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10.05.2008
Convention, Blues, ligne de nuit.
C’est ça. On a à peine le temps de prendre une inspiration, il faut replonger. Le savoir d’avance ne me fait ni chaud ni froid. La grêle dix minutes ? Je le savais. Demain il fera beau, je le sais. Le mauvais coup sourit. D’ailleurs, dix minutes… Il fait toujours chaud. L’orage a une influence assez électrique sur nous. C’est un jeu stupide dont je connais les règles par coeur. Trop : Ça fait longtemps que ça ne m’amuse plus, intellectuellement. Le gosse ricane. Fait du théâtre pour les passants si tu veux.
Un jour, j’ai gagné à Vegas. T’es blasé, connard ? Je le suis. Et tu ne sauras jamais pourquoi. Je sais.
Physiquement ? J’ai 27 ans (twenty seven) et pas un mois à perdre. Jouer des parties sans enjeux de temps en temps. L’habitude d’être impassible (on le sait, entre joueurs, hein ?), de ne rien montrer par un regard, en se passant la main sur le visage etc, vous savez ce genre de choses que font les amateurs.
Les autres vont voir qu’on bluffe, sinon. Les amateurs qu’on plume.
Et puis on se prend au jeu. Avec les vieux réflexes.
Road Trip est un bon teenage movie. Il y a cette scène dans le bus quand la jolie blonde sûre d’elle et patiente et amoureuse et endormie en travers de deux sièges du Greyhound pour rejoindre le mec qu’elle aime, entre deux histoires (lui).
Elle se fait lécher le pied nu par un mec de la rangée suivante.
Le bus est endormi presque entièrement.
Et elle dit :
« Est-ce qu’il n’y a pas, sur cette terre, UN SEUL MEC normal ? »
Elle dit ça en VF.
Et ça me fait rire. Ça me fait rire…
La grand-mère noire de la travée gauche lui offre un vibromasseur pour la consoler. Le dernier type auquel j’ai fait confiance, c’était en 1985. Et il est parti avec mon mini-van. Vous savez, les mini-van anciens, solides, ceux qu’on ne fabrique plus.
Je pense à un autre air, plus simple et humble, en tête.
Ça fait :
The moment I wake up
Before I put on my make up
And wondering what dress to wear, now
Quelque chose comme ça. Ça me fait penser à elle. Je l’imagine, dans un bus. Non, je sais qu’elle est dans ce bus, inlassablement, tous les matins.
Le matin, inlassablement en train de choisir la robe qu’elle va porter aujourd’hui. Parce qu’il fait beau. Pour toute la vie, beau et quelle robe porter ?
Inlassablement, vérifiant son maquillage.
Ça continue comme ça :
I run for the bus, dear.
While riding the bus, dear.
Tu m’as appelé chéri.
While riding, I think of us, dear. I say a little prayer for you.
Je n’ai même plus besoin de boire après ça. C’est ce qui me déprime. Ressentir de moins en moins. Comment vais-je finir, à réclamer des coups pour me sentir vivant ? Le bonheur est bien trop facile. Faut se faire mal. Ouais, bonne idée disent les amis !
Allons chasser les ombres. Oui, mais on peut venir avec quelqu’un dit l’invité hésitant ?
Mais bien sûr. Tu viens avec qui tu veux. Je t’invite, alors évidemment. Avec plaisir.
Je bois avant la fête. Night time.
Un jour, j’ai gagné à Vegas. T’es blasé, connard ? Je le suis. Et tu ne sauras jamais pourquoi. Je sais.
Physiquement ? J’ai 27 ans (twenty seven) et pas un mois à perdre. Jouer des parties sans enjeux de temps en temps. L’habitude d’être impassible (on le sait, entre joueurs, hein ?), de ne rien montrer par un regard, en se passant la main sur le visage etc, vous savez ce genre de choses que font les amateurs.
Les autres vont voir qu’on bluffe, sinon. Les amateurs qu’on plume.
Et puis on se prend au jeu. Avec les vieux réflexes.
Road Trip est un bon teenage movie. Il y a cette scène dans le bus quand la jolie blonde sûre d’elle et patiente et amoureuse et endormie en travers de deux sièges du Greyhound pour rejoindre le mec qu’elle aime, entre deux histoires (lui).
Elle se fait lécher le pied nu par un mec de la rangée suivante.
Le bus est endormi presque entièrement.
Et elle dit :
« Est-ce qu’il n’y a pas, sur cette terre, UN SEUL MEC normal ? »
Elle dit ça en VF.
Et ça me fait rire. Ça me fait rire…
La grand-mère noire de la travée gauche lui offre un vibromasseur pour la consoler. Le dernier type auquel j’ai fait confiance, c’était en 1985. Et il est parti avec mon mini-van. Vous savez, les mini-van anciens, solides, ceux qu’on ne fabrique plus.
Je pense à un autre air, plus simple et humble, en tête.
Ça fait :
The moment I wake up
Before I put on my make up
And wondering what dress to wear, now
Quelque chose comme ça. Ça me fait penser à elle. Je l’imagine, dans un bus. Non, je sais qu’elle est dans ce bus, inlassablement, tous les matins.
Le matin, inlassablement en train de choisir la robe qu’elle va porter aujourd’hui. Parce qu’il fait beau. Pour toute la vie, beau et quelle robe porter ?
Inlassablement, vérifiant son maquillage.
Ça continue comme ça :
I run for the bus, dear.
While riding the bus, dear.
Tu m’as appelé chéri.
While riding, I think of us, dear. I say a little prayer for you.
Je n’ai même plus besoin de boire après ça. C’est ce qui me déprime. Ressentir de moins en moins. Comment vais-je finir, à réclamer des coups pour me sentir vivant ? Le bonheur est bien trop facile. Faut se faire mal. Ouais, bonne idée disent les amis !
Allons chasser les ombres. Oui, mais on peut venir avec quelqu’un dit l’invité hésitant ?
Mais bien sûr. Tu viens avec qui tu veux. Je t’invite, alors évidemment. Avec plaisir.
Je bois avant la fête. Night time.
22:10 Publié dans Word | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : convention, blues


