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05.05.2008
Convention, Blues
Je connais un air de blues par ici. J’ai envie de le jouer aujourd’hui. Quand j’écris sur ce canapé, dans la pénombre, il y a du beau je (tu causes). Des chutes. Des notes que l’on connaît déjà. Carambolage. Crash.
Tu te rappelles comme sur le papier, tu as bien appuyé sur le R de Crash pour pouvoir te relire.
J’ai quand même trouvé le temps d’écrire quatre pages de merde, ce week-end. Poubelle. Heureux. Des pages de merde. Mal à l’estomac depuis vendredi. Je préfère raconter ça.
Je pense hier soir à Elle ; Elle n’a pas pu garder la petite culotte, la bas de gamme avec des cerises imprimées. Elle n’était plus blanche, mais transparente et bleue par endroit, mauvais tissu. Le reste de la lingerie, elle a dû la garder et s'en servir avec d'autres. De l’argent, des symboles moins fort que le temps des cerises. Je ne sais pas pourquoi j’y repense maintenant. Ça fait des années, et j’y pense. Ça fait quatre ans ces mois-ci que je ne l’ai pas vue. Sans compter la fois où je l’ai reconnue et aperçue dans une rame 1 qui filait vers la défense l’été il y a trois ans. J’étais accompagné moi aussi, plutôt bien. Mais il fallait que ce soit moi qui me retourne vers la rame quelques secondes après qu’on soit sortis quand le métro commence à rouler. Putain d'instinct de chien. Il fallait qu’elle soit avec lui. Alors, c’est lui. Il fallait qu’elle rit aux éclats à ce moment-là, serrée contre lui. Je ne sais plus à quel temps écrire.
Elle ne me voit pas. Elles sont myopes, elles le sont toutes un peu.
Une de dernières phrases vraiment sincères qu’elle a eu pour moi fut :
« J’ai dû jeter la petite culotte, tu sais, celle… »
Elle me rappelait trop…
On a fait l’erreur d’être heureux du premier coup. On s’est trop aimés. Trop de pression pour pouvoir continuer. En écrivant ici ces dernières phrases volées je sais pourquoi j’y repense maintenant. Si je te fais marrer comme ça, pourquoi on est pas ensemble ?
Il y a un an elle m’écrit en réponse : « Je regarde les rayons des librairies, j’ai un peu peur. Qu’est ce que tu fais en ce moment ? »
Il y a au moins une personne qui devine mon début d’idée de faire quelque chose et l’anticipe un an à l’avance sans me voir. Une personne qui pense qu’éventuellement, oui, et que ça va la toucher, forcément. Une personne sur cette terre. C’est pas mal, une personne.
On a jamais parlé de ça, avant. Peut être deux fois en cinq ans « Ecris. Tu devrais écrire ».
On écrit tout à quatre mains, et en fait, bien plus.
Non, je n’ai rien de spécial à raconter.
Il faudrait dire le hasard et la conjonction des évènements de ce week-end, mais c’est le banal de l’histoire. Il y a cette (autre) femme. D’autres qui dorment, quelque part.
- Tu es parti l’autre fois.
Elle dit ce reproche en se rapprochant beaucoup trop dans ce bar du XIème. Ça fait deux ans.
« J’ai envie de me faire pardonner »
J’ai 27 ans, 22 ans, 15 ans, 8 ans, It’s all in me. J’ai 35 ans.
Est-ce que tu peux te faire pardonner d’une quelconque manière en la rendant amoureuse plus qu’elle ne l’a jamais été, dans la dizaine d’heures qu’il faut pour une journée parfaite : Logique humaine. Se faire pardonner en faisant le pire.
Rien d’autre à dire l'autre fois que tu mérites mieux que moi et plus qu’être vrai, c’est la pire chose à dire à quelqu’un quand on s’en va. Alors on se tait.
Apparemment, à 27 ans tu es toujours jeune avec tous les défauts. Peut être qu’une de ces nombreuses fois d’après, tu t’arrêtes au bon moment, celui où elles jouissent seules, en silence, en tremblant.
Toi, tu ne la touches plus – il ne faut pas. Tu retiens ton souffle, volontairement.
Tu fais ça à une fille qui n’a que peut être que 3 ans encore pour faire un enfant. Connard. Je crois que je m’aimais encore il y a quelques mois. 3 ans, 36 mois.
Il y eut cette fois, rapide, pour se dire bonjour. Un coït brutal de politesse parce que deux corps qui s’attirent. Après, tu ne t’en souviens plus.
