30.04.2008

My Way

Eté 1996, rien ne va plus. La mère d'un ami chez qui je vivais la moitié du temps insiste pour que nous partions tous les deux en stage en Angleterre, pour que j'accompagne son fils. J'ai hésité à revenir directement chez moi, l'adolescence etc. Finalement je reviens, je suivais un peu une fille que j'ai rencontré là-bas. Forcément. Evidemment, des souvenirs pour la vie dans cette petite ville de la mer du nord. Nous étions les plus jeunes, quinze ans... [La poire était l'ainé du groupe à 22 ans] [un papa]. J'étais celui qui. Avait le plus de vices.
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Le frère de Perrine - La poire - Perrine - Moi - Sandrine, je crois.
Elle sentait bon le sud-ouest, Perrine.
Pour avoir une idée de l'échelle, je faisais déjà 1m85 [je n'ai pas changé : un peu de mal à le croire à la vue de cette photo, sont grands ces cons] [merde, je n'ai plus mon treillis neige
Ouais, je donne toujours des surnoms aux gens, très souvent adoptés par le groupe.
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? une gamine qui n'avait rien à faire là - Riton (notez ses menottes et les lunettes) - ? - toujours sandrine - Stéphanie de Versailles (prototype) - toujours moi les cheveux rouges, avec une AUTRE veste à capuche. Celle de la première photo est une Pungent stench © Leur page myspace ici.
 
Bon ce sont deux photos papier reprises avec mon tél portable. Et merde hautetfort, Elles ne s'affichent pas en plus grand sur une autre page, ça ne fonctionne pas votre truc. 
 
On a tout corrompu, y compris le prof assistant anglais qui a finit par nous trouver de la bonne beuh et venir fumer avec nous.
Des locaux ont rejoint le groupe [peut être 25/30 personnes au total]
Roll roll roll your spliff, pass it to your friends!
roll, roll, roll, smoke it to the end! 
 
Il y avait la blague Lollipop aussi, pour ceux qui comprennent. 
 
Tous les soirs l'happy hour commençait à 18h, dans ce pub.
La desperados était à une livre cinquante, dix balles. Je finissais tous les soirs allongé sur le billard [au sens propre] terminant une ou deux cigarettes. On insistait pour mettre nos CD.
Au bout d'une semaine, le bar nous a été interdit par le gérant. A tous les français d'ailleurs, pour un temps je pense bien.
Pas de problème, outre le fait que nous étions avec des majeurs, je faisais plus que mon âge à cette époque, et je pouvais sans sourciller acheter 3 packs de bière, des cigarettes anglaises et des revues pornos au magasin d'alcools local et me ballader en sifflotant dans la ville.
(ouais, la seule fois où le type m'a demandé mon ID card, j'ai répliqué "c'mon. And give me this porn stuff". Il s'est exécuté. Je planais grave.) 
 
Episode surréaliste vécu #1 [message de prévention du ministère de la jeunesse et des sports]
Un soir, étalé sur l'herbe pendant le bad trip le plus gros de ma petite histoire, quelques filles du groupe sont penchées sur moi.
Je respire mais je dois avoir les yeux vitreux. La Poire pense qu'il faut appeler une ambulance, histoire d'être responsable. Ils en discutent plus ou moins sereinement pendant que je suis en train de subclaquer sur le gazon béni.
Et Perrine, un peu éméchée, penchée sur moi, déclare : "Moi, j'ai bien envie de le raccompagner jusqu'à son lit"
Une fille non identifiée à côté d'elle : "Non mais Perrine, calme toi, c'est pas le moment"
Moi (la bouche ouverte, les yeux fixes et flous, ne pouvant pas parler) avec l'envie de crier : "Mais TA GUEULE, LAISSE LA ME BORDER"
Le cauchemar, ne rien pouvoir dire ou faire, paralysé. Elle aurait fait une parfaite infirmière. Il n'y aura pas de suite avec elle.
Ce que j'étais beau, en soldat blessé.
 
Episode surréaliste vécu #2 [faire-part du ministère amer uhuh]
Je suis avec mon ami dans le vestibule à l'entrée de notre pub, je ne sais plus pourquoi, pendant que l'anglais et un ami commencent à boire au fond.
Et là, comme dans une BD de Franck Margerin, un CAR DE TOP MODEL SUEDOISES s'arrête dans ce trou paumé. C'est déjà surréaliste.
Mais genre mini-top-model, 16-18 ans. Peut être 20 filles, 20 bombes.
4 des filles viennent en reconnaissance et entrent dans le pub. Nous sommes les portiers, ça tombe bien. Mon ami n'a jamais la langue dans sa poche, on engage la conversation en faisant une superbe promotion de l'établissement.
Très vite on précise "We're french" (c'est dingue comme ça marche bien quand même)
Et deux des filles de répondre : "Noooo you're not, c'm'on"
Et de nous demander, devant nos protestations, de dire une ou deux phrases en français, pour voir (elles sont devenues très suspicieuses après leurs grands sourires)
Et nous, on se regarde comme des cons, pensant en anglais, parlant anglais depuis une bonne semaine, immersion totale. Je servais souvent de traducteur pour les filles du groupe avec l'anglais qui parlait à une vitesse incroyable.
Au bout de quelques secondes j'arrive à baragouiner un truc en français, minable;
Tellement minable que les quatre nanas se regardent et j'ai pu lire "non mais laisse, putain de rosbeefs mythomanes"
Ouais, elles ont fait demi-tour et ont été trouver un autre pub.
Surréaliste je vous le disais. J'ai dû me pincer pour croire ce que j'ai vu; (et là juste à l'instant, j'y réfléchis encore avant de valider...)

Le CD des fugees était à Perrine, je crois.
[bouteille à la mer : écrivez-moi pour dire bonjour]
 
X 

29.04.2008

Passement de jambes

Note sur le pouce inspirée du beulogue ("on ne sait pas faire deux choses en même temps" = vous avez des problèmes de positionnement spatial) via l'interview de Lib.
 
- Rien à voir avec le printemps -

Bon, prenons (ensemble) une femme dans les 1m68* environ mais ça n’a rien à voir puisque c’est une fiction.
Admettons qu’un soir je** me retrouve derrière elle – je vous passe les conversations intelligentes qui précèdent c’est trop fatigant à imaginer - avec une vue plutôt sympa le genre de vue tu te dis ok ça valait le coup de se lever le matin cette semaine (ça c’est facile à penser).

