07.06.2008
L'amour contrarié ? L'histoire de ma vie
(Extrait personnel du Good Ol'Time)
- Non mais tu trouves pas que t’en fais trop là ? (ma mauvaise conscience cynique sera jouée par un tiret)
Moi : Il faut bien les vendre, ces pixels.
- gna gna gna, n’importe quoi.
Je venais de me souvenir de mon premier flirt, aux âges préhistoriques du début des 90’s
- Déjà, tu mens, c’était en 1995 t’es pas si vieux que ça, te fous pas de leurs gueules mon vieux.
Hum euh.
- Pauv’ faux blasé de merde, vas y déballe.
Alors y avait cette fille, elle s’appelait Vanessa, comme dans la chanson éponyme.
- Ouch, cte cliché, tu espères faire croire ça à qui ?
Ta gueule, laisse moi finir. Bon, Vanessa était brune, avait des petits seins*, était mythomane, cyclothymique au-delà du raisonnable, une petite métisse punkette en jupe droite noire et doc martens, deux amandes à la place des yeux, et une petite mèche rebelle qui…
- Ouais bref, t’étais cuit mon gros.
Tu peux le dire. Dès le départ ça sentait le roussi. Mais bon, à 15 ans, tu me pardonneras. J’étais pas le vieux chêne expérimenté-inébranlable que je suis devenu entre temps, montrant aux jeunes qui veulent bien écouter la voie à suivre d’une sobre et implicite main tendue vers l’horizon (à gauche).
- Hein ?
Tu m’écoutais pas ?
- J’étais parti pisser, ‘xcuse. Alors métisse amandes jeune chêne, on y est. L’action commence. Enfin j’espère.
Bah s’ta dire, j’aurais bien voulu, c’est pas faute de la harceler et d’lui faire des regards de grand brun ténébreux.
- Mouhahahaha, excuse moi, continue mec.
Bon on a joué à chat et à la souris pendant un an tu vois le genre. Malgré mon approche romantique et pleine de tact, j’ai pas réussi à négocier l’obstacle.
- L’obstacle ? traite la de jument tant que t’y es.
ça va, c’est pas toi qui va faire la prude.
- Hum, c’est vrai. Ça me fait penser à ce que me disait parenthèse, une mauvaise conscience de fille, une amie. Elles sont beaucoup plus trash c’est clair.
Une amie ? tu veux dire… ?
- Hein ? non non, bon on dévie là.
Je suis sûr que t’aimerais bien.
- Non c’est une amie, on s’entend bien c’est tout, sans plus.
Hé hé hé hé Tu lui fais la plus vieille feinte de la terre là. Je me demande comment des gens y croient encore. Il n’y a pas que moi qui suis inébranlable hein.
- Tu penses vraiment que c’est avec ce genre de jeu de mots que tu vas les faire rire ?
Non, c’était entre nous ;
- Bon allez accouche là j’ai envie d’aller voir le film de la hunne.
Ouais bref tout ça a fini en eau de boudin.
- Antillaise ?
Non métisse indonésienne chai plus quoi.
- Aïe aïe aïe.
Je te le fais pas dire. Alors un jour plus de nouvelles, elle change de bahut, va en internat, ouais elle était un peu barrée comme moi mais je reste dans le public, honneur oblige.
Et au bout d’un an ou deux, une lettre d’une jolie écriture mais je tilte pas tout de suite, elles écrivent un peu toutes pareil, tu sais...
- ouais, tu écris comme elles aussi, pas vrai l'pompeux ?
hum, bon j’ouvre la lettre et là elle me ressort un pitch de série pour ado qui lui a fait penser à moi. Enfin à notre histoire avortée on va dire.
- Comme quoi, plutôt bien vu.
Mais ta gueule. Voilà ce qui l’a empêchée de sortir avec moi : La peur.
- C’était évident dès le départ.
C’est vrai que je suis beau, il n’y avait que ça, j’aurais du y penser.
- T’enflammes pas coco. C’est juste l’âge. Mouarf. Bon c’est tout ? fin de cette histoire minable ?
En fait… pas tout à fait.
- Ouais, je sais. Pourquoi tu crois que je suis là ?
Cheers.
- A tes amours.
Moi : Il faut bien les vendre, ces pixels.
- gna gna gna, n’importe quoi.
Je venais de me souvenir de mon premier flirt, aux âges préhistoriques du début des 90’s
- Déjà, tu mens, c’était en 1995 t’es pas si vieux que ça, te fous pas de leurs gueules mon vieux.
Hum euh.
- Pauv’ faux blasé de merde, vas y déballe.
Alors y avait cette fille, elle s’appelait Vanessa, comme dans la chanson éponyme.
- Ouch, cte cliché, tu espères faire croire ça à qui ?
Ta gueule, laisse moi finir. Bon, Vanessa était brune, avait des petits seins*, était mythomane, cyclothymique au-delà du raisonnable, une petite métisse punkette en jupe droite noire et doc martens, deux amandes à la place des yeux, et une petite mèche rebelle qui…
- Ouais bref, t’étais cuit mon gros.
Tu peux le dire. Dès le départ ça sentait le roussi. Mais bon, à 15 ans, tu me pardonneras. J’étais pas le vieux chêne expérimenté-inébranlable que je suis devenu entre temps, montrant aux jeunes qui veulent bien écouter la voie à suivre d’une sobre et implicite main tendue vers l’horizon (à gauche).
