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30.04.2008
My Way
Des locaux ont rejoint le groupe [peut être 25/30 personnes au total]
La desperados était à une livre cinquante, dix balles. Je finissais tous les soirs allongé sur le billard [au sens propre] terminant une ou deux cigarettes. On insistait pour mettre nos CD.
Au bout d'une semaine, le bar nous a été interdit par le gérant. A tous les français d'ailleurs, pour un temps je pense bien.
Un soir, étalé sur l'herbe pendant le bad trip le plus gros de ma petite histoire, quelques filles du groupe sont penchées sur moi.
Je respire mais je dois avoir les yeux vitreux. La Poire pense qu'il faut appeler une ambulance, histoire d'être responsable. Ils en discutent plus ou moins sereinement pendant que je suis en train de subclaquer sur le gazon béni.
Une fille non identifiée à côté d'elle : "Non mais Perrine, calme toi, c'est pas le moment"
Moi (la bouche ouverte, les yeux fixes et flous, ne pouvant pas parler) avec l'envie de crier : "Mais TA GUEULE, LAISSE LA ME BORDER"
Le cauchemar, ne rien pouvoir dire ou faire, paralysé. Elle aurait fait une parfaite infirmière. Il n'y aura pas de suite avec elle.
Ce que j'étais beau, en soldat blessé.
Je suis avec mon ami dans le vestibule à l'entrée de notre pub, je ne sais plus pourquoi, pendant que l'anglais et un ami commencent à boire au fond.
Et là, comme dans une BD de Franck Margerin, un CAR DE TOP MODEL SUEDOISES s'arrête dans ce trou paumé. C'est déjà surréaliste.
Mais genre mini-top-model, 16-18 ans. Peut être 20 filles, 20 bombes.
4 des filles viennent en reconnaissance et entrent dans le pub. Nous sommes les portiers, ça tombe bien. Mon ami n'a jamais la langue dans sa poche, on engage la conversation en faisant une superbe promotion de l'établissement.
Très vite on précise "We're french" (c'est dingue comme ça marche bien quand même)
Et deux des filles de répondre : "Noooo you're not, c'm'on"
Et de nous demander, devant nos protestations, de dire une ou deux phrases en français, pour voir (elles sont devenues très suspicieuses après leurs grands sourires)
Et nous, on se regarde comme des cons, pensant en anglais, parlant anglais depuis une bonne semaine, immersion totale. Je servais souvent de traducteur pour les filles du groupe avec l'anglais qui parlait à une vitesse incroyable.
Au bout de quelques secondes j'arrive à baragouiner un truc en français, minable;
Tellement minable que les quatre nanas se regardent et j'ai pu lire "non mais laisse, putain de rosbeefs mythomanes"
Ouais, elles ont fait demi-tour et ont été trouver un autre pub.
Surréaliste je vous le disais. J'ai dû me pincer pour croire ce que j'ai vu; (et là juste à l'instant, j'y réfléchis encore avant de valider...)
Le CD des fugees était à Perrine, je crois.
[bouteille à la mer : écrivez-moi pour dire bonjour]
09:44 Publié dans A la petite semaine | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : une fois au stage d'été
29.04.2008
Passement de jambes
Bon, prenons (ensemble) une femme dans les 1m68* environ mais ça n’a rien à voir puisque c’est une fiction.
Admettons qu’un soir je** me retrouve derrière elle – je vous passe les conversations intelligentes qui précèdent c’est trop fatigant à imaginer - avec une vue plutôt sympa le genre de vue tu te dis ok ça valait le coup de se lever le matin cette semaine (ça c’est facile à penser).
Tu vas pour la pénétrer et tu t’aperçois que tu es un peu trop haut. Que fait-elle à ce moment là ?
Correct, elle écarte les jambes un peu plus ce qui fait encore descendre son centre de gravité, et toi tu fais pareil tu essayes de rattraper le coup pour parler franchement jusqu’au point où tu ne sens plus les jointures de ton bassin et que tu as l’air d’un gros boeuf qui après quinze ans de pratique*** ne sait pas trouver où ça se met sur ce modèle qui sur ce point n’est pas trop différent du précédent puisque de toutes façons la nature est bien faite surtout dans sa robe noire à cette fameuse soirée.
Et en plus elle fait le dos rond.
Ça valait bien le coup d’être le 30e ou le 30ème et demi sur la liste tu lui feras pas remarquer tu es poli.
Comme c’est la première fois tu n’es pas trop brusque et tu ne lui donnes pas un choc sur le dos pour casser sa belle courbure et le travailler comme un morceau de fer forgé non tu le caresses il n’y a plus que ça à faire en regardant ces jolies fesses s’éloigner plus bas. Elle finit presque couchée sur le ventre, toi toujours en tailleur tu peux pas enchaîner comme si de rien n’était t’as mal aux genoux un peu et pendant les quelques secondes elle a le temps de se retourner en soufflant et en te faisant des yeux pathétiques.
Moi j’ai l’air penaud et je ne suis toujours pas au maximum de ma forme et là c’est pire faudrait faire quelque chose mais je rigole dans ma tête.
Ça doit pourtant pas être compliqué d’imiter la lapine ou la chatte en chaleur ou l’autruche. Je sais très bien imiter d'autres animaux de la forêt ou de la ferme moi-même mais ça va devenir vraiment indécent si j’en cause.
Tu lui pardonnes toujours à cause de ses fesses que tu regardes dès que ses vêtements sont à terre et elle se rattrape bien plus tard en prenant son air indulgent comme si c’était toi gamin qui avait enfin compris le truc. Mais tu la laisses sourire, c’est encore meilleur.
* « Oh mais c’est grand pour une femme »
- Mais non
- Mais si
- Elle avait des petites pattes alors je sais pas.