Tu vas pour la pénétrer et tu t’aperçois que tu es un peu trop haut. Que fait-elle à ce moment là ?
Correct, elle écarte les jambes un peu plus ce qui fait encore descendre son centre de gravité, et toi tu fais pareil tu essayes de rattraper le coup pour parler franchement jusqu’au point où tu ne sens plus les jointures de ton bassin et que tu as l’air d’un gros boeuf qui après quinze ans de pratique*** ne sait pas trouver où ça se met sur ce modèle qui sur ce point n’est pas trop différent du précédent puisque de toutes façons la nature est bien faite surtout dans sa robe noire à cette fameuse soirée.
Et en plus elle fait le dos rond.
Ça valait bien le coup d’être le 30e ou le 30ème et demi sur la liste tu lui feras pas remarquer tu es poli.
Comme c’est la première fois tu n’es pas trop brusque et tu ne lui donnes pas un choc sur le dos pour casser sa belle courbure et le travailler comme un morceau de fer forgé non tu le caresses il n’y a plus que ça à faire en regardant ces jolies fesses s’éloigner plus bas. Elle finit presque couchée sur le ventre, toi toujours en tailleur tu peux pas enchaîner comme si de rien n’était t’as mal aux genoux un peu et pendant les quelques secondes elle a le temps de se retourner en soufflant et en te faisant des yeux pathétiques.

Moi j’ai l’air penaud et je ne suis toujours pas au maximum de ma forme et là c’est pire faudrait faire quelque chose mais je rigole dans ma tête.

Ça doit pourtant pas être compliqué d’imiter la lapine ou la chatte en chaleur ou l’autruche. Je sais très bien imiter d'autres animaux de la forêt ou de la ferme moi-même mais ça va devenir vraiment indécent si j’en cause.

Tu lui pardonnes toujours à cause de ses fesses que tu regardes dès que ses vêtements sont à terre et elle se rattrape bien plus tard en prenant son air indulgent comme si c’était toi gamin qui avait enfin compris le truc. Mais tu la laisses sourire, c’est encore meilleur.

* « Oh mais c’est grand pour une femme »
-    Mais non
-    Mais si
-    Elle avait des petites pattes alors je sais pas.
** Quand j’écris « je », c’est le personnage
*** Tout est vrai puisque je l’invente au fur et à mesure. Bientôt, allez.
 

28.04.2008

Je Nique Sur Lycos™ – Full of fun reloaded

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photo non contractuelle - surtout les racines de la blonde

Le site dont je parlais dans Full of fun, l-o-l est en réalité un avatar de Lycos France, le sympathique chien de la famille ami des enfants qui avance ni vu ni connu, dont le dernier Chiffre d'Affaires indiqué sur infogreffe s’élève à 8 974 701 € (bénéfices négatifs, et on va voir pourquoi, ici). En fait, c'est comme meetic (les recherches de chaîr fraîche peuvent être mixtes lycos/meetic...) sauf que tu ne payes pas. tout de suite.
Lycos, vous savez, le site où je cherche gratuitement sans chercher, pour me détendre, le lundi 37 avril au soir.

Vous voulez du truc qui croustille sous la dent ? Voilà le procès-verbal.

Je ne comptais pas écrire une suite, je n’écris pas sur commande (pas encore, mauvais esprit). Et puis. Et puis il a fallu que je pense à (éventuellement) répondre à une poule à qui j’ai écrit. Salut petite nicky, en passant, si tu passes dans le coin (+ feinte gratuite © tous droits réservés).
Poke me back ahahah tu sais pas ce que tu loupes. Coquine.

J’en ai rien à foutre, de ce site (en règle générale, j'en ai rien à branler de rien). Un soir comme ça, c’est toujours mieux que la téloche (sauf Tila, célib et bi’) (et Dismissed). Moi, je me paye le luxe de toujours prendre le dernier mot (et c’est bien le seul truc que j’accepte de payer avec une nana (sauf quand je le veux, no rules) toujours mon féminisme forcené) : Le luxe, parce que je permets toujours aux autres ne pas me répondre. J’ai du mal à laisser un message sans réponse.
Qu’on me snobe par contre, ça me fait sourire - en général.

Efface tout de suite ce sourire de ta sale petite gueule, Guignol.

Prenez la petite Nicky. C’était le profil le plus humble de tout Love@Lycos. Et il y avait quelque chose dans ce Nicky, qui m’inspirait beaucoup, sans savoir quoi. Peut être la consonance avec Brouilly, ce vin du Rhône que j’affectionne tant.
Le profil le plus humble : Du genre salut je suis belle ihih, oh j’aime bien boire des verres de temps en temps, n’hésitez pas à m’écrire je vous répondrai.

Kikoo.

Elle ne m’a pas répondu, évidemment. J’avais pourtant une bonne feinte encore dans ma besace. J’avais pourtant l’âge, les épaules, l’expérience, le charisme. L’envergure. On m’a dit vas-y coco, tu leur fais ton tour de magie, tu focus, tu FOCUS bordel. Mais quand ton CV s’entasse parmi 300, les recruteuses vont boire un café ; Et les entraîneuses sont bien trop chères.

VA CHERCHER MON LYCOS

20962581.gif Le profil témoin dont je vais parler ici : Je vous livre TOUT le profil (sachant qu’un carnet de bord, un espace d’expression, un pseudo-blog-journal, un top des films préférés et que sais-je, sont à dispo, hein. (moi, je n’ai rien rempli, mais je n’ai pas d’exigences de princesse mal torchée).
Et ce n’est pas le pire profil, oh ça non. Là on est typiquement dans un profil acceptable d’une fille 20% délurée / à moitié lettrée / qui a cinq minutes à tuer. (Faut-il préciser, déjà, à moitié belle).

XXXX
Je m'appelle XXXX. Je suis femme de 27 ans et je vis à Le Blanc Mesnil. Je recherche un(e) homme . Je suis ici pour -  un nouveau départ-.
Ma dernière connexion était - 3 jour(s) auparavent -

La vita é bella !
Surprenez moi, on verra ce que l avenir réserve!!
--mails de 2 lignes et/ou profils sans photos: pas la peine--
plans Q pas la peine non plus


*DA ! Moi homme pareil-âge. Moi écrire*

Mails de deux lignes : Que veux tu que je te ponde un roman en intro ?
Je veux dire, tu vas pas te méfier et te dire que tu as à faire à un psychopathe ou que je fais du copier coller si je t'écris une prose de 20 lignes à partir de ton profil merdique qui ne dit rien ? Chagasse ?
Nan, tu t’méfies pas toi, t'y vas cash.

