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09.05.2008
Vues subjectives
[Avertissement : J'ai revu des extraits d'Ali G in Da House, hier]
9h58 : Chante du Ella Fitzgerald.
10h30 : PUTAIN 10H30. Habille toi ducon.
Tee-shirt vert ou orange. Vert, orange. Vert. Vert. Pourquoi c'est toujours à ce moment là que tu as envie de pisser et d'écrire quelque chose ? D'abord la chaussette gauche. Toujours.
Tee-shirt vert ou orange. Vert, orange. Vert. Vert. Pourquoi c'est toujours à ce moment là que tu as envie de pisser et d'écrire quelque chose ? D'abord la chaussette gauche. Toujours.

… mon Rendez-Vous est à 11h00. Je vole entre les gens. En fait, je me regarde dans la glace avant de partir : Ma peau délavée a l’air ok ; J’ai un bouton sur le front. Je pense fugitivement à Jen, encore.
Ça rajoutera un peu d’énergie juvénile au portrait, un truc un peu attendrissant pour compenser le regard rouge-horizon. Air d'enfant, roublardise d'homme. Elles vont adorer. Quand même, en plan américain dans la glace écossaise whisky, je suis assez bandant.
Tango, les Centrafricains dans le métro me regardent, ils se disent que ma montre discrète a pas l’air si mal que ça. Ils ont raison. Un ami m’a dit un jour, c’est le seul bijou qu’un homme puisse porter. Mis à part sa maîtresse a-t-il ajouté, carnassier.
Ça rajoutera un peu d’énergie juvénile au portrait, un truc un peu attendrissant pour compenser le regard rouge-horizon. Air d'enfant, roublardise d'homme. Elles vont adorer. Quand même, en plan américain dans la glace écossaise whisky, je suis assez bandant.
Tango, les Centrafricains dans le métro me regardent, ils se disent que ma montre discrète a pas l’air si mal que ça. Ils ont raison. Un ami m’a dit un jour, c’est le seul bijou qu’un homme puisse porter. Mis à part sa maîtresse a-t-il ajouté, carnassier.
Trouver la sortie Tuileries n’est pas simple, même pour un natif, enfoirés.
Mon briquet I Love You est en rade. Je me sens cabochard-surréaliste, d’humeur à plaire.
Rue de Rivoli, le buraliste me donne une boite d’allumettes Bidochon. Je serre les dents, ce n’est pas une raison pour être malpoli. Bonne journée dis-je, franchement.
Les putes en fringues de luxe font semblant de ne pas me voir. Moi non plus. Je sais que leurs esclaves-macros sont en train de transpirer [ils embauchent à 9 heures] dans les bureaux alentours, à la chaîne. Sans eux, elles ne sont plus rien, l’espace d’un grand écart dans une autre bonne maison. (J’en rajoute dans la violence ? Pas la peine d’une note de blog pour elles. Une phrase sur Twitter les contiendrait toutes. La preuve).
Dans la rue Cambon, les ouvriers me regardent passer, ils me prennent pour un Juif.
J’arrive dans le sentier en or massif.
Dans la rue du Mont Thabor, je reste concentré. Les touristes me bousculent un peu.
Je bouge mon pas si gros cul moulé dans le Celio à 29.99€ réduction si tu en prends deux et pourquoi pas un peu délavés c’est à la mode rue Saint-Honoré. Le et pas un, mon seul jean. Ça marche sur les pas si bégueules.
Le clochard voit bien que je suis pressé.
J’arrête un taxi sans papiers mais licence de la préfecture pour que le petit groupe passant puisse enfin traverser et moi d’abord.
A la place, je cherche le 7, il est directement à l’angle à vingt mètres à peine en Puma.
Les flics en Rangeo semblent me reconnaître. Ils dévisagent l’antilope sûre d’elle qui ne semble avoir rien à faire sur cette steppe, d’un air blasé et découragé qu’ont les vieux tigres fatigués sous le soleil après-midi.
Les lourds cuivres modernes s’élèvent, le temps de me recueillir les yeux fermés, la tête baissée, devant la glace et le précieux plaqué. J’espère que le bordel ne va pas rester coincé à l’entresol.
Ding.
Ah ! Ouh ! Cinq minutes de retard. Au 5ème un étage encore à enjamber. L’accueil est bien au 6e. On dira que je suis monté à la force. Les vigils se sont trompés. J’ai vu un Beretta dépasser de la ceinture du premier croisé, sous les grandes arcades. Lui, ce n’était pas moi qu’il attendait, son patron est Russe.
Des ouvriers de luxe, avec moins de ventre, me disent bonjour.
Les deux secrétaires lèvent la tête – Versailles, Neuilly me disent bonjour, voix graves de fumeuses, rouge à lèvres gravé dans mon esprit.