** Quand j’écris « je », c’est le personnage
*** Tout est vrai puisque je l’invente au fur et à mesure. Bientôt, allez.
19:43 Publié dans Notes à benner | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.04.2008
Je Nique Sur Lycos™ – Full of fun reloaded
Le site dont je parlais dans Full of fun, l-o-l est en réalité un avatar de Lycos France, le sympathique chien de la famille ami des enfants qui avance ni vu ni connu, dont le dernier Chiffre d'Affaires indiqué sur infogreffe s’élève à 8 974 701 € (bénéfices négatifs, et on va voir pourquoi, ici). En fait, c'est comme meetic (les recherches de chaîr fraîche peuvent être mixtes lycos/meetic...) sauf que tu ne payes pas. tout de suite.
Vous voulez du truc qui croustille sous la dent ? Voilà le procès-verbal.
Je ne comptais pas écrire une suite, je n’écris pas sur commande (pas encore, mauvais esprit). Et puis. Et puis il a fallu que je pense à (éventuellement) répondre à une poule à qui j’ai écrit. Salut petite nicky, en passant, si tu passes dans le coin (+ feinte gratuite © tous droits réservés).
Poke me back ahahah tu sais pas ce que tu loupes. Coquine.
J’en ai rien à foutre, de ce site (en règle générale, j'en ai rien à branler de rien). Un soir comme ça, c’est toujours mieux que la téloche (sauf Tila, célib et bi’) (et Dismissed). Moi, je me paye le luxe de toujours prendre le dernier mot (et c’est bien le seul truc que j’accepte de payer avec une nana (sauf quand je le veux, no rules) toujours mon féminisme forcené) : Le luxe, parce que je permets toujours aux autres ne pas me répondre. J’ai du mal à laisser un message sans réponse.
Qu’on me snobe par contre, ça me fait sourire - en général.
Efface tout de suite ce sourire de ta sale petite gueule, Guignol.
Prenez la petite Nicky. C’était le profil le plus humble de tout Love@Lycos. Et il y avait quelque chose dans ce Nicky, qui m’inspirait beaucoup, sans savoir quoi. Peut être la consonance avec Brouilly, ce vin du Rhône que j’affectionne tant.
Le profil le plus humble : Du genre salut je suis belle ihih, oh j’aime bien boire des verres de temps en temps, n’hésitez pas à m’écrire je vous répondrai.
Kikoo.
Elle ne m’a pas répondu, évidemment. J’avais pourtant une bonne feinte encore dans ma besace. J’avais pourtant l’âge, les épaules, l’expérience, le charisme. L’envergure. On m’a dit vas-y coco, tu leur fais ton tour de magie, tu focus, tu FOCUS bordel. Mais quand ton CV s’entasse parmi 300, les recruteuses vont boire un café ; Et les entraîneuses sont bien trop chères.
VA CHERCHER MON LYCOS
Le profil témoin dont je vais parler ici : Je vous livre TOUT le profil (sachant qu’un carnet de bord, un espace d’expression, un pseudo-blog-journal, un top des films préférés et que sais-je, sont à dispo, hein. (moi, je n’ai rien rempli, mais je n’ai pas d’exigences de princesse mal torchée).Et ce n’est pas le pire profil, oh ça non. Là on est typiquement dans un profil acceptable d’une fille 20% délurée / à moitié lettrée / qui a cinq minutes à tuer. (Faut-il préciser, déjà, à moitié belle).
XXXX
Je m'appelle XXXX. Je suis femme de 27 ans et je vis à Le Blanc Mesnil. Je recherche un(e) homme . Je suis ici pour - un nouveau départ-.
Ma dernière connexion était - 3 jour(s) auparavent -
La vita é bella !
Surprenez moi, on verra ce que l avenir réserve!!
--mails de 2 lignes et/ou profils sans photos: pas la peine--
plans Q pas la peine non plus
*DA ! Moi homme pareil-âge. Moi écrire*
Mails de deux lignes : Que veux tu que je te ponde un roman en intro ?
Je veux dire, tu vas pas te méfier et te dire que tu as à faire à un psychopathe ou que je fais du copier coller si je t'écris une prose de 20 lignes à partir de ton profil merdique qui ne dit rien ? Chagasse ?
Nan, tu t’méfies pas toi, t'y vas cash.
Profils sans photos : je vous décris la sienne. Elle n'est ni belle ni moche. Un beau sourire apparemment, mais c'est pas le top. Une pose dans le vent, la main sous le menton, naturelle. Regard caméra. (Bouge, bouge…)
Des cheveux mi-longs mi-beaux, une médaille (de clébard, de première communiante) entre la naissance de ses seins, que l'on ne voit pas tout de suite (seulement au deuxième rendez-vous, tu pourras dire à ta meilleure copine que tu m'as bien fait courir, coquinette)
Jte le dis entre nous, t'as un gros nez disgracieux.
Et tu habites le Blanc Mesnil. M'étonnerait pas que les deux soient liés si je peux me permettre, quoi, on est entre nous.
Je n’ai rien contre elle, mais les commentaires sur son LO (Livre d’Or) sont assez savoureux*
Je veux dire, à te lire, pupuce numéro XXXX, j’entendais déjà les talons claquer sur la place Vendôme et j’imaginais les vitrines briller de mille smics.
372 neuneus sur mon Livre d’Or, que faire ?
Le livre d’or Lycos™ c’est un peu les commentaires sur un blog. Laisse ton empreinte ici, pisse contre le poteau, on sait jamais. Par exemple, moi, j’ai UN commentaire sur mon livre d’or (à ce stade, c’est un peu un livre en papier je suis d’accord) (on a gâché une reliure pour moi). Le voici :
(mon profil en gros : « Je sais bien faire 3 choses, le ti punch et le crumble. »)
Extrait de mon Livre d’Or :
(titange87) : ti punch + crumble = 2
c'est quoi la 3° chose que tu sais bien faire ?