Profils sans photos : je vous décris la sienne. Elle n'est ni belle ni moche. Un beau sourire apparemment, mais c'est pas le top. Une pose dans le vent, la main sous le menton, naturelle. Regard caméra. (Bouge, bouge…)
Des cheveux mi-longs mi-beaux, une médaille (de clébard, de première communiante) entre la naissance de ses seins, que l'on ne voit pas tout de suite (seulement au deuxième rendez-vous, tu pourras dire à ta meilleure copine que tu m'as bien fait courir, coquinette)
Jte le dis entre nous, t'as un gros nez disgracieux.
Et tu habites le Blanc Mesnil. M'étonnerait pas que les deux soient liés si je peux me permettre, quoi, on est entre nous.
Je n’ai rien contre elle, mais les commentaires sur son LO (Livre d’Or) sont assez savoureux*

Je veux dire, à te lire, pupuce numéro XXXX, j’entendais déjà les talons claquer sur la place Vendôme et j’imaginais les vitrines briller de mille smics.

372 neuneus sur mon Livre d’Or, que faire ?

Le livre d’or Lycos™ c’est un peu les commentaires sur un blog. Laisse ton empreinte ici, pisse contre le poteau, on sait jamais. Par exemple, moi, j’ai UN commentaire sur mon livre d’or (à ce stade, c’est un peu un livre en papier je suis d’accord) (on a gâché une reliure pour moi). Le voici :

(mon profil en gros : « Je sais bien faire 3 choses, le ti punch et le crumble. »)

Extrait de mon Livre d’Or :
(titange87) : ti punch + crumble = 2
c'est quoi la 3° chose que tu sais bien faire ?

- VIENS PLUS PRES DE MOI MON ENFANT -

Elle non plus, donc, ne comprend pas ce que j’écris, ne vous faites pas de bile.

Pourquoi les profils de merde de nanas ont tous 200 ou 300 commentaires ? (sur ce point, on relira Houellebecq utilement…)

Notre profil témoin : 338 commentaires sur son LO (dont ses propres remerciements, « merci les neuneus sans qui rien n’aurait été possible »...)

Imaginez que je vous dise « bite » et que vous me laissiez 350 commentaires affamés en retour. Ce serait d’enfer. Grooooovy baby (Ok, Badstrip le fait bien) (mais bien).
Davy, Je remarque juste que le dessin avec Dorothée a disparu (Dans la télé à côté de Dorothée : « Je peux montrer ma kike, je peux montrer ma kike ?! (en pensée :) Dorothée, je te nique dans ma tête ! ») pour cause, c’est son futur employeur. C’est une faute grave d’humour drôle.
(Oui, mais j’ai dit commentaires affamés. Badstrip ne compte pas, donc. Il n’y a que des commentaires de geek).

Ô Brg que ton pseudo est beau, qu’il exprime toute la quintessence de la virilité contenue et de la finesse, ce concentré de french touch, j’en peux plus, prends moi (ça va lâche moi deux minutes, Brigitte). Vous rigolez ? Dans la réalité, c’est bien pire que ça.

*Regardez quelques exemples de commentaires laissés sur le Livre d’Or du profil témoin, donc :

salut!
plus de deux lignes
plein de photos
juste un petit coucou innocent (fois 30, respectent bien les consignes…)

Beautiful ! (fois 12)

(__/)
( +.+)
(")_(")
Voilà un piti doudou
pour te fais des calinoux (30 ans…)

Kissous miss... Tu es ravissante comme tout, meme que tu es a croquer... comme une laitue... lol lol (elle-ô- elle…)

wouah wouah wouah...
un visage, comme dans les films... le genre de film que l'on regarde les yeux brillant. qu'il ne finisse jamais ... car tu te sent pret d'elle et tu te sent bien lol (29 ans)

And Ze Winner Is
Pétillante, déterminée, radieuse, solaire, naturelle, sensible, ouverte, simple et raffinée, energique, ouverte, exigeante, drôle et si vivante, je suis charmé, plumé (pas encore rôti) et dépose sur ton livre une rose -'-,---@ (40 ans !!!)


On a vraiment très faim, à 40 ans. L’Expérience Parle. Plumé mais pas encore rôti, ça sent déjà le quadra grillé.

Toujours plus – C’est l’escalade. (on va enfin grimper quelque part)

Moi qui voulait prendre un nouveau départ (baiser) ou trouver l’âme sœur (baiser), avoir enfin une vie normale.

Je pense à des anciennes connaissances qui se marient. Quand beaucoup de mes anciens (ou toujours, je suis pas raciste anti-chiards) amis sont parents (bienvenue en banlieue). Aujourd’hui, il est plus facile de faire des enfants que de demander sa nana en mariage.

Mais comment on faisait, avant ??
Et bien, je vais vous le dire. On réservait une table dans le meilleur endroit – Le Soleil Italien, restaurant pizzeria-salsa-mexicain. Table 7, terrasse, bacs de pins miniatures qui nous protègent de la rue.
(On passe en snobant les pauvres qui vont au bistrot romain menu à 9.95, en face)
On faisait un jeu de piste : « Ma doudoune, tu vas jamais deviner où j’t’emmène ce soir » (sourire crispé à cause de la facture)
-    Mmmm tu veux aller au Soleil (ce con ne va pas me demander en mariage ce soir, quand même ??) (je suis pas épilée).
-    Ouais, et habille toi classe (sourire toujours crispé, transpiration faciale)
-    …D’accord (il veut que je mette ma robe de pute)
-    On y va ?
-    Attends moi 5 minutes
-    Ok. Tu es le Sooo-leil de ma vie.
-    Ahahah. Atta’ j’arrive je vais prendre ma veste
*1h10 plus tard*
(instant Gillette Rose)
(appelez moi Blush Gordon)

Donc bref. On était là, à acheter trois mille balles quand même un collier une bague qui fasse pas toc – le premier prix qui fasse pas toc -, et à réserver la meilleure table d’Epinay s/Yvette. On transpirait beaucoup, on merdait un peu, elle calculait le truc 2h avant l’île flottante et le bonbon fluo et les deux kawas – champagne offert par la direction, mais elle était gentille et faisait semblant d’être super surprise mon amour.
Les copines de la mairie, le lundi matin, elles vont être dingues de voir ma caillasse achetée au centre commercial. Faut juste que je vire l’étiquette.
Et hop, une mariée.

Et comment on fait maintenant ?
Plus aucune nana n’est vraiment touchée dans sa chair par une propal’ de mariage dans l’Oise. Même si on lui fait miroiter une table de charcuterie géante soutenue par 10 tréteaux, et du Côte de Provence sans année à foison, sur lequel on peut lire « 2€ ».
Même ça.
Aujourd’hui, demander une nana en mariage est aussi dangereux que de lui tordre les poignets (en fait, bien plus).
Un conseil appuyé pour rester léger : Ne faites JAMAIS ça. Ni lui tordre les poignets, ni la demander en mariage.