- Hein ?
Tu m’écoutais pas ?
- J’étais parti pisser, ‘xcuse. Alors métisse amandes jeune chêne, on y est. L’action commence. Enfin j’espère.
Bah s’ta dire, j’aurais bien voulu, c’est pas faute de la harceler et d’lui faire des regards de grand brun ténébreux.
- Mouhahahaha, excuse moi, continue mec.
Bon on a joué à chat et à la souris pendant un an tu vois le genre. Malgré mon approche romantique et pleine de tact, j’ai pas réussi à négocier l’obstacle.
- L’obstacle ? traite la de jument tant que t’y es.
ça va, c’est pas toi qui va faire la prude.
- Hum, c’est vrai. Ça me fait penser à ce que me disait parenthèse, une mauvaise conscience de fille, une amie. Elles sont beaucoup plus trash c’est clair.
Une amie ? tu veux dire… ?
- Hein ? non non, bon on dévie là.
Je suis sûr que t’aimerais bien.
- Non c’est une amie, on s’entend bien c’est tout, sans plus.
Hé hé hé hé Tu lui fais la plus vieille feinte de la terre là. Je me demande comment des gens y croient encore. Il n’y a pas que moi qui suis inébranlable hein.
- Tu penses vraiment que c’est avec ce genre de jeu de mots que tu vas les faire rire ?
Non, c’était entre nous ;
- Bon allez accouche là j’ai envie d’aller voir le film de la hunne.
Ouais bref tout ça a fini en eau de boudin.
- Antillaise ?
Non métisse indonésienne chai plus quoi.
- Aïe aïe aïe.
Je te le fais pas dire. Alors un jour plus de nouvelles, elle change de bahut, va en internat, ouais elle était un peu barrée comme moi mais je reste dans le public, honneur oblige.
Et au bout d’un an ou deux, une lettre d’une jolie écriture mais je tilte pas tout de suite, elles écrivent un peu toutes pareil, tu sais...
- ouais, tu écris comme elles aussi, pas vrai l'pompeux ?
hum, bon j’ouvre la lettre et là elle me ressort un pitch de série pour ado qui lui a fait penser à moi. Enfin à notre histoire avortée on va dire.
- Comme quoi, plutôt bien vu.
Mais ta gueule. Voilà ce qui l’a empêchée de sortir avec moi : La peur.
- C’était évident dès le départ.
C’est vrai que je suis beau, il n’y avait que ça, j’aurais du y penser.
- T’enflammes pas coco. C’est juste l’âge. Mouarf. Bon c’est tout ? fin de cette histoire minable ?
En fait… pas tout à fait.
- Ouais, je sais. Pourquoi tu crois que je suis là ?
Cheers.
- A tes amours.
* et les a toujours deux enfants plus tard. Elle vit en couple dans un appartement de la région parisienne, heureuse et plus punkette pour un sou (quoique).
Elles ont le droit de faire ça quand on pose notre regard sur elle à quinze ans ? on est pas au sultanat d’oman ? ah ouais, merde, j’m’habituerai jamais.
Elles ont le droit de faire ça quand on pose notre regard sur elle à quinze ans ? on est pas au sultanat d’oman ? ah ouais, merde, j’m’habituerai jamais.
15:36 Publié dans Réalité fictionnelle | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

Commentaires
Rha ben c'est une histoire d'amour typique d'adolescents :)
Là où c'est les boules pour elle c'est qu'elle pensait toujours à toi alors que toi t'as pas "tilité tout de suite" :) typique.
Ecrit par : dragibus | 08.06.2008
Ahaha^^J'ai bien aimé le mélange d'auto-dérision avec un-je-ne-sais-quoi de mélancolique... C'est bien écrit, bravo ^^.
Ecrit par : Sycophante | 09.06.2008
Merci les deux :)
mon petit morceau de gélatine sucré [de la famille du bacon] [si vous permettez] : C'est plutôt l'inverse, elle qui m'occupait l'esprit à "peu de frais" ;)
[edit : je vois pas pourquoi je te contredis. Je ne me comprends pas tout seul] [tous ces mots juste pour dire que non elle ne pensait pas toujours à moi...]
Moi qui courait à quinze ans.
Mais oui, je n'ai pas tilté (j'ai mis des années pour ça...)
comment s'imaginer que oui on plaît à quinze ans alors qu'en apparence les signaux sont contraires...
Ecrit par : Brg | 10.06.2008
Hello, vieux chêne expéritable-inébranché ! Tout ça me rappelle des souvenirs (pas si lointains que ça)...
:-)
Ecrit par : Sophie K. | 10.06.2008
Je crois que vous suivez toutes l'option minaudage en cours élémentaire.
Nous, c'est foot.
Ecrit par : Brg | 10.06.2008
Marrant, tu changes pas. ;-)
Ecrit par : Peau Dorée | 10.06.2008
Salut ma Cherokee. On essaye d'être fidèles (à nous mêmes) (insérez une excuse), tout ça.
Ecrit par : Brg | 12.06.2008
Ah nan, moi j'avais suivi option foot, justement. Gardien(ne) de but, à m'étaler sur le béton (argh) de la cour de récré. "Mille bosses", on m'appelait. J'aimais bien.
Ecrit par : Sophie K. | 16.06.2008
(Gamelle Sophie)
(Vais faire la sieste après ça)
Ecrit par : Brg | 16.06.2008
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