Elle non plus, donc, ne comprend pas ce que j’écris, ne vous faites pas de bile.
Pourquoi les profils de merde de nanas ont tous 200 ou 300 commentaires ? (sur ce point, on relira Houellebecq utilement…)
Notre profil témoin : 338 commentaires sur son LO (dont ses propres remerciements, « merci les neuneus sans qui rien n’aurait été possible »...)
Imaginez que je vous dise « bite » et que vous me laissiez 350 commentaires affamés en retour. Ce serait d’enfer. Grooooovy baby (Ok, Badstrip le fait bien) (mais bien).
Davy, Je remarque juste que le dessin avec Dorothée a disparu (Dans la télé à côté de Dorothée : « Je peux montrer ma kike, je peux montrer ma kike ?! (en pensée :) Dorothée, je te nique dans ma tête ! ») pour cause, c’est son futur employeur. C’est une faute grave d’humour drôle.
(Oui, mais j’ai dit commentaires affamés. Badstrip ne compte pas, donc. Il n’y a que des commentaires de geek).
Ô Brg que ton pseudo est beau, qu’il exprime toute la quintessence de la virilité contenue et de la finesse, ce concentré de french touch, j’en peux plus, prends moi (ça va lâche moi deux minutes, Brigitte). Vous rigolez ? Dans la réalité, c’est bien pire que ça.
*Regardez quelques exemples de commentaires laissés sur le Livre d’Or du profil témoin, donc :
salut!
plus de deux lignes
plein de photos
juste un petit coucou innocent (fois 30, respectent bien les consignes…)
Beautiful ! (fois 12)
(__/)
( +.+)
(")_(")
Voilà un piti doudou
pour te fais des calinoux (30 ans…)
Kissous miss... Tu es ravissante comme tout, meme que tu es a croquer... comme une laitue... lol lol (elle-ô- elle…)
wouah wouah wouah...
un visage, comme dans les films... le genre de film que l'on regarde les yeux brillant. qu'il ne finisse jamais ... car tu te sent pret d'elle et tu te sent bien lol (29 ans)
And Ze Winner Is
Pétillante, déterminée, radieuse, solaire, naturelle, sensible, ouverte, simple et raffinée, energique, ouverte, exigeante, drôle et si vivante, je suis charmé, plumé (pas encore rôti) et dépose sur ton livre une rose -'-,---@ (40 ans !!!)
On a vraiment très faim, à 40 ans. L’Expérience Parle. Plumé mais pas encore rôti, ça sent déjà le quadra grillé.
Toujours plus – C’est l’escalade. (on va enfin grimper quelque part)
Moi qui voulait prendre un nouveau départ (baiser) ou trouver l’âme sœur (baiser), avoir enfin une vie normale.
Je pense à des anciennes connaissances qui se marient. Quand beaucoup de mes anciens (ou toujours, je suis pas raciste anti-chiards) amis sont parents (bienvenue en banlieue). Aujourd’hui, il est plus facile de faire des enfants que de demander sa nana en mariage.
Mais comment on faisait, avant ??
Et bien, je vais vous le dire. On réservait une table dans le meilleur endroit – Le Soleil Italien, restaurant pizzeria-salsa-mexicain. Table 7, terrasse, bacs de pins miniatures qui nous protègent de la rue.
(On passe en snobant les pauvres qui vont au bistrot romain menu à 9.95, en face)
On faisait un jeu de piste : « Ma doudoune, tu vas jamais deviner où j’t’emmène ce soir » (sourire crispé à cause de la facture)
- Mmmm tu veux aller au Soleil (ce con ne va pas me demander en mariage ce soir, quand même ??) (je suis pas épilée).
- Ouais, et habille toi classe (sourire toujours crispé, transpiration faciale)
- …D’accord (il veut que je mette ma robe de pute)
- On y va ?
- Attends moi 5 minutes
- Ok. Tu es le Sooo-leil de ma vie.
- Ahahah. Atta’ j’arrive je vais prendre ma veste
*1h10 plus tard*
(instant Gillette Rose)
(appelez moi Blush Gordon)
Donc bref. On était là, à acheter trois mille balles quand même
Les copines de la mairie, le lundi matin, elles vont être dingues de voir ma caillasse achetée au centre commercial. Faut juste que je vire l’étiquette.
Et hop, une mariée.
Et comment on fait maintenant ?
Plus aucune nana n’est vraiment touchée dans sa chair par une propal’ de mariage dans l’Oise. Même si on lui fait miroiter une table de charcuterie géante soutenue par 10 tréteaux, et du Côte de Provence sans année à foison, sur lequel on peut lire « 2€ ».
Même ça.
Aujourd’hui, demander une nana en mariage est aussi dangereux que de lui tordre les poignets (en fait, bien plus).
Un conseil appuyé pour rester léger : Ne faites JAMAIS ça. Ni lui tordre les poignets, ni la demander en mariage.
Il faut fuir, toujours fuir, frapper fort sur les cuisses, être un peu brutal (= Viril = Homme = ne pas aller chez le dentiste = postillonner dans la gueule de ton interlocuteur) et surtout, surtout, oublier toutes les dates, oublier le nom de sa mère, oublier de rentrer le chien, oublier d’enlever le préservatif et toujours prendre un air de drogué quand elle nous fait une remarque. Vive les repas avec la belle-mère un peu beauf qui vote trop à droite. Mais tant pis, Happy Wedding.
Voilà un Homme qu’il est bon de demander en mariage. Ça change de toutes ces tafioles du net, quand même.