Il faut fuir, toujours fuir, frapper fort sur les cuisses, être un peu brutal (= Viril = Homme = ne pas aller chez le dentiste = postillonner dans la gueule de ton interlocuteur) et surtout, surtout, oublier toutes les dates, oublier le nom de sa mère, oublier de rentrer le chien, oublier d’enlever le préservatif et toujours prendre un air de drogué quand elle nous fait une remarque. Vive les repas avec la belle-mère un peu beauf qui vote trop à droite. Mais tant pis, Happy Wedding.
Voilà un Homme qu’il est bon de demander en mariage. Ça change de toutes ces tafioles du net, quand même.

Bon. Ptêtre que je devrais mettre ma photo sur mon profil Lycos, jsuis con, aussi.
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(Au sortir du lit le matin, un peu trop de rhum la veille)

J’vous ai déjà dit que j’ai fait de l’impro/one boy show en classe de 5e ?
Le prof de théâtre voulait me recruter. J’avais complètement oublié cette capacité. Et puis ça m’est revenu, subitement, cet épisode.
Plus tard, un prof de ping-pong a voulu me recruter (de là à en déduire…)

Ra7or non plus, n’a jamais répondu à mon dernier mail – je leur proposais un deuxième article (salut les gars !). Là ce serait du 65 commentaires, bah ouais. Un article paru déjà chez eux – aucun lien – aucun merci – aucune réponse quelques mois plus tard pour le deuxième. Travailler plus pour moins de lien (social ?). Je vois qu’ils n’ont pas eu de mères pour leur apprendre la politesse. Oh, ils doivent être occupés par leur boulot – Je le suis aussi.

Les culottes ne seront pas remboursées par la rédaction.

Vous embrasse.

The Dixie Cups - Chapel of Love

EVIDEMMENT, cette note est toujours dédicacée à la grosse baltringue ex-administrateur du site je nique sur meetic :)
sous-titré je nique c'est mythique ah ah.
Bonus track
Vous voulez du pseudo vrai chopé en 5 minutes ? 25-35 ans, Paris&environs.
Malichieuse (mon préféré)
soupirdefellation
excitemoisensuel
Mante_religieuse1
petiteange1980
mapuce91
petitcoeur813
tite_fleur1
la-plaie


Et ça suffit pour choper. Vive la joie.

Rendez vous sur Facebook ? NON. (je dis un petit non à Jen, on se verra ailleurs, et un gros NON comme un gros mot à toutes mes ex qui y sont ou pas. Vous pouvez poker du consultant indien ou luxembourgeois freelance et envoyer des zombies mutants à mes potes, j’en ai RIEN à carrer, ou c’est mal me connaître).

Brg, bon chien.

26.04.2008

Edith, Boris, et la musique éternelle des noirs américains

Les chansons d’Edith Piaf m’émeuvent. Parfois, elles me font pleurer, quand je les écoute trop fort. C’est que, comme d’autres – Otis Redding, Ray Charles (No One but you), je les porte tellement en moi, j’ai dû les entendre avant de naître. Ma mère a un 33 tours. Elle a racheté il y a quelques années une pointe en diamant et quelques unes d’avance. Le son est clair. Elle n’écoute pas souvent. Mais une fois par an, ça lui prend. Elle attend que je sois là, elle met du volume (5.5 sur 10, c’est fort, au-delà les vieilles enceintes Philips ne le supportent pas). Elle ne dit rien, écoute, avec moi, et regarde quelques minutes, dehors.
Je sais qu’elle pense à sa mère. Le reste, je n’en sais rien.
Les piles des disques, des grands classiques : Les Beatles (Tous, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band), The Rolling Stones, Fats Waller, Armstrong, Boris Vian, je suis snob, Jimi Hendrix etc. Un trésor inestimable.

Night Time is the right time (lady). You don't know me. Ain't that love.
 
She brings my coffee with my favorite cup'
 
C’est comme ses bottes, son CD blanc de Barry White* en 1999. Ce sera toujours le CD blanc, ce sera toujours à Elle, mon ex, bien longtemps avant tout le monde.
 
Both day & night' 
 
Bien sûr, un jour, ça va me vriller le cœur.

Quand j’ai été voir La Môme, je n’ai pas pleuré, à la fin. J’avais la main d’une femme qui m’écrasait la main gauche. Alors, moi qui avait l’habitude, je lui ai souri en la regardant pleurer mi-amusée, mi-énervée de s’être laissée prendre. Je ne regrette rien.

Et merde, on peut écouter Slayer et NTM, on a beau sortir à la scène bastille, au chantier interdit, tout ça n’a pas d’importance, Paris finira toujours sur les pavés, sous la pluie, entre les pingouins moitié absents prenant leur service sur le boulevard Saint-Germain, dans un îlot de clarté. Paris me manquait tant. Vous êtes l’âme de Paris, Edith.
 
Vous entendez la musique que j'entends ?  
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*come on' girl 

25.04.2008

-

J’ai rêvé de Myspace, ça va loin (et vous, ça va ?). J’ai rêvé d’un réseau étendu en noir et blanc, c’était cauchemardesque façon Lynch – Faudra que je parle de lui. Lynch expliqué ici, ça va être d’une limpidité, j’en jubile d’avance. Il faut juste que je trouve un titre qui mettra tout le monde d’accord :
Vous en reprendrez bien une petite lynchette ? (nope)
J’ai compris Mulholland Drive (Requiem for a dream m'a bien aidé). Par contre, je n’ai pas compris, mais pas du tout, Twin Peaks… Pas vu Lost Highway encore, paraît qu’il y a du niveau.

Au meilleur bar de l’arrondissement selon cityvox (je le savais) : Un barman nettoie des verres et regarde un écrivain.

C’est la fille à côté de moi, au bar. Elle griffonne un carnet qui a l’air de servir à ça. Elle a l’air artiste maudite, elle. Jeune, maudite et qu’en a rien à foutre. Elle boit très rapidement son demi dans un verre droit et me regarde à peine et ça coule un peu sur le papier.

Deux barmans ont un sourire amusé mais elle n’y prête pas attention.

Je griffonne quelque chose sur le dos d’un courrier de Registrations Services Inc. Ces pubs B2B en pile dans ma boite aux lettres (La forêt amazonienne, des stades de foot US dans nos BAL). Avant, j’écrivais des hiéroglyphes tassés sur un ticket de RER quand ça me prenait. Maintenant les courriers. Achetez-moi un cahier à spirale Carrefour.