La plus âgée – nous supposerons qui a le droit de cuissage sur les nouveaux – me conduit dans une salle de conférence écran plat pour moi, chaises design, table blanche en marbre fin des haut plateaux. Elle me sert comme en terrasse en bas que j’aperçois un peu un Lavazza et une cuillère en argent 18ème que je fais tinter légèrement. Elle me fait un clin d’œil en me disant qu’elle apporte de l’eau fraîche avec le café 19 bars, 91° Celsius, comme au Zinc.
Zen, Les cons ont de l’eau aux couleurs de l’entreprise. Tout ça est fait pour m’impressionner. J’hésite à voler un crayon à papier – il y en a une vingtaine dans le pot. Je résiste. Je corrige mes défauts – j’ai déjà dit Oui pour le café sans hésiter une seconde.
La responsable-mon-rendez-vous arrive en un quart-temps de retard. Elle veut marquer son territoire – elle joue à domicile ; Le public avec moi.
Elle étale les papiers et sur le contrat je vois immédiatement en en-tête un nom ennemi. Je tique. Elle s’excuse deux minutes et je détaille tous les consanguins au cas où – Ce sont les mandants. Quand elle revient, je suis en train de jouer avec ma cuillère pour la faire sourire d’un rire contenu. Elle est sous le charme. Elle me veut chez elle.
Ou se balader en ville avec le même modèle.
Je porte si fièrement mon polo Mexx™ (Carrefour, 2004, 12.99€). Le Diable ? J’emmerde le Diable.
Pas la peine de claquer tout votre argent en vêtements, il suffit d’avoir l’air de porter ces vêtements. De rayonner comme un prince indolent. Tu aimes les jolies pommes ? C’est moi qui vais les avoir.
En finissant de savourer mon café, je suis chez moi. La télécopie lettre de créance est arrivée de Grèce, il y a trente minutes. J’ai des amis bien placés. Le Damier m’aime bien jusqu’à la place Vendôme.
Elle a déjà vu mon dossier la semaine dernière. Je lui dis Je suis content de signer. Elle ne dit rien car elle ne m’avait pas encore dit oui et sourit séduite, amusée devant cette assurance qui lui plaît tant. J’hésiterai même à lui caresser l’épaule, un peu plus tard. Elle ne dit toujours rien et me tend une liasse qu’elle gardait sous le coude. Je paraphe et signe avec une écriture de peintre, un flou d’un trait, sans relire.
Dans le couloir de Concorde, la joueuse de Mandoline n’est pas là. Il y a un jeune Portugais timide et propre qui joue du hautbois sur fond d’air de la divine comédie. Une émanation du grands corps public 1945 de sexe féminin en tunique verte et sourire mi-raisin vient souffler à l’homme orchestre du corridor aux vaches espagnoles qu’il n’a sûrement pas l’agrément.
Il ne joue pas de mandoline.
Il n’est pas chinois.
Il est gêné.
Il jouait la divine comédie.
Tout ça pour signer un bail de box, mais c’est pas une raison pour ne pas l’écrire, Jack.
Mon briquet I Love You est en rade. Je me sens cabochard-surréaliste, d’humeur à plaire.
Rue de Rivoli, le buraliste me donne une boite d’allumettes Bidochon. Je serre les dents, ce n’est pas une raison pour être malpoli. Bonne journée dis-je, franchement.
Les putes en fringues de luxe font semblant de ne pas me voir. Moi non plus. Je sais que leurs esclaves-macros sont en train de transpirer [ils embauchent à 9 heures] dans les bureaux alentours, à la chaîne. Sans eux, elles ne sont plus rien, l’espace d’un grand écart dans une autre bonne maison. (J’en rajoute dans la violence ? Pas la peine d’une note de blog pour elles. Une phrase sur Twitter les contiendrait toutes. La preuve).
Dans la rue Cambon, les ouvriers me regardent passer, ils me prennent pour un Juif.
J’arrive dans le sentier en or massif.
Dans la rue du Mont Thabor, je reste concentré. Les touristes me bousculent un peu.
Je bouge mon pas si gros cul moulé dans le Celio à 29.99€ réduction si tu en prends deux et pourquoi pas un peu délavés c’est à la mode rue Saint-Honoré. Le et pas un, mon seul jean. Ça marche sur les pas si bégueules.
Le clochard voit bien que je suis pressé.
J’arrête un taxi sans papiers mais licence de la préfecture pour que le petit groupe passant puisse enfin traverser et moi d’abord.
A la place, je cherche le 7, il est directement à l’angle à vingt mètres à peine en Puma.
Les flics en Rangeo semblent me reconnaître. Ils dévisagent l’antilope sûre d’elle qui ne semble avoir rien à faire sur cette steppe, d’un air blasé et découragé qu’ont les vieux tigres fatigués sous le soleil après-midi.