Bon. Ptêtre que je devrais mettre ma photo sur mon profil Lycos, jsuis con, aussi.
J’vous ai déjà dit que j’ai fait de l’impro/one boy show en classe de 5e ?
Plus tard, un prof de ping-pong a voulu me recruter (de là à en déduire…)
Ra7or non plus, n’a jamais répondu à mon dernier mail – je leur proposais un deuxième article (salut les gars !). Là ce serait du 65 commentaires, bah ouais. Un article paru déjà chez eux – aucun lien – aucun merci – aucune réponse quelques mois plus tard pour le deuxième. Travailler plus pour moins de lien (social ?). Je vois qu’ils n’ont pas eu de mères pour leur apprendre la politesse. Oh, ils doivent être occupés par leur boulot – Je le suis aussi.
Les culottes ne seront pas remboursées par la rédaction.
Vous embrasse.
The Dixie Cups - Chapel of Love
Vous voulez du pseudo vrai chopé en 5 minutes ? 25-35 ans, Paris&environs.
Malichieuse (mon préféré)
soupirdefellation
excitemoisensuel
Mante_religieuse1
petiteange1980
mapuce91
petitcoeur813
tite_fleur1
la-plaie
Et ça suffit pour choper. Vive la joie.
Rendez vous sur Facebook ? NON. (je dis un petit non à Jen, on se verra ailleurs, et un gros NON comme un gros mot à toutes mes ex qui y sont ou pas. Vous pouvez poker du consultant indien ou luxembourgeois freelance et envoyer des zombies mutants à mes potes, j’en ai RIEN à carrer, ou c’est mal me connaître).
Brg, bon chien.
10:52 Publié dans A la petite semaine | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jnsm, lycos
26.04.2008
Edith, Boris, et la musique éternelle des noirs américains
Les piles des disques, des grands classiques : Les Beatles (Tous, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band), The Rolling Stones, Fats Waller, Armstrong, Boris Vian, je suis snob, Jimi Hendrix etc. Un trésor inestimable.
Night Time is the right time (lady). You don't know me. Ain't that love.
Quand j’ai été voir La Môme, je n’ai pas pleuré, à la fin. J’avais la main d’une femme qui m’écrasait la main gauche. Alors, moi qui avait l’habitude, je lui ai souri en la regardant pleurer mi-amusée, mi-énervée de s’être laissée prendre. Je ne regrette rien.
Et merde, on peut écouter Slayer et NTM, on a beau sortir à la scène bastille, au chantier interdit, tout ça n’a pas d’importance, Paris finira toujours sur les pavés, sous la pluie, entre les pingouins moitié absents prenant leur service sur le boulevard Saint-Germain, dans un îlot de clarté. Paris me manquait tant. Vous êtes l’âme de Paris, Edith.

11:35 Publié dans A la petite semaine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.04.2008
-
Vous en reprendrez bien une petite lynchette ? (nope)
J’ai compris Mulholland Drive (Requiem for a dream m'a bien aidé). Par contre, je n’ai pas compris, mais pas du tout, Twin Peaks… Pas vu Lost Highway encore, paraît qu’il y a du niveau.
Au meilleur bar de l’arrondissement selon cityvox (je le savais) : Un barman nettoie des verres et regarde un écrivain.
C’est la fille à côté de moi, au bar. Elle griffonne un carnet qui a l’air de servir à ça. Elle a l’air artiste maudite, elle. Jeune, maudite et qu’en a rien à foutre. Elle boit très rapidement son demi dans un verre droit et me regarde à peine et ça coule un peu sur le papier.
Deux barmans ont un sourire amusé mais elle n’y prête pas attention.
Je griffonne quelque chose sur le dos d’un courrier de Registrations Services Inc. Ces pubs B2B en pile dans ma boite aux lettres (La forêt amazonienne, des stades de foot US dans nos BAL). Avant, j’écrivais des hiéroglyphes tassés sur un ticket de RER quand ça me prenait. Maintenant les courriers. Achetez-moi un cahier à spirale Carrefour.
Elle est peut être blogueuse, la fille. Ou scénariste. Etc.
15:30 Publié dans Notes à benner | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2008
Gavalda, John, John et moi (2/3)
Excusez-moi pour le contretemps, j’étais chez le vieux Tony en bas, je suis son support informatique officiel. En échange, il me nourrit avec les meilleures pizza de Paris. Tous les ingrédients, de la pâte aux tomates, sont importés d’Italie. Les dioxines sont aussi italiennes et supporteraient un Materazzi sans hésiter. Noix de coco contre pizza. Essayez un jour de paramétrer une connection wifi intégrée / Livebox, quand la Livebox n’est pas accessible [dans un local fermé, à côté]. Fais moi un tour de magie, l’élégant. Reste le clair-obscur d’une salle de restaurant fermée au public, un peu enfumée, ou plus rien ne bouge [Arrête de romancer ta vie, connard] ; Et parler de l’arrière petit fils de Khomeini, ancien musulman intégriste converti au catholicisme à 18 ans est déjà un très bon début d’histoire…
J’ai corrigé La faute de la précédente note. Je suis toujours très mauvais sur un écran d’ordi – je réédite parfois cinq fois pour corriger les coquilles du brouillon, quand j’ai rendu ma copie du bac sans me relire, confiant. Il ne fallait pas qu’Anna me dise : « Apprends à conjuguer le verbe écrire, pour commencer » Malgré ma répartie légendaire, j’aurais été chagrin. A l’avenir, n’hésitez pas à me signaler les coquilles, erreurs de grammaire etc si vous en voyez.
J’entends une voix : enfin, ton premier bouquin, quoi, merde.
Le premier livre d’Anna Gavalda – j’en profite pour saluer mes lecteurs suisses, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, 1999.
