de la rosée,

Invincible et oiseux.

Dans un cocon, au volant, moteur au ralenti dans une rue

D'un quartier pavillonnaire

Lumière sur ton visage mal rasé, sur tes yeux fatigués

Sur tes muscles endoloris de volupté
 
Chaleur sur un carré de peau, fraîcheur du jour cinquante et quelques heures de février

Attente immédiate, perspectives bonnes

D’un petit déjeuner, d’un café, dans un endroit doux, dans un endroit

Au centre de tout

Encore plus à l’abri du jour tiède, sur les vêtements de la veille

Un vieux passe, avec un chien

Quelques graviers crissent, quand tu démarres lentement.

05.02.2008

Found

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Apache Server at chroniquesbarbares.hautetfort.com Port 80

Tout le monde se trompe, mais tout le monde n'est pas dans l'erreur.

J'ai retrouvé quelques papiers griffonnés.

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