« Passement de jambes | Page d'accueil | Gavalda on the rocks (3/3) »

30.04.2008

My Way

Eté 1996, rien ne va plus. La mère d'un ami chez qui je vivais la moitié du temps insiste pour que nous partions tous les deux en stage en Angleterre, pour que j'accompagne son fils. J'ai hésité à revenir directement chez moi, l'adolescence etc. Finalement je reviens, je suivais un peu une fille que j'ai rencontré là-bas. Forcément. Evidemment, des souvenirs pour la vie dans cette petite ville de la mer du nord. Nous étions les plus jeunes, quinze ans... [La poire était l'ainé du groupe à 22 ans] [un papa]. J'étais celui qui. Avait le plus de vices.
627140778.jpg 
Le frère de Perrine - La poire - Perrine - Moi - Sandrine, je crois.
Elle sentait bon le sud-ouest, Perrine.
Pour avoir une idée de l'échelle, je faisais déjà 1m85 [je n'ai pas changé : un peu de mal à le croire à la vue de cette photo, sont grands ces cons] [merde, je n'ai plus mon treillis neige
Ouais, je donne toujours des surnoms aux gens, très souvent adoptés par le groupe.
402735386.jpg
? une gamine qui n'avait rien à faire là - Riton (notez ses menottes et les lunettes) - ? - toujours sandrine - Stéphanie de Versailles (prototype) - toujours moi les cheveux rouges, avec une AUTRE veste à capuche. Celle de la première photo est une Pungent stench © Leur page myspace ici.
 
Bon ce sont deux photos papier reprises avec mon tél portable. Et merde hautetfort, Elles ne s'affichent pas en plus grand sur une autre page, ça ne fonctionne pas votre truc. 
 
On a tout corrompu, y compris le prof assistant anglais qui a finit par nous trouver de la bonne beuh et venir fumer avec nous.
Des locaux ont rejoint le groupe [peut être 25/30 personnes au total]
Roll roll roll your spliff, pass it to your friends!
roll, roll, roll, smoke it to the end! 
 
Il y avait la blague Lollipop aussi, pour ceux qui comprennent. 
 
Tous les soirs l'happy hour commençait à 18h, dans ce pub.
La desperados était à une livre cinquante, dix balles. Je finissais tous les soirs allongé sur le billard [au sens propre] terminant une ou deux cigarettes. On insistait pour mettre nos CD.
Au bout d'une semaine, le bar nous a été interdit par le gérant. A tous les français d'ailleurs, pour un temps je pense bien.
Pas de problème, outre le fait que nous étions avec des majeurs, je faisais plus que mon âge à cette époque, et je pouvais sans sourciller acheter 3 packs de bière, des cigarettes anglaises et des revues pornos au magasin d'alcools local et me ballader en sifflotant dans la ville.
(ouais, la seule fois où le type m'a demandé mon ID card, j'ai répliqué "c'mon. And give me this porn stuff". Il s'est exécuté. Je planais grave.) 
 
Episode surréaliste vécu #1 [message de prévention du ministère de la jeunesse et des sports]
Un soir, étalé sur l'herbe pendant le bad trip le plus gros de ma petite histoire, quelques filles du groupe sont penchées sur moi.
Je respire mais je dois avoir les yeux vitreux. La Poire pense qu'il faut appeler une ambulance, histoire d'être responsable. Ils en discutent plus ou moins sereinement pendant que je suis en train de subclaquer sur le gazon béni.
Et Perrine, un peu éméchée, penchée sur moi, déclare : "Moi, j'ai bien envie de le raccompagner jusqu'à son lit"
Une fille non identifiée à côté d'elle : "Non mais Perrine, calme toi, c'est pas le moment"
Moi (la bouche ouverte, les yeux fixes et flous, ne pouvant pas parler) avec l'envie de crier : "Mais TA GUEULE, LAISSE LA ME BORDER"
Le cauchemar, ne rien pouvoir dire ou faire, paralysé. Elle aurait fait une parfaite infirmière. Il n'y aura pas de suite avec elle.
Ce que j'étais beau, en soldat blessé.
 
Episode surréaliste vécu #2 [faire-part du ministère amer uhuh]
Je suis avec mon ami dans le vestibule à l'entrée de notre pub, je ne sais plus pourquoi, pendant que l'anglais et un ami commencent à boire au fond.
Et là, comme dans une BD de Franck Margerin, un CAR DE TOP MODEL SUEDOISES s'arrête dans ce trou paumé. C'est déjà surréaliste.
Mais genre mini-top-model, 16-18 ans. Peut être 20 filles, 20 bombes.
4 des filles viennent en reconnaissance et entrent dans le pub. Nous sommes les portiers, ça tombe bien. Mon ami n'a jamais la langue dans sa poche, on engage la conversation en faisant une superbe promotion de l'établissement.
Très vite on précise "We're french" (c'est dingue comme ça marche bien quand même)
Et deux des filles de répondre : "Noooo you're not, c'm'on"
Et de nous demander, devant nos protestations, de dire une ou deux phrases en français, pour voir (elles sont devenues très suspicieuses après leurs grands sourires)
Et nous, on se regarde comme des cons, pensant en anglais, parlant anglais depuis une bonne semaine, immersion totale. Je servais souvent de traducteur pour les filles du groupe avec l'anglais qui parlait à une vitesse incroyable.
Au bout de quelques secondes j'arrive à baragouiner un truc en français, minable;
Tellement minable que les quatre nanas se regardent et j'ai pu lire "non mais laisse, putain de rosbeefs mythomanes"
Ouais, elles ont fait demi-tour et ont été trouver un autre pub.
Surréaliste je vous le disais. J'ai dû me pincer pour croire ce que j'ai vu; (et là juste à l'instant, j'y réfléchis encore avant de valider...)