Trois nouvelles résument le résumé qu’est cette première œuvre – comme toute première œuvre, je le
1. Permission, la nouvelle-titre (ndm : qui donne son titre au recueil, par une des répliques d’un des personnages de cette nouvelle, fisoan), évidemment.
2. I.I.G (Elles sont bêtes ces femmes qui veulent un bébé. Elles sont bêtes. …)
3. Clic-Clac (= Ensemble c’est tout = La consolante, en partie, j’imagine)
Ma préférée, The Opel Touch (Telle que vous me voyez là, je marche dans la rue Eugène-Gognon. Tout un programme…)
Et un peu en retrait dans l’ombre du podium, mais bien présente, Pendant des années. (Ecoute, Pierre. Je vais mourir. / Je voudrais te sentir. Pendant toutes ces années / elle avait eu envie de respirer mon odeur)
Il faut lire ça.
L’orgeuil – Dons de Dieu, Lucifer, le tout dans la même pièce. Remuez
Je n’ai jamais vu de photo d’elle.
(Laisse la tranquille – j’aime faire le singe devant les surdouées) J’en veux à tes critiques, là. Et ce n’est pas uniquement de moi dont il s’agit ; Mais de nous. Elle n’est pas incluse dans ce nous.
Anna, je t’aime bien, au présent aussi même si ça fait un bail. Allez pas croire. Bravissimo.
Faudrait que t’aies un blog, Anna. Faudrait qu’on se fasse une battle. Tu as la ceinture réunifiée LeDilettante-DV-JAILU-WBC-WBA. Tout le monde en parle. Ça m’arrangerait bien. C’est pour ça que j’t’e Hèle, Hey, woman (deux centimes pour l’artiste). S’appuyer contre toi. Gagner encore un niveau.

Elle a versé le premier sang, Colonel - C’était pas ma guerre…
Je me dis en ce moment que je ne regarde pas assez la télé. Sous-culture et associations d’idées et… (tilt, de temps en temps).
qui ne manque pas de panache,
Je te lirai, Anna.. Peut être. 614 pages quand même – Ouch. Les pavés, sur la plage. Il me faut des vacances. A vrai dire, je suis K-O d’avance ; Dans le même temps, ta cote atteint des sommets. Et ça devient de plus en plus amusant.

(Aparté : Tu adores mon prénom. Il apparaît pas mal de fois dans Je voudrais).
(Tu as bon goût, donc) (J’en deviens aussi, un personnage).
mais qui demande encore à être maîtrisé.
Tu fais de l’import d’Irving sous le manteau français. J’tai vu.
Il faudrait épurer le texte d’effets trop vus et déconstruire un peu la linéarité du récit.
Anna. Vends-en encore (1.)400.000 pas de problème. Moi ça m’arrange. Quand je vais m’asseoir dans le fauteuil de ton éditeur, le cuir sera un peu plus épais, mon café trouvera du sucre – et j’en aurai besoin, il y a de fortes chances que j’arrive à moitié déchiré de la soirée de la veille. Ou qu’ils m’envoient au Diable. Les cons.
Malgré ses qualités, nous pensons que nous ne pouvons défendre, dans une de nos collections, votre manuscrit.
Tout ça, c’est rien que de la fiction.
Ci-jointe, une liste de tous les hôpitaux psychatriques français, nous nous permettons de vous recommander spécialement Cadillac, en Gironde.
Cdlt,
Ton futur éditeur.
Paresse – Attends, Belphégor m’envoit un texto et m’invite à un mix.
Luxure, Colère, Gourmandise, Orgueil et Paresse.
Reste trois péchés capitaux.
John Rambo, tu m’entends ? Rends toi, John.
Suite et fin dans l’épisode 3 (Le retour du Roi ?)
18:28 Publié dans Notes in the mood | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gavalda, rambo, irving
23.04.2008
Gavalda, Téquila, premier shot.
Trois de ses livres sont devenus des best-sellers : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part [1] s'est vendu à 1 885 000 exemplaires, Je l'aimais à 1 259 000 exemplaires et Ensemble c'est tout à 2 040 000 exemplaires[2].
Hey, je veux dire, la Anna, c’t’une fille du coin. Ouais, je connais Melun sixième zone. Vite fait, alors. Ouais, je sais, je sais. On fait pas plus abscons comme ville – il fallait bien l’écrire un jour. J’suis pas né du dernier Brie. Anna, on t’aime.
Oui, c'est encore plein d'émotions et de bons sentiments. Et alors? Il carbure à quoi d'autre, le palpitant?
Lire, avril 2008.
Chroniques Barbares, avril 2008.
C’est le triomphe des bons sentiments, certes, mais cela nous change de la noirceur et du cynisme ambiants.
Le Pèlerin, avril 2008.
Fallait pas voter pour des corbeaux, on vous l’avait bien dit.
Chroniques Barbares, avril 2008.
Anna Gavalda ne s’embarrasse pas de pronoms, elle va à l’essentiel!
France Soir, mars 2008
En 614 pages seulement. HannaH Arend’t’oi !
Chroniques Barbares, avril 2008.
Re : Un roman que seule une femme pouvait écrire.
France Soir, mars 2008
J.K.Rowling on the Flore, laughing! Encore un truc écrit sous le coup de l’émotion.
Chroniques Barbares, avril 2008.
Roman de la maturité filtrant une observation remarquable sur la rupture de tous les liens familiaux et sociaux...
24h Lausanne, mars 2008.
Quand même. Il devrait y avoir du fond, intelligente et douée et habile. Les liens sociaux. Mais pourrais-tu en dire plus (autant) en moins de pages ? Es tu à la hauteur de ton talent – toi-même ? Va-t-on tourner longtemps autour de ce Buffalo Grill de banlieue et la maison en Haute-Loire ? Je veux dire, j'ai un penchant pour ça, moi.