Elle est peut être blogueuse, la fille. Ou scénariste. Etc.
 
C'est vieux : 
 
 
Je ne suis pas le seul à comprendre ce qu'il veut dire, au fond ? (c'est sa meilleure leçon, celle-là). Je comprends Mulholland Drive et je comprends Jean-claude. Je me comprends. Bien sûr, ça sent la farine à plein nez (disclaimer : pour ça (moi...), j'attends la retraite...).
 
Week-end.
 

22.04.2008

Concorde un peu trop classique

Entendu, si vous connaissez la station de métro, vous entendrez le bruit de la chinoise joueuse de mandoline le soir, dans le grand couloir qui sépare les deux lignes, et le bruit des gens qui se croisent sans cesse, dans un silence relatif. L'air est assez simple.

Parmi eux dans deux sens opposés, cette femme en tailleur, la quarantaine épanouie. Cet homme du même âge environ, qui s’approche à grand pas.

Lui qui rêve. Ne sait pas très bien où il va ou c'est juste son air, il s'approche à grand pas. La reconnaît bien sûr, il n’y a vraiment que lui qui est surpris. Alors il est spontané, et son volte-face l’interpelle - elle n'allait pas le voir.
« Oh »
La bouche ouverte.

… s’arrête et se retourne. Deux enfants coupent le trait imaginaire. Ça parle allemand autour d’eux quelques instants. Quelqu’un lui cogne l’épaule légèrement mais il ne le voit pas.

Elle a une attitude neutre. Le neutre est bien ancré sur son visage. Trop pour ne pas le troubler plus. Qu’est-ce qu’il faudrait dire. Par quoi commence-t-on. Est-ce qu’on a envie de se parler ? Pas eu le temps d’y penser, c’est là.

Ils étaient amis mais… (et avant ça ?). Lui a envie de parler mais ne sait pas quoi dire, alors ils laissent passer quelques personnes. Aucun des deux ne s’approche pour l’instant. Elle sait que si elle prend une décision, il la suivra. La décision de ne pas faire la cuisine ce soir. Ça fait combien. Ça fait dix ans. Onze, Douze… Comme ça. Et puis il y a des choses, qu’on ne peut pas vraiment dire.

21.04.2008

Test de paternité

Trois jeunes types, disons dans les 27 ans, taillent le gras au comptoir du Crystal Café après le boulot – un bar lowcost au métro Sèvres-Lecourbe.
(lowcost : pinte de bière à 3€) (donc, bar d’étudiantes. Vous suivez ? Ou plutôt, je les suis. Mes amis.).
(je connais bien moins cher dans le 16e) (…même plus le gobelet en plastique)
Deux des types sont dans le bâtiment (plomberie…). L’un a un piercing et des tatouages et une gueule d’ange vicieux, l’autre fait deux mètres moins 4. Accessoirement, il a une ceinture noire dans un sport de combat d’enfoirés (un truc indonésien). Et puis il y a moi, qui me donne un beau rôle [L’air génial, comme d’habitude] [éméché] :
-    T’as une sale gueule toi
-    Elle est constipée, c’était dur cette nuit. Elle a pas dormi.
-    Oh, ptite mère. La mienne aussi, la semaine dernière.
-    J’ai dû aller à la pharmacie de garde, à Montparnasse.
-    Le mien fait de l’eczéma. Faut que je l’emmène chez le veto, ça m’emmerde un peu.
-    Tu vas chez la Caspard-Chaspey, à l’angle, là… ?
-    Ouaip. Elle est chéros mais bon.
-    Bon ça va la petite sinon ?
-    Ça va ça va
-    Ouais bah cette nuit, enfin plutôt ce matin, j’ai dormi entre 8h et 11h
Après 4h il faut que j’attende 8h.
-    ça me rappelle quand elle était petite…
-    Tu m’étonnes. La mienne a fait ses nuits à 6 mois.
-    Ah ouais, si tard que ça ?

C’est ma fille, ma bataille.

Tout ça, au milieu des rires gras comme un port thonier.

19.04.2008

Genèse III : L'aube du Je

Les gradins sont bien remplis.
J’interromps mon discours quelques instants – Je dis pardonnez cette régression. Plissons les yeux dans le rétro en soufflant sur ce mug (cette grande tasse, ouais).

Tu viens prendre le petit déjeuner avec moi ?

- La boue originelle -

En 1983, j’étais petit, j’étais beau, je sentais bon les sablés chaud. Sur ma couche, on lisait – PERSONNE. Sur mon bras droit, MAMAN.
(sur l’étiquette de mon sous pull marron en classe de mer, mon nom de famille)
(ça sentait pas très bon, la Manche, et les étoiles de mer crevées)

Ce matin, je pense à mes petits-déjeuners. A des œufs, à de l’huile d’olives, bacon, toasts, confitures, brocciu, oranges fraîches – pas tout en même temps, tous les jours. [L’huile d’olives étant la meilleure huile de friture car supportant la température la plus haute avant dégradation, 220°C environ, devant l’huile de tournesol, 210°C. Ah ouais, toutes les autres huiles sont à jeter. Sauf pour la salade]. Aux petits-déjeuners de LUXE qu’on sert dans certains cafés parisiens. Aux petits-déjeuners de films, celui de Pulp Fiction par exemple. Celui des breakfast in America. Ceux dans les bowlings anglais. Ceux avec toi, passés et à venir. Ce matin, je me ressers trois fois du café, et je savoure. Le matin.

J’en vois au fond de la salle qui ont du mal à suivre et qui rigolent bêtement avec des moustaches de lait comme des grands niais.

Vous savez que le lait de vache est destiné aux veaux, normalement ? Et le lait de femme aux petits humains ?

Vous avez l’air con les gars.

Je vous vois d’ici suçoter connement les nibards de votre blonde.

A part le lait maternel, le lait non transformé est mauvais et c’est un aliment (très) fragile, même dans un frigo propre. Et donc, non, nous n’avons pas le même système digestif qu’une vache, les mêmes enzymes pour dégrader les mêmes saloperies, exactement. Si l’évolution ne t’a pas fait pour boire du lait de vache directement sous la vache, cet aliment ne t’est d’aucune utilité, réfléchis deux minutes.

Voilà, je t’ai affranchi.