Le CD des fugees était à Perrine, je crois.
[bouteille à la mer : écrivez-moi pour dire bonjour]
 
X 

Commentaires

il est arrivé presque la même chose à Dam's je ne sais plus où dans le monde... il en reparle encore les yeux plein de larmes : deux suedoises à la plastiques parfaites étaient venu leur proposer à lui et à son pote de passer la soirée ensemble après une petite discussion. Le pote a dit "non on doit repartir tôt demain". OVER. dur.

Ecrit par : dragibus | 30.04.2008

Ma-petite-côtelette-de-porc-amitiésàtonchéri > Le pote a dit "non on doit repartir tôt"... C'est Darwin awards top 5 à ce niveau là. Nous à corps hurlants, nous essayions de retenir ce CAR ENTIER qui nous tombait dans les bras. C'était épique. Ce soir là, j'ai bien bien bu à leur santé.

Ah je crois que j'ai corrigé toutes les fautes, ooouaaais.

Ecrit par : Brg | 30.04.2008

Je t'informe qu'il faudra songer à virer ton styliste.

Ecrit par : Bibiche | 30.04.2008

ça balance pas mal.
For Your Information, je n'appelle plus ça du style, j'appelle ça de la personnalité. Ok, ok, j'étais en rébellion contre la société de consommation; Attends je regarde mon bermuda immuable deux secondes, je le suis toujours.

Mais quand on s'achète des repettos-truc, je veux dire, on peut pas vraiment jeter la première pierre stu vois ce que je veux dire.

Ecrit par : Brg | 30.04.2008

OMG, mais ces photos (même floues) sont savoureuses ! Les conceptions de look à l'adolescence sont toujours si attendrissantes...

Ecrit par : Peau Dorée | 30.04.2008

AH tu es là toi. Je me doute à quel point tu peux apprécier.
Reste dans le coin, on sait jamais (de où je tombe sur ton message d'absence pour 3 semaines sur ton mail du boulot sans prévenir ? c'est la pleine lune, tous ?) = j'ai tes photos en otage. Imagine la foule à gérer si je poste l'une d'entre elles avec ton mail :/

ps : ça y est je suis habitué à ton pseudo, il te va bien.

Ecrit par : Brg | 30.04.2008

Excellente, cette chronique "teenage." Elle me fait penser à "I'd love to change the world" des Ten years after, vas savoir pourquoi.
En tout cas la deuxième anecdote est vraiment savoureuse. Brg english speaker, ça a en jette drôlement.

Ecrit par : Sims | 01.05.2008

Oh tu parles, c'est que j'avais perdu mon français ;)

Ecrit par : Brg | 02.05.2008

pas d'accord : on peut porter des repetto et avoir un certain sens du bon goût; ton futal ici est affreux, en plus on a le même âge chéri donc à 15 ans je sais que c'était déjà nul de porter un modèle du genre

ouais j'avais envie de parler genre blogueuse babillages sorry

Ecrit par : Jen | 02.05.2008

Correction : on peut porter des repetto dans sa baignoire, mais en faire la promotion ouverte à l'extérieur, sur les blogs ou au boulot relève de la faute de goût.
Bon toi, ok, mais tu ES la mode. Tu peux faire ce que tu veux. Celles qui te suivent sont dans l'erreur, c'est tout.

Mon treillis neige était 100% coton et très confortable et résistant : tu peux te péter la gueule au whisky avec, rouler dans l'herbe,(... ) faire des taches, c'est bon; Moi je valide, surtout en 1996.

ça fait 12 ans, merde, il y a prescription ;)

edit : bien bien fait...
edit2 : Mais j'aime bien quand tu m'appelles chéri et que tu me tires par l'oreille

Ecrit par : Brg | 03.05.2008

tu aimes quand je suis méchante, c'est ça.
je réitère : fut de merde.
t'as raison, celles qui me suivent ont tort. non c'est moi. bref je m'en fous tout est mensonge dans la vie.
allez chéri, monte dans la barque j'arrive bientôt avec mes k jacques et ma robe débardeur devastee

Ecrit par : Jen | 06.05.2008

(mmm c'est bon)
Tu vas m'apprendre ce que c'est des k jacques et une robe débardeur. J'ai appris récemment ce qu'étaient leggings et robepull en vrai.
Ouais, j'ai plus de régulière pour ces choses là

Ecrit par : Brg | 06.05.2008

Ecrire un commentaire