20h52 Rapports franco-syriens: l'Elysée nuance
20h04 Morsang-sur-Orge: un suspect écroué
19h46 Peut-être 300.000 morts au Darfour (ONU)
J’ai eu UNE professeur de français aussi. Plusieurs évidemment – le côté connasse, je connais très bien, également, pour y mettre du relief. Je les connais ces nanas. Du gros par cœur. J’ai cerné tout ça quand je buvais encore de la vodka à l’intercours (tu notes que j’avais pas des goûts très assurés à l’époque). J’ai cerné tout ça parce que j’étais un cancre. 3 de moyenne en französich dans un lycée du domaine du (grand) public. Je t’en voudrais presque Anna, tu as été dure avec moi, presque parce que ce n’était pas toi ; Alors à cette jeune professeur de 25 ans qui fait un mot devant trente personnes pour me mettre mal à l’aise, pour souligner mon dernier 5 bien acquis – Je suis pas doué en poésie de merde vous l’avez vu ici -, j’ai dû déclarer ma flamme (la fougue de la jeunesse, vous connaissez) – facile de s’en prendre au cancre, pas vrai ? Il fallait que je me lève :
- mademoiselle…
- Oui ? (l’air mauvais du défi) (après son jeu de mots à la con)
- Vous êtes vierge. …c’était pas une question.
(le rouge de la confirmation) (Le rouge et le blanc) (30 ados dans la poche pour l’éternité) (16 filles à la queue-je-je contre une poignée de points en moins. Bon deal.).
Luxure – plaisir immédiat - L’apnée d’après j’avais 6 à l’oral du bac. Aucun lien de causalité. Je crache par terre.
Elle pouvait bien me parler de littérature, hin hin hin.
Et alors là, les trois mousquetaires clop clop clop (bruitage noix de coco)
Quand tout à coup !!! Donne moi une Despé bordel, je M’EMMERDE.
Soudainement Portos s’en vint quêter l’avis d’son soc’ Aramis
Et puis la princesse a ses règles ou elle est chez les angliches, j’ai pas très bien compris. Faites le parallèle avec la guerre sino-japonaise de 1905 si vous faites sciences-po.
Quelle merde. Qui a écrit cette bouse ???
Colère – courte folie entraînant des actes regrettables. Rage.
La rangée de minijupes au fond m’intéressait beaucoup plus. Intercours : les jambes se lèvent (je veux dire, LES 4 jambes de la classe). Et alors là. Et alors là. Woooo. Toute la beauté du monde aurait filmé Marc Esposito. Jamais rien vu qui me coupait autant l’envie d’une cigarette.
J’avais chopé le truc, j’étais au premier rang à chaque cours. J’ai fait un émule – j’ai souvent produit des sectes à deux personnes. On est toujours amis aujourd’hui. Le meilleur point de vue quand je tordais le coup sur les coups de 11h25. Quinze ans. (Mon Dieu, aurait écrit Anna).
Anna. J’aime bien ce prénom. Je sais que tu as été déflorée bien avant. Tu es d’un autre versant. C’est bon, c’est bon. Tu as quand même bien bachoté on peut pas le cacher.
J’en viens à parler de la première fois d’Anna Gavalda sur un blog. C’est la vie, c’est la vie ; Erf. I’ve been waiting for you, Obi-wan Gavalda - We meet again at last ; ça aurait de la gueule. Mais t’as choisi français première langue.
Pas vu l'adaptation ciné de 2007 : Ensemble c'est tout.
Je n’ai lu que JVQQMQQP. Ah et Je t’aimais, je crois. Tes livres sont dans les piles de livres chez les gens, dans les basement, juste à côté du vin sur les étagères en pin clair ikéa, et de la machine à laver, tu comprends, elle faisait trop de bruit en haut et puis on s’est dit que, depuis le petit dernier. C’est bon, t’as écrit ça il y a trente ans. Je suis intimidé. La suite, demain.
Gourmandise – ça dérape vite en gloutonnerie
Brg gourmand parfois glouton – le truc vert de Ghostbusters. Il y en aura 8, tous capiteux - des péchés. EIG8T
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22.04.2008
Concorde un peu trop classique
Parmi eux dans deux sens opposés, cette femme en tailleur, la quarantaine épanouie. Cet homme du même âge environ, qui s’approche à grand pas.
Lui qui rêve. Ne sait pas très bien où il va ou c'est juste son air, il s'approche à grand pas. La reconnaît bien sûr, il n’y a vraiment que lui qui est surpris. Alors il est spontané, et son volte-face l’interpelle - elle n'allait pas le voir.
La bouche ouverte.
… s’arrête et se retourne. Deux enfants coupent le trait imaginaire. Ça parle allemand autour d’eux quelques instants. Quelqu’un lui cogne l’épaule légèrement mais il ne le voit pas.
Elle a une attitude neutre. Le neutre est bien ancré sur son visage. Trop pour ne pas le troubler plus. Qu’est-ce qu’il faudrait dire. Par quoi commence-t-on. Est-ce qu’on a envie de se parler ? Pas eu le temps d’y penser, c’est là.
Ils étaient amis mais… (et avant ça ?). Lui a envie de parler mais ne sait pas quoi dire, alors ils laissent passer quelques personnes. Aucun des deux ne s’approche pour l’instant. Elle sait que si elle prend une décision, il la suivra. La décision de ne pas faire la cuisine ce soir. Ça fait combien. Ça fait dix ans. Onze, Douze… Comme ça. Et puis il y a des choses, qu’on ne peut pas vraiment dire.