Peut être que tu as acheté un Cheval Noir pour 7€40 – bon deal - et un paquet de cigarettes en bas dans la rue, à moitié drogué, voyant les autres transpirer enfermés dans les bus. C’est l’heure du goûter hey, oh. Peut être. Peut être que tu essayes de sourire aux enfants et aux passants en puant la chatte à deux mètres.
Comme un anti-héros à la mode. Mais tu es dans la vie réelle. Il y a de la gravité. Il n’y a pas de palmiers, la Porsche au phare avant-droit cassé n’est pas une 911, tu n’es pas écrivain, tu n’as rien écrit. Tu n’es pas toujours ( !) un bon coup nonchalant. Les coups font mal, les larmes de ces jolies filles bien plus que tout. Le mal au ventre, tu l’auras bien après ces quelques jours, mal rasé sous le soleil du nord dans les odeurs de 206 diesel et des taxis trop rares. Plus belle la vie.
Tu n’as jamais eu cette fille qui aurait six ans aujourd’hui avec cette ex cool, vraiment cool, si cool que tu finis par en conclure… Tu ne vas pas la croiser tous les jours, il n’y aura pas de bons mots et de défis faciles pour la reconquérir.
Mais oui, tu la vois en fantôme sur le siège passager, de temps en temps.
C’est la vie réelle. Pas de verbe qui cogne assez fort.
Il y a ces moments magiques, quand tu penses avoir tout dit. Que tu te couches. Son oreiller est humide.
Elle te dit après, j’ai dû pleurer en dormant.
Les faire pleurer. Drôle de métier. Drôle.
Je dis les filles – clin d’œil. Elles peuvent être grandes, plus âgées, être mères. Quand elles couchent avec moi, ce sont des filles. Parce que je suis un gosse.
Je pense aussi on voit dans les autres comme on voit en nous, la plupart du temps avec désinvolture, aveuglement, insouciance, sans volonté. On ne peut pas toujours être concentré.
J’ai fini mon verre somnifère d’un trait. J’ai pensé, et je ne peux pas l’inventer, ça, puisque c’est tellement big-fat-cliché. Il doit être deux ou trois heures du matin : Je pense que plus rien ne bouge, dehors. Je ne pense pas ça, je le ressens, en fait. Le penser vraiment me fait penser aux Nuls.
Tu te rappelles comme sur le papier, tu as bien appuyé sur le R de Crash pour pouvoir te relire.
J’ai quand même trouvé le temps d’écrire quatre pages de merde, ce week-end. Poubelle. Heureux. Des pages de merde. Mal à l’estomac depuis vendredi. Je préfère raconter ça.
Je pense hier soir à Elle ; Elle n’a pas pu garder la petite culotte, la bas de gamme avec des cerises imprimées. Elle n’était plus blanche, mais transparente et bleue par endroit, mauvais tissu. Le reste de la lingerie, elle a dû la garder et s'en servir avec d'autres. De l’argent, des symboles moins fort que le temps des cerises. Je ne sais pas pourquoi j’y repense maintenant. Ça fait des années, et j’y pense. Ça fait quatre ans ces mois-ci que je ne l’ai pas vue. Sans compter la fois où je l’ai reconnue et aperçue dans une rame 1 qui filait vers la défense l’été il y a trois ans. J’étais accompagné moi aussi, plutôt bien. Mais il fallait que ce soit moi qui me retourne vers la rame quelques secondes après qu’on soit sortis quand le métro commence à rouler. Putain d'instinct de chien. Il fallait qu’elle soit avec lui. Alors, c’est lui. Il fallait qu’elle rit aux éclats à ce moment-là, serrée contre lui. Je ne sais plus à quel temps écrire.
Elle ne me voit pas. Elles sont myopes, elles le sont toutes un peu.
Une de dernières phrases vraiment sincères qu’elle a eu pour moi fut :
« J’ai dû jeter la petite culotte, tu sais, celle… »
Elle me rappelait trop…
On a fait l’erreur d’être heureux du premier coup. On s’est trop aimés. Trop de pression pour pouvoir continuer. En écrivant ici ces dernières phrases volées je sais pourquoi j’y repense maintenant. Si je te fais marrer comme ça, pourquoi on est pas ensemble ?
Il y a un an elle m’écrit en réponse : « Je regarde les rayons des librairies, j’ai un peu peur. Qu’est ce que tu fais en ce moment ? »
Il y a au moins une personne qui devine mon début d’idée de faire quelque chose et l’anticipe un an à l’avance sans me voir. Une personne qui pense qu’éventuellement, oui, et que ça va la toucher, forcément. Une personne sur cette terre. C’est pas mal, une personne.
On a jamais parlé de ça, avant. Peut être deux fois en cinq ans « Ecris. Tu devrais écrire ».
On écrit tout à quatre mains, et en fait, bien plus.