Je n’aime pas le lait ; Je n’aime pas le yöghurt ou peu importe comment ça s’écrit – je suis latin, pas slave – je n’aime pas le Danao – je suis intelligent, pas stupide –  etc. J'aime le croire. J’aime le fromage. Et les milk-shake, ok, à dose homéopathique. Et le café au lit.

Refuser de boire mon verre de lait à la maternelle a été mon premier acte de rébellion – Mémoire Génétique ? Non, en fait, Difficultés Gastriques. La maternelle est un endroit dur, rempli de femmes-kapo assistantes à moustaches qui n’ont pas le certificat de fin d’études, qui ont raté leur vie et leur progéniture, et sont bien décidées à torturer un peu la marmaille communiste pour passer le temps (Communiste ? La vie en communauté en culotte courte, les pissotières soviétiques en rang, les BN en commun, les transports amoureux, les petits mots d’amour et d’adieu écrits sur un bout de couche, déjà). Donc, devant l’imbécillité des adultes – bois ton verre de lait, obéissons aveuglément aux ordres du Soviet Suprême sans les discuter – la ruse enfantine qui consistait à refiler ma bouillasse UHT discrètement au gros Kevin qui se pourléchait les babines pas très loin (soit un drôle de sabotage).
La première partie de ma vie, je l’ai ressentie comme un humain de Matrix, enfermé dans un cocon alien et branché à la machine, réduit contre ma volonté à l’état de larve, privé de la Liberté.
A neuf ans, ma mère me donnait à lire La Métamorphose, de Kafka. On a voulu m’envoyer chez le psy, après ma fiche de lecture des vacances de pâques.

- Wake up, Neo -

Acte de rébellion quand je faisais à peine en hauteur la taille des porte manteaux que l’on installe dans ce genre de lieux. Déjà un cœur de Barbudos, pas vrai. Le Che non manquant à l’appel - tu causes. D’ailleurs, j’aimais crapahuter au-delà des barrières en bois de la cour (prison), sur l’herbe (interdite à cause du vieux jardinier polonais tout le temps bourré, hey, de l’herbe c’est pas vraiment fait pour marcher dessus mon petit gars) (Première Leçon de Vie) (alors fumons-la ou brûlons-la, devrai-je me dire bien plus tard) dès que j’échappais quelques secondes à l’attention des matons, qui, comme dans toutes les écoles du monde comme le veulent les lois immuables de la nature, se postaient avec leurs gobelets en plastique en un cercle comprimé à proximité de la casemate du dirlo, comme des grues roses stupides et laides autour d’un méchant corbeau.

La vie au stalag m’occupait pas mal pendant la journée.

Grande sœur au petit déjeuner fixait (vous savez, ces regards au-delà des objets, au-delà des murs) (comme dans Sixième sens : je-vois-des-gens-morts, ‘voyez ?) la boite de céréales. Semblait lire la composition chimique sur le côté de l’auge pour petits cochons sevrés servie par les grands noms amerloques de l’industrie agro-alimentaire.
Naissance d’une machine intellectuelle froide et impressionnante (intimidante) - je suis le débile profond de la fratrie - revenue dans le monde des humains avec la maternité. Ma sœur.

Moi, le petit, je trépignais de la voir faire ça. Alors je passais ma main comme on passe la main devant les yeux d’un somnambule – plusieurs fois. Aucune réaction, les yeux voyaient au-delà des murs, bien au-delà de l’agitation des cinq petits doigts. Alors je lui ordonnais d’arrêter. Alors je la secouais.

MAMAN. SŒUR RECOMMENCE.
- Laisse la tranquille
Alors mon petit visage démuni se faisait obstacle devant la boite de céréales, et mes petits yeux ronds de singe essayaient grimace-imitation incluse, de voir au-delà de ma sœur.
Alors ma sœur s’exaspérait et recommençait à respirer (bruyamment). Alors je lui disais qu’elle était bien moche avec ces lunettes. On s’aimait, quoi.

Il n’y avait que ce moyen pour la ramener du monde des choses invisibles.

Tout se joue très jeune, finalement : Rebelle, Intellectuelle, nous étions préparés différemment aux barricades du marché du travail (là, c’était histoire de faire un mot) (ce sera la pépite de chocolat en vrai chocolat dans ton Danao dégueu du samedi).

(Là je joue de mon piano Dell, je fais mes gammes, j’improvise, je joue si bien Drown In My Own Tears, je te fais signe de venir t’asseoir près de moi, déjà conquise et humide, jouer d’un autre morceau)

Là, j’en fais trop, mais je m’en tire toujours par une pirouette.

(C’est bien le problème)

Et donc, ces petits-déjeuners, il FAUT les étirer en langueurs. Il faut mélanger les saveurs (un morceau de porc grillé – un trait de jus d’orange frais et acide… La chair et l'esprit) pour prolonger les goûts sucrés-salés de la nuit d’avant, de la vie d’avant. Les prolonger une heure le week-end, une matinée entière en vacances. Laisser des longs silences, utiliser ses autres sens, le toucher, par exemple. Trouver un bon morceau d’Atlantic Records, ou écouter les bruits de la ville (Cette putain d’alarme qui a réveillé tout le quartier, là…).

Je ne vais pas vous dire de fumer, mais dans sa malédiction, le fumeur connaît le bonheur secret de rajouter une saveur en plus des autres.

Je ne sais pas si Dieu fume des havanes tous les jours (Dieu est-il riche ? Quelle idée bizarre de penser ça. Lit-il les pages saumon du Figaro ou l’horoscope du Parisien ?) mais Dieu est certainement, résolument, contre toute loi anti-tabac.

Ô bande d’anciens scouts anciens de la kermesse du village anciens de la première communion buvez votre verre de lait, dites vos oui-oui, marchez dans le rang, anciens de langue première allemand, anciens des classes de latin, anciens engoncés dans la Classe S germanique, l’automobile de ton père ou la classe de taupins de la boite à bachot payante, surtaxée même, de ta mère, par ailleurs présidente au nez pincé du club de lecture du mercredi, votez Sarkozy&Avatars pour des siècles et des siècles dans l’ignorance crasse de vos psaumes créationnistes.

C’est mon côté Will Hunting mâtiné de Desproges, qui parle.

Nous, on est à la terrasse du Continental, dans quelque pays merveilleux plein de lumière et de brumes, moi, je caresse ses beaux cheveux bruns et fins, elle, elle se laisse décoiffer sans rien dire, je lui masse les tempes de gestes encore endormis, je tousse un peu pour m’éclaircir la voix et parce que la fumée de sa cigarette, elle, elle grelotte dans ce vieux sweat à capuche trop grand mais garde ses jambes solidement plantées sur la table et sa tête dans le creux de mon épaule et n’a pas l’intention de bouger, car elle apprécie – elle sait apprécier la fraîcheur du petit matin, après une nuit délicieuse à se vautrer dans la fange.