16:14 Publié dans Word | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2008
Test de paternité
(lowcost : pinte de bière à 3€) (donc, bar d’étudiantes. Vous suivez ? Ou plutôt, je les suis. Mes amis.).
(je connais bien moins cher dans le 16e) (…même plus le gobelet en plastique)
Deux des types sont dans le bâtiment (plomberie…). L’un a un piercing et des tatouages et une gueule d’ange vicieux, l’autre fait deux mètres moins 4. Accessoirement, il a une ceinture noire dans un sport de combat d’enfoirés (un truc indonésien). Et puis il y a moi, qui me donne un beau rôle [L’air génial, comme d’habitude] [éméché] :
- T’as une sale gueule toi
- Elle est constipée, c’était dur cette nuit. Elle a pas dormi.
- Oh, ptite mère. La mienne aussi, la semaine dernière.
- J’ai dû aller à la pharmacie de garde, à Montparnasse.
- Le mien fait de l’eczéma. Faut que je l’emmène chez le veto, ça m’emmerde un peu.
- Tu vas chez la Caspard-Chaspey, à l’angle, là… ?
- Ouaip. Elle est chéros mais bon.
- Bon ça va la petite sinon ?
- Ça va ça va
- Ouais bah cette nuit, enfin plutôt ce matin, j’ai dormi entre 8h et 11h
Après 4h il faut que j’attende 8h.
- ça me rappelle quand elle était petite…
- Tu m’étonnes. La mienne a fait ses nuits à 6 mois.
- Ah ouais, si tard que ça ?
C’est ma fille, ma bataille.
Tout ça, au milieu des rires gras comme un port thonier.
18:19 Publié dans A la petite semaine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.04.2008
Genèse III : L'aube du Je
J’interromps mon discours quelques instants – Je dis pardonnez cette régression. Plissons les yeux dans le rétro en soufflant sur ce mug (cette grande tasse, ouais).
Tu viens prendre le petit déjeuner avec moi ?
En 1983, j’étais petit, j’étais beau, je sentais bon les sablés chaud. Sur ma couche, on lisait – PERSONNE. Sur mon bras droit, MAMAN.
(sur l’étiquette de mon sous pull marron en classe de mer, mon nom de famille)
(ça sentait pas très bon, la Manche, et les étoiles de mer crevées)
Ce matin, je pense à mes petits-déjeuners. A des œufs, à de l’huile d’olives, bacon, toasts, confitures, brocciu, oranges fraîches – pas tout en même temps, tous les jours. [L’huile d’olives étant la meilleure huile de friture car supportant la température la plus haute avant dégradation, 220°C environ, devant l’huile de tournesol, 210°C. Ah ouais, toutes les autres huiles sont à jeter. Sauf pour la salade]. Aux petits-déjeuners de LUXE qu’on sert dans certains cafés parisiens. Aux petits-déjeuners de films, celui de Pulp Fiction par exemple. Celui des breakfast in America. Ceux dans les bowlings anglais. Ceux avec toi, passés et à venir. Ce matin, je me ressers trois fois du café, et je savoure. Le matin.
J’en vois au fond de la salle qui ont du mal à suivre et qui rigolent bêtement avec des moustaches de lait comme des grands niais.
Vous savez que le lait de vache est destiné aux veaux, normalement ? Et le lait de femme aux petits humains ?
Vous avez l’air con les gars.
Je vous vois d’ici suçoter connement les nibards de votre blonde.
A part le lait maternel, le lait non transformé est mauvais et c’est un aliment (très) fragile, même dans un frigo propre. Et donc, non, nous n’avons pas le même système digestif qu’une vache, les mêmes enzymes pour dégrader les mêmes saloperies, exactement. Si l’évolution ne t’a pas fait pour boire du lait de vache directement sous la vache, cet aliment ne t’est d’aucune utilité, réfléchis deux minutes.
Voilà, je t’ai affranchi.
Je n’aime pas le lait ; Je n’aime pas le yöghurt ou peu importe comment ça s’écrit – je suis latin, pas slave – je n’aime pas le Danao – je suis intelligent, pas stupide – etc. J'aime le croire. J’aime le fromage. Et les milk-shake, ok, à dose homéopathique. Et le café au lit.
Refuser de boire mon verre de lait à la maternelle a été mon premier acte de rébellion – Mémoire Génétique ? Non, en fait, Difficultés Gastriques. La maternelle est un endroit dur, rempli de femmes-kapo assistantes à moustaches qui n’ont pas le certificat de fin d’études, qui ont raté leur vie et leur progéniture, et sont bien décidées à torturer un peu la marmaille communiste pour passer le temps (Communiste ? La vie en communauté en culotte courte, les pissotières soviétiques en rang, les BN en commun, les transports amoureux, les petits mots d’amour et d’adieu écrits sur un bout de couche, déjà). Donc, devant l’imbécillité des adultes – bois ton verre de lait, obéissons aveuglément aux ordres du Soviet Suprême sans les discuter – la ruse enfantine qui consistait à refiler ma bouillasse UHT discrètement au gros Kevin qui se pourléchait les babines pas très loin (soit un drôle de sabotage).
La première partie de ma vie, je l’ai ressentie comme un humain de Matrix, enfermé dans un cocon alien et branché à la machine, réduit contre ma volonté à l’état de larve, privé de la Liberté.
A neuf ans, ma mère me donnait à lire La Métamorphose, de Kafka. On a voulu m’envoyer chez le psy, après ma fiche de lecture des vacances de pâques.