Les lourds cuivres modernes s’élèvent, le temps de me recueillir les yeux fermés, la tête baissée, devant la glace et le précieux plaqué. J’espère que le bordel ne va pas rester coincé à l’entresol.
Ding.
Ah ! Ouh ! Cinq minutes de retard. Au 5ème un étage encore à enjamber. L’accueil est bien au 6e. On dira que je suis monté à la force. Les vigils se sont trompés. J’ai vu un Beretta dépasser de la ceinture du premier croisé, sous les grandes arcades. Lui, ce n’était pas moi qu’il attendait, son patron est Russe.
Des ouvriers de luxe, avec moins de ventre, me disent bonjour.
Les deux secrétaires lèvent la tête – Versailles, Neuilly me disent bonjour, voix graves de fumeuses, rouge à lèvres gravé dans mon esprit.
La plus âgée – nous supposerons qui a le droit de cuissage sur les nouveaux – me conduit dans une salle de conférence écran plat pour moi, chaises design, table blanche en marbre fin des haut plateaux. Elle me sert comme en terrasse en bas que j’aperçois un peu un Lavazza et une cuillère en argent 18ème que je fais tinter légèrement. Elle me fait un clin d’œil en me disant qu’elle apporte de l’eau fraîche avec le café 19 bars, 91° Celsius, comme au Zinc.
Zen, Les cons ont de l’eau aux couleurs de l’entreprise. Tout ça est fait pour m’impressionner. J’hésite à voler un crayon à papier – il y en a une vingtaine dans le pot. Je résiste. Je corrige mes défauts – j’ai déjà dit Oui pour le café sans hésiter une seconde.
La responsable-mon-rendez-vous arrive en un quart-temps de retard. Elle veut marquer son territoire – elle joue à domicile ; Le public avec moi.
Elle étale les papiers et sur le contrat je vois immédiatement en en-tête un nom ennemi. Je tique. Elle s’excuse deux minutes et je détaille tous les consanguins au cas où – Ce sont les mandants. Quand elle revient, je suis en train de jouer avec ma cuillère pour la faire sourire d’un rire contenu. Elle est sous le charme. Elle me veut chez elle.
Ou se balader en ville avec le même modèle.
Je porte si fièrement mon polo Mexx™ (Carrefour, 2004, 12.99€). Le Diable ? J’emmerde le Diable.
Pas la peine de claquer tout votre argent en vêtements, il suffit d’avoir l’air de porter ces vêtements. De rayonner comme un prince indolent. Tu aimes les jolies pommes ? C’est moi qui vais les avoir.
En finissant de savourer mon café, je suis chez moi. La télécopie lettre de créance est arrivée de Grèce, il y a trente minutes. J’ai des amis bien placés. Le Damier m’aime bien jusqu’à la place Vendôme.
Elle a déjà vu mon dossier la semaine dernière. Je lui dis Je suis content de signer. Elle ne dit rien car elle ne m’avait pas encore dit oui et sourit séduite, amusée devant cette assurance qui lui plaît tant. J’hésiterai même à lui caresser l’épaule, un peu plus tard. Elle ne dit toujours rien et me tend une liasse qu’elle gardait sous le coude. Je paraphe et signe avec une écriture de peintre, un flou d’un trait, sans relire.
Dans le couloir de Concorde, la joueuse de Mandoline n’est pas là. Il y a un jeune Portugais timide et propre qui joue du hautbois sur fond d’air de la divine comédie. Une émanation du grands corps public 1945 de sexe féminin en tunique verte et sourire mi-raisin vient souffler à l’homme orchestre du corridor aux vaches espagnoles qu’il n’a sûrement pas l’agrément.
Il ne joue pas de mandoline.
Il n’est pas chinois.
Il est gêné.
Il jouait la divine comédie.
Tout ça pour signer un bail de box, mais c’est pas une raison pour ne pas l’écrire, Jack.

14:30 Publié dans Word | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
un bail de quoi ?
Ecrit par : dragubus | 09.05.2008
Un bail de box, des baux de boxes. Tu viens de faire une sieste, dragubus ? ;)
(moi, sieste)
(J'aurais bien aimé être prof juste pour faire les jeux de mots/vannes les plus pourris de la terre)
Ecrit par : Brg | 09.05.2008
pas besoin d'être prof, la preuve (bis)
un film d'espionnage m'aurait épuisée tout autant.
arrête de penser à moi quand tu vois mes boutons dégueus sur le front (sont vraiment dégueus, l'adolescence c'est vraiment pas facile tous les jours)
Ecrit par : Jen | 09.05.2008
Pas mal ;)
Je voulais dire avoir un public forcé de me subir.
Ecrit par : Brg | 09.05.2008
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