Ceci est mon corps.
C’est dans l’amour, ce matin, mes fils et mes filles, que je vous caresse tous la joue avec cette note d’un optimisme criard et flagrant tendance art-déco. L’optimisme primordial. Toi, tu piques.
Et toi, sois bénie. Envie de te caresser sous la jupe. Je fais évidemment un clin d’oeil à mon inspiration. Tu me ferais l’amour, alors ?

C’est beau de voir un blogueur s’épanouir comme un Marine à la fin de sa formation à Parris Island. (J’entends encore l’autre, Fais moi rêver !) (Alors en voiture, momone…).

Tu sais que je suis cabot, aussi. Tu m’aimes pour ça. Amen.

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18.04.2008

Banana phone

J’aime partager ici mes obsessions et mon mal être, tu l’as déjà remarqué, malin comme tu es. Il faut que je partage ça, bien trop lourd à porter.

Stand by me, par exemple (j’en jetterais dix radios réveils).

A l’extrême nous avons du sérieux, comme la cuccaracha ou les chansons de Lagaff’ / Patrick Sébastien

On a aussi des titres comme Move your feet de Junior Senior par exemple. Ou Call on me. Ou Mr Oizo. Du lourd.

Celle là a pas mal circulé sur l’internet anglais. Elle est un peu plus subtile, mais pourrit bien le cerveau.


podcast
 

Bananaphone is the name of a children's album released in 1994. The title track's lyrics describes the bananaphone, a portmanteau of the words banana and telephone. The song uses many puns ("It's a phone with appeal!") and nonce words like "bananular" and "interactive-odular" as Raffi extols the virtues of his unique telephone.

On September 4, 2007, Bananaphone received what is thought to be its first ever full play on a commercial radio station when John Warburton played it on his breakfast show on 96.2 The Revolution with the promise that it would cheer people up.

 

BEIJING JING JING JING'

 

(de rien) 

17.04.2008

Full of fun, l-o-l

524952514.jpgPréambule 
 
Alors récapitulons. J’ai été refaire un petit tour sur mon site de rencontres gratuit (je me dis que je n’aurai jamais à payer pour ça…). Vous m’entendez ? JAMAIS je paierai putain de merde. Never de never. J’ai ma fierté. Et j’aime pas ramper non plus. En fait, pour être clair, j’adore quand c’est la femme qui invite. Au moins, les choses sont claires. Renversons les valeurs. Militons activement, ça me coûte moins cher et ça fait avancer la cause.
 
J’ai du y aller cinq fois depuis des mois (trois fois en décembre, deux fois la semaine passée) histoire de browser un peu, sur ce site. Je n’ai jamais attendu quoi que ce soit en ligne, le niveau est pitoyable. Mais le « résultat » est plutôt satisfaisant, sans photo, un rendez-vous avec proposition d’une nuit de sexe sans prise de tête (je cite) (refusée), 60-70% de réponses aux messages envoyés à la louche (peu nombreux)

- The Boy next door -
 
27 ans, pas de photo, célibataire (les deux femmes de ma vie sont mariées) (et ne veulent plus entendre parler de moi) (je les embrasse au passage).

Cibler les profil susceptibles de te répondre et non pas les profils qui t’intéresseraient le plus, si tu étais dans la vie réelle. Si je me base sur mes ex, je devrais cibler les 28-33 ans alors qu’ici je cible en gros les 24-29 ans. Mais une célibataire de 33 ans, j’ai très peu de chance de l’accrocher sur le net, en raison de mon âge. Sur internet, l’âge est déterminant (beaucoup de mecs célibataires entre 30 et 45 ans qui seront à mon sens prioritaires), alors que ce n’est pas la première chose que l’on voit ou que l’on sait irl.

Oublions les 18-23 ans (pourquoi toi qui a si peu d’a priori gnagnagna) ; Les filles de 20 ans peuvent être intéressantes, je confirme, et écrire français. Mais celles là sont toutes occupées (études, file de 15 mecs devant leur porte, en vrai, en couple) (je l’étais aussi, à cet âge, occupé, soyons justes). Bon c’est quand même très jeune, ce serait surprenant.

Tous les profils 21-23 que j’ai vu sont écrits en style SMS (élimination d’office).

¾ des pseudos de nanas (peu importe l’âge, de 20 à 35 ans) comportent les mots « princesse » « fleur » « ange » ou « puce ». J’exagère à peine. Passer son chemin.

Le profil typique : une fille entre 25 et 35 ans. Photo ou pas, mais niveau d’exigence égal ; Très souvent, message du style :
« JE REPONDS PAS AU PROFIL SANS PHOTO, LES MESSAGES PAS ORIGINAUX POUBELLE DIRECTEMENT, MESSIEURS, A VOS STYLOS »
(là je pense : va te faire enculer, morue, et tousse) (yen a forcément un qui va se dévouer, je ne m’inquiète pas trop)

C’est oublier ce qui provoque cet état de fait déplorable. Les boulets.
Les boulets ont deux effets négatifs :
-    augmentation du niveau d’exigence par répétition de mots tels que « bonjour, vous êtes charmante » / « t’es jolie » / « quel canon » à des nanas qui se surnomment déjà princesse579. Imaginez ce qui se passe dans leurs têtes de piaf. Imaginez qu’on vous dise ça trois fois par jour pendant trois mois. Vous devenez conne, même si vous êtes un mec.
-    Abaissement du seuil de tolérance au premier message. Un message poli, signifiant bonjour, comment allez vous, pouvons nous discuter ici-même ou sur msn de vos goûts cinématographique aux fins de voir si l’on peut se sentir, n’a pratiquement aucune chance de recevoir une réponse, sauf d’une désespérée.
Les boulets compliquent la tâche de tout le monde. Comme ce sont des boulets, ils font du chiffre (en demandes) et sont connectés 24h/24 et à l’affût de toute chair fraîche qui vient de s’inscrire (on dirait, vu le temps de réaction sur Meetic.) (ouais, j’ai créé un profil féminin pupuce88900 il y a quelques temps pour voir sur Meetic – et on s’est gaussés comme des lycéennes avec mon vieux cousin - si ça n’avait pas changé du temps de Caramail. A l’époque, je ne comprenais pas pourquoi mes conversations sur Caramail se résumaient à :
Moi : Bonjour
Pupuce8762 vous a bloqué
Moi : Bonjour
Petitechatte60 vous a bloqué
Moi : Hey, salut
Cyndy87 : Dégage, connard

(je cite)
Ensuite j’ai créé mon premier profil pupuce en 98/99. Pour comprendre. J’ai beau taper sur un clavier à une vitesse très honorable – ce qui me rend souvent bavard, je n’avais le temps de répondre ne serait-ce que bonjour à tous les pop-up qui apparaissaient sur la fenêtre.