Acte de rébellion quand je faisais à peine en hauteur la taille des porte manteaux que l’on installe dans ce genre de lieux. Déjà un cœur de Barbudos, pas vrai. Le Che non manquant à l’appel - tu causes. D’ailleurs, j’aimais crapahuter au-delà des barrières en bois de la cour (prison), sur l’herbe (interdite à cause du vieux jardinier polonais tout le temps bourré, hey, de l’herbe c’est pas vraiment fait pour marcher dessus mon petit gars) (Première Leçon de Vie) (alors fumons-la ou brûlons-la, devrai-je me dire bien plus tard) dès que j’échappais quelques secondes à l’attention des matons, qui, comme dans toutes les écoles du monde comme le veulent les lois immuables de la nature, se postaient avec leurs gobelets en plastique en un cercle comprimé à proximité de la casemate du dirlo, comme des grues roses stupides et laides autour d’un méchant corbeau.
La vie au stalag m’occupait pas mal pendant la journée.
Grande sœur au petit déjeuner fixait (vous savez, ces regards au-delà des objets, au-delà des murs) (comme dans Sixième sens : je-vois-des-gens-morts, ‘voyez ?) la boite de céréales. Semblait lire la composition chimique sur le côté de l’auge pour petits cochons sevrés servie par les grands noms amerloques de l’industrie agro-alimentaire.
Naissance d’une machine intellectuelle froide et impressionnante (intimidante) - je suis le débile profond de la fratrie - revenue dans le monde des humains avec la maternité. Ma sœur.
Moi, le petit, je trépignais de la voir faire ça. Alors je passais ma main comme on passe la main devant les yeux d’un somnambule – plusieurs fois. Aucune réaction, les yeux voyaient au-delà des murs, bien au-delà de l’agitation des cinq petits doigts. Alors je lui ordonnais d’arrêter. Alors je la secouais.
MAMAN. SŒUR RECOMMENCE.
- Laisse la tranquille
Alors mon petit visage démuni se faisait obstacle devant la boite de céréales, et mes petits yeux ronds de singe essayaient grimace-imitation incluse, de voir au-delà de ma sœur.
Alors ma sœur s’exaspérait et recommençait à respirer (bruyamment). Alors je lui disais qu’elle était bien moche avec ces lunettes. On s’aimait, quoi.
Il n’y avait que ce moyen pour la ramener du monde des choses invisibles.
Tout se joue très jeune, finalement : Rebelle, Intellectuelle, nous étions préparés différemment aux barricades du marché du travail (là, c’était histoire de faire un mot) (ce sera la pépite de chocolat en vrai chocolat dans ton Danao dégueu du samedi).
(Là je joue de mon piano Dell, je fais mes gammes, j’improvise, je joue si bien Drown In My Own Tears, je te fais signe de venir t’asseoir près de moi, déjà conquise et humide, jouer d’un autre morceau)
Là, j’en fais trop, mais je m’en tire toujours par une pirouette.
(C’est bien le problème)
Et donc, ces petits-déjeuners, il FAUT les étirer en langueurs. Il faut mélanger les saveurs (un morceau de porc grillé – un trait de jus d’orange frais et acide… La chair et l'esprit) pour prolonger les goûts sucrés-salés de la nuit d’avant, de la vie d’avant. Les prolonger une heure le week-end, une matinée entière en vacances. Laisser des longs silences, utiliser ses autres sens, le toucher, par exemple. Trouver un bon morceau d’Atlantic Records, ou écouter les bruits de la ville (Cette putain d’alarme qui a réveillé tout le quartier, là…).
Je ne vais pas vous dire de fumer, mais dans sa malédiction, le fumeur connaît le bonheur secret de rajouter une saveur en plus des autres.
Je ne sais pas si Dieu fume des havanes tous les jours (Dieu est-il riche ? Quelle idée bizarre de penser ça. Lit-il les pages saumon du Figaro ou l’horoscope du Parisien ?) mais Dieu est certainement, résolument, contre toute loi anti-tabac.
Ô bande d’anciens scouts anciens de la kermesse du village anciens de la première communion buvez votre verre de lait, dites vos oui-oui, marchez dans le rang, anciens de langue première allemand, anciens des classes de latin, anciens engoncés dans la Classe S germanique, l’automobile de ton père ou la classe de taupins de la boite à bachot payante, surtaxée même, de ta mère, par ailleurs présidente au nez pincé du club de lecture du mercredi, votez Sarkozy&Avatars pour des siècles et des siècles dans l’ignorance crasse de vos psaumes créationnistes.
C’est mon côté Will Hunting mâtiné de Desproges, qui parle.
Nous, on est à la terrasse du Continental, dans quelque pays merveilleux plein de lumière et de brumes, moi, je caresse ses beaux cheveux bruns et fins, elle, elle se laisse décoiffer sans rien dire, je lui masse les tempes de gestes encore endormis, je tousse un peu pour m’éclaircir la voix et parce que la fumée de sa cigarette, elle, elle grelotte dans ce vieux sweat à capuche trop grand mais garde ses jambes solidement plantées sur la table et sa tête dans le creux de mon épaule et n’a pas l’intention de bouger, car elle apprécie – elle sait apprécier la fraîcheur du petit matin, après une nuit délicieuse à se vautrer dans la fange.

Ceci est mon corps.
C’est dans l’amour, ce matin, mes fils et mes filles, que je vous caresse tous la joue avec cette note d’un optimisme criard et flagrant tendance art-déco. L’optimisme primordial. Toi, tu piques.
Et toi, sois bénie. Envie de te caresser sous la jupe. Je fais évidemment un clin d’oeil à mon inspiration. Tu me ferais l’amour, alors ?
C’est beau de voir un blogueur s’épanouir comme un Marine à la fin de sa formation à Parris Island. (J’entends encore l’autre, Fais moi rêver !) (Alors en voiture, momone…).
Tu sais que je suis cabot, aussi. Tu m’aimes pour ça. Amen.

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