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26.04.2008

Edith, Boris, et la musique éternelle des noirs américains

Les chansons d’Edith Piaf m’émeuvent. Parfois, elles me font pleurer, quand je les écoute trop fort. C’est que, comme d’autres – Otis Redding, Ray Charles (No One but you), je les porte tellement en moi, j’ai dû les entendre avant de naître. Ma mère a un 33 tours. Elle a racheté il y a quelques années une pointe en diamant et quelques unes d’avance. Le son est clair. Elle n’écoute pas souvent. Mais une fois par an, ça lui prend. Elle attend que je sois là, elle met du volume (5.5 sur 10, c’est fort, au-delà les vieilles enceintes Philips ne le supportent pas). Elle ne dit rien, écoute, avec moi, et regarde quelques minutes, dehors.
Je sais qu’elle pense à sa mère. Le reste, je n’en sais rien.
Les piles des disques, des grands classiques : Les Beatles (Tous, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band), The Rolling Stones, Fats Waller, Armstrong, Boris Vian, je suis snob, Jimi Hendrix etc. Un trésor inestimable.

Night Time is the right time (lady). You don't know me. Ain't that love.
 
She brings my coffee with my favorite cup'
 
C’est comme ses bottes, son CD blanc de Barry White* en 1999. Ce sera toujours le CD blanc, ce sera toujours à Elle, mon ex, bien longtemps avant tout le monde.
 
Both day & night' 
 
Bien sûr, un jour, ça va me vriller le cœur.

Quand j’ai été voir La Môme, je n’ai pas pleuré, à la fin. J’avais la main d’une femme qui m’écrasait la main gauche. Alors, moi qui avait l’habitude, je lui ai souri en la regardant pleurer mi-amusée, mi-énervée de s’être laissée prendre. Je ne regrette rien.

Et merde, on peut écouter Slayer et NTM, on a beau sortir à la scène bastille, au chantier interdit, tout ça n’a pas d’importance, Paris finira toujours sur les pavés, sous la pluie, entre les pingouins moitié absents prenant leur service sur le boulevard Saint-Germain, dans un îlot de clarté. Paris me manquait tant. Vous êtes l’âme de Paris, Edith.
 
Vous entendez la musique que j'entends ?  
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*come on' girl 

Commentaires

une dernière raison d'acheter Stupre : j'ai inspiré la note Chambre 304 ;)

Ecrit par : Jen muse qui se la pète grave | 26.04.2008

Oh oh oh oh oh, tu me le dédicacerais en crachant dessus ??

J'aime bien les histoires de chambres avec numéros.

Ecrit par : Brg futur modeste | 27.04.2008

je pourrais même faire mieux mais faut que j'emprunte ton Stupre une nuit je te le rendrai flambant vivant !

Ecrit par : Jen | 27.04.2008

OH. TOPE LA.

ça me fait penser aux japs qui achetent des petites culottes portées par des étudiantes en VPC.

Je le revendrai sur ebay une fortune, mon stupre.

Ecrit par : Brg | 28.04.2008

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