Ce jour là, on comprend que non, définitivement, une femme ne connaîtra jamais ce que veut dire le mot frustration ;
(je ne parle pas de chaussures, de soldes, ou de sacs à main on est d’accord)
(remarque au second degré, humour, décalage, esprit Canal. Reviens)

* Aparté sur le fameux site JNSM ou Je Nique Sur Meetic qui s’est vendu en livre après. Tout le monde connaît, non ? Bon, le site a devié en petite communauté semi-privée, le mec entretient son harem en ligne, genre forum avec inscription validée par le gourou. J’étais assez amusé de certaines interventions et je voulais aller troller poster là bas deux minutes, pour des échanges intéressants. Là où ça coince c’est que pour maintenir un esprit familial et convivial fallait fournir sa photo au gourou administrateur pour valider une inscription au forum. Ahahahahah. En toute innoncence, pas vrai.
Le mec avait une technique sophistiquée avec son portable et n’aimait que les nokia, je me souviens (car on peut facilement créer des listes séparées et switcher les listes actives/désactivées, et donc laisser son portable allumé à un rendez-vous pour ne pas éveiller les soupçons, en ne recevant que certaines appels : la nana du soir, sa mère, son collègue de bureau, par exemple, et filtrer les 45 autres poufiasses).
Parce que bon, entre nous, il s’agit de poufiasses et de la lie de l’humanité. Je suis sûr que tout ça vote bien à droite en plus. Enfin, bref, sans être lourdingue, une troupe de putes avec un preneur d’otages, pour résumer. Le mec disait qu’il ciblait en priorité les célibataires de 35-45 ans, divorcées, c’était les plus demandeuses, les plus faciles, les plus cochonnes. Je veux bien le croire. Les dindes blessées avec déjà un coup de plomb dans l'aile. Ça me rappelle l’histoire d’un pote avec une femme de marin dans le sud. Bon, c’était glauque. Tout ça pour faire du chiffre, en faire un livre et un site. Pauvre con. Il fallait voir les interventions des nanas sur le site. Syndrome de Stockholm à mort, elles se font baiser, elles s’aperçoivent qu’elles se sont faites baiser par un gros con, mais le défendent (il est très dur d’admettre que l’on s’est fait avoir d’une quelconque manière – de même en criminologie, c’est un obstacle psychologique important aux plaintes pour escroquerie…). Enfin bref le côté secte, c’est pathétique, sale, glauque..

Quand je parle de frustration, je ne parle pas forcément de moi ; (hein ?) Même quand j’avais la bouche pleine de jambes interminables, ça me faisait chier d’entendre des radasses dire « Haaaaaaaan mais on trouve pas de mecs, où ils sont, yen a aucun de valable »
(bien fait pour ta gueule, ma petite copine)
ça me fait chier de voir des gens crever de faim, amis ou inconnus, et dans le même temps des gros sac Chanel voter à droite en se pinçant le nez, même principe. *

Pour retenir l’attention de quelqu’un – sur ces sites de rencontres, retour au sujet -, faut pas lui donner une petite tape sur l’épaule, faut être (gentillement) agressif ou drôle, c’est comme ça. Pas toujours facile d’être drôle et original quand le message du profil-cible est « soyez original sinon je vous réponds pas, tas de cons » donc on oublie. On ne peut pas rebondir sur rien.

En l’occurrence, la fille a 26 ans et habite paris. Pas de photo, mais un message un peu décalé auquel je réponds sur le même ton (j’ai parfois des traits d’esprit, vous me connaissez) (ok, je me fais souvent rire tout seul).

Mon dossier est sélectionné après ce M1, elle me donne les clefs de son msn. Mais que pensez-vous d’un tel message (M2 donc, ou message 2) ?

Merci pour ton pti mot, je ne suis pas souvent connectée alors si tu veux je te laisse mon addresse msn xxxxx@xxx.com .je te préviens avant de me donner j'ai besoin de rêver.
xxx


Besoin de rêver. [deux d à adresse, faute (voir Les Nuls). Bon, elle poursuit des études scientifiques longues, et c’est par message privé, moi-même je ne suis pas impeccable sur l’orthographe par mail ou même parfois ici]

Besoin de rêver. Mort de rire. Lots of laughing ; Que répondre ?

Salut, je passe te prendre en Aston, j’ai deux billets pour les fidji. Salut, je prends des cours de pilotage le week-end, je t’emmène samedi à minuit survoler l’arc de triomphe.
Rendez-vous sous une porte cochère devant le ministère de l’intérieur. Salut, je vais hériter de quinze millions de dollars et je pars vivre à Key West. Un petit peu de champagne millésimé ?
Salut, j’ai moins de 5% de graisse sur le corps ; Je suis pas mal occupé en ce moment, je suis le garde du corps d’une personnalité petite et énergique. Oh sinon, je fais des piges pour le SAS, les forces spéciales britanniques. Tu veux tirer au fusil ?
Salut, j’organise des soirées SM-libertinage sous poppers ça s’appelle Wonderland in Paris, on réserve le VIP dimanche, je t’invite.
Salut, je suis un des fils naturel de Bernard Tapie. J’ai une grande gueule, je fais du théâtre, et j’ai mes entrées dans le jacuzzi du Phocéa.

Non. Non. Je ne peux pas lui dire, viens on va boire une pinte. C’est ringard non. Comme s’il suffisait de parler aux gens en buvant un verre pour faire connaissance et plus si affinités. C’était dans les années 70 ce trip. Un mot clignote dans mon esprit. Je suis un putain de LOOSER. Mais un looser avec un égo gros comme ça, et une dignité (une erreur, un jour, m’a suffit, j’étais sérieusement perturbé par « autre chose », en état de faiblesse - mais ce fût sans dommage. ça arrive à tout le monde, c'est la vie).
 
- Fais le bouffon deux minutes pour voir ?
- Ahahahaha allez t’es mignon, c’était sympa, mais je te bloque quand même hein iiiii.
- Encore un petit tour j’ai un nouveau pas de danse ?
- Non, non ça ira. J’ai jean-paul et momo sur la deux. (fondu enchaîné noir de webcam)
 
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Bonus track : L7 - shitlist

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