Non, je n’ai rien de spécial à raconter.
Il faudrait dire le hasard et la conjonction des évènements de ce week-end, mais c’est le banal de l’histoire. Il y a cette (autre) femme. D’autres qui dorment, quelque part.
- Tu es parti l’autre fois.
Elle dit ce reproche en se rapprochant beaucoup trop dans ce bar du XIème. Ça fait deux ans.
« J’ai envie de me faire pardonner »
J’ai 27 ans, 22 ans, 15 ans, 8 ans, It’s all in me. J’ai 35 ans.
Est-ce que tu peux te faire pardonner d’une quelconque manière en la rendant amoureuse plus qu’elle ne l’a jamais été, dans la dizaine d’heures qu’il faut pour une journée parfaite : Logique humaine. Se faire pardonner en faisant le pire.
Rien d’autre à dire l'autre fois que tu mérites mieux que moi et plus qu’être vrai, c’est la pire chose à dire à quelqu’un quand on s’en va. Alors on se tait.
Apparemment, à 27 ans tu es toujours jeune avec tous les défauts. Peut être qu’une de ces nombreuses fois d’après, tu t’arrêtes au bon moment, celui où elles jouissent seules, en silence, en tremblant.
Toi, tu ne la touches plus – il ne faut pas. Tu retiens ton souffle, volontairement.
Tu fais ça à une fille qui n’a que peut être que 3 ans encore pour faire un enfant. Connard. Je crois que je m’aimais encore il y a quelques mois. 3 ans, 36 mois.
Il y eut cette fois, rapide, pour se dire bonjour. Un coït brutal de politesse parce que deux corps qui s’attirent. Après, tu ne t’en souviens plus.
Peut être que tu as acheté un Cheval Noir pour 7€40 – bon deal - et un paquet de cigarettes en bas dans la rue, à moitié drogué, voyant les autres transpirer enfermés dans les bus. C’est l’heure du goûter hey, oh. Peut être. Peut être que tu essayes de sourire aux enfants et aux passants en puant la chatte à deux mètres.
Comme un anti-héros à la mode. Mais tu es dans la vie réelle. Il y a de la gravité. Il n’y a pas de palmiers, la Porsche au phare avant-droit cassé n’est pas une 911, tu n’es pas écrivain, tu n’as rien écrit. Tu n’es pas toujours ( !) un bon coup nonchalant. Les coups font mal, les larmes de ces jolies filles bien plus que tout. Le mal au ventre, tu l’auras bien après ces quelques jours, mal rasé sous le soleil du nord dans les odeurs de 206 diesel et des taxis trop rares. Plus belle la vie.
Tu n’as jamais eu cette fille qui aurait six ans aujourd’hui avec cette ex cool, vraiment cool, si cool que tu finis par en conclure… Tu ne vas pas la croiser tous les jours, il n’y aura pas de bons mots et de défis faciles pour la reconquérir.
Mais oui, tu la vois en fantôme sur le siège passager, de temps en temps.
C’est la vie réelle. Pas de verbe qui cogne assez fort.
Il y a ces moments magiques, quand tu penses avoir tout dit. Que tu te couches. Son oreiller est humide.
Elle te dit après, j’ai dû pleurer en dormant.
Les faire pleurer. Drôle de métier. Drôle.
Je dis les filles – clin d’œil. Elles peuvent être grandes, plus âgées, être mères. Quand elles couchent avec moi, ce sont des filles. Parce que je suis un gosse.
Je pense aussi on voit dans les autres comme on voit en nous, la plupart du temps avec désinvolture, aveuglement, insouciance, sans volonté. On ne peut pas toujours être concentré.
J’ai fini mon verre somnifère d’un trait. J’ai pensé, et je ne peux pas l’inventer, ça, puisque c’est tellement big-fat-cliché. Il doit être deux ou trois heures du matin : Je pense que plus rien ne bouge, dehors. Je ne pense pas ça, je le ressens, en fait. Le penser vraiment me fait penser aux Nuls.
Elle a ronflé tout à l’heure. Elles ronflent toutes.
Ça, c’est pour la touche réaliste (cul sec).
Fausse impression que tout le monde parle de Dylan en ce moment Oh, whatever makes her happy, I won't stand in the way etc. Et merde. Si vraiment vous voulez, écoutez ça. Souriez, soyez indulgents. J'ai toujours mal au ventre.
Ça, c’est pour la touche réaliste (cul sec).
Fausse impression que tout le monde parle de Dylan en ce moment Oh, whatever makes her happy, I won't stand in the way etc. Et merde. Si vraiment vous voulez, écoutez ça. Souriez, soyez indulgents. J'ai toujours mal au ventre.
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