23.07.2008
Histoire des petits footballeurs et des petites princesses
Les petits footballeurs sont tous des petits personnages animés en short blanc maillot blanc comme la neige liseré bleu azur comme leur espoir. Ils ont la bouche ouverte et de grands yeux incrédules la plupart du temps, et le pied gauche posé sur le cuir à gros losanges noirs.
Les petits princesses ne savent pas instinctivement ce que désigne le cuir. Le ballon, si vous voulez. Les petits princesses pensaient à autre chose, et gloussent intérieurement. Les petites princesses aiment les petits footballeurs.
Si le monde s’arrêtait deux minutes, on se rendrait compte que les petits footballeurs ne font que taper dans une baballe et consacrent leurs vies à des actions stupides. Mais par une inexplicable, les petites princesses aiment les petits footballeurs, ce qui justifie leur jeu stupide et sans fin.
Les petites princesses sont belles, dans leurs jupes roses aux plis impeccables, leurs jambes blanches sans blessures à l’abri du soleil – elles sont plus confortables dans les gradins – (Quand est-ce que le jeu va finir ?) (En attendant, autant sourire). Leur guerre n’est pas physique, mais morale. Elles prônent la paix en préparant la guerre, quand les petits footballeurs prônent la guerre en espérant autre chose (mais ils ne savent pas quoi).
Il y a parfois des petits footballeurs intello qui ne touchent pas une bille, mais hey, ils font quand même partie de l’équipe. Pendant que les petits footballeurs s’étrillent sur le terrain pour se faire aimer d’une petite princesse qui est programmée génétiquement pour en attendre pas moins, les petits princesses, elles, veulent se faire aimer (d’au moins) un petit footballeur. Les petits footballeurs ont des jambes génétiquement prévues pour courir énormément.
Tandis que les petits footballeurs veulent juste briller sur le terrain, chacun à son poste (les petits footballeurs sont souvent un peu niais) (Ce sont des petits (man)gars qui vivent à quelques images par secondes) (ils pensent à leurs pieds, elles regardent leurs mains), une petite princesse poursuit plusieurs buts :
1. Se faire aimer de leur petit footballeur
2. Se faire aimer d’un meilleur petit footballeur que leur voisine de gradins
3. Avoir la plus belle jupe rose
4. Qu’on la respecte en tant que princesse
5. Se faire froisser sa jupe de princesse dans les vestiaires (sans oublier le point 4) assez régulièrement. C’est le devoir du petit footballeur en dehors du terrain.
6. Aimerait bien que son petit footballeur soit capitaine avant la fin de la saison
Les petits princesses ne savent pas instinctivement ce que désigne le cuir. Le ballon, si vous voulez. Les petits princesses pensaient à autre chose, et gloussent intérieurement. Les petites princesses aiment les petits footballeurs.
Si le monde s’arrêtait deux minutes, on se rendrait compte que les petits footballeurs ne font que taper dans une baballe et consacrent leurs vies à des actions stupides. Mais par une inexplicable, les petites princesses aiment les petits footballeurs, ce qui justifie leur jeu stupide et sans fin.
Les petites princesses sont belles, dans leurs jupes roses aux plis impeccables, leurs jambes blanches sans blessures à l’abri du soleil – elles sont plus confortables dans les gradins – (Quand est-ce que le jeu va finir ?) (En attendant, autant sourire). Leur guerre n’est pas physique, mais morale. Elles prônent la paix en préparant la guerre, quand les petits footballeurs prônent la guerre en espérant autre chose (mais ils ne savent pas quoi).
Il y a parfois des petits footballeurs intello qui ne touchent pas une bille, mais hey, ils font quand même partie de l’équipe. Pendant que les petits footballeurs s’étrillent sur le terrain pour se faire aimer d’une petite princesse qui est programmée génétiquement pour en attendre pas moins, les petits princesses, elles, veulent se faire aimer (d’au moins) un petit footballeur. Les petits footballeurs ont des jambes génétiquement prévues pour courir énormément.
Tandis que les petits footballeurs veulent juste briller sur le terrain, chacun à son poste (les petits footballeurs sont souvent un peu niais) (Ce sont des petits (man)gars qui vivent à quelques images par secondes) (ils pensent à leurs pieds, elles regardent leurs mains), une petite princesse poursuit plusieurs buts :
1. Se faire aimer de leur petit footballeur
2. Se faire aimer d’un meilleur petit footballeur que leur voisine de gradins
3. Avoir la plus belle jupe rose
4. Qu’on la respecte en tant que princesse
5. Se faire froisser sa jupe de princesse dans les vestiaires (sans oublier le point 4) assez régulièrement. C’est le devoir du petit footballeur en dehors du terrain.
6. Aimerait bien que son petit footballeur soit capitaine avant la fin de la saison
7. Discuter des derniers ragots avec leurs copines-princesses.
La petite princesse, en représentation dans les gradins parmi les autres princesses, attend la fin du match. Le match n’est pas intéressant en soi : Le résultat compte. Pendant que les petits footballeurs tapent dans la balle, elles lorgnent sur le management du club. Ces cons de petits footballeurs n’ont rien vu venir.
Comme maigre consolation, les petits footballeurs savent mieux viser que les petites princesses (avec tous ces jeux physiques en trois dimensions pendant que les petites princesses travaillent leur sociabilité entre elles). Bon, les petits footballeurs ne sont pas infaillibles et font des erreurs : On ne peut pas atteindre sa cible à tous les coups. Ça fait doucement rigoler les petites princesses, qui ne comprennent rien à rien sur la façon de viser, pour elles c’est facile, vu des gradins – elles n’ont jamais tiré de coup franc. Ça fait aussi rigoler les enfoirés d’autres petits footballeurs, qui veulent toujours se placer bien auprès des petites princesses. D’instinct.
Eeenfin bref. Parfois, un petit footballeur se demande à quoi ça rime.
Aujourd'hui, j'ai envie de prendre une voix nasillarde et de jouer un peu d'harmonica :
How does it feel
How does it feel
To be without a hoooome
Like a complete' unknooown
Like a rolling stooone?
How does it feel
How does it feel
To be without a hoooome
Like a complete' unknooown
Like a rolling stooone?
10:49 Publié dans Notes in the mood | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : cahier de vacances, je ne suis pas là
Commentaires
Joli
(quand je pense qu'il y en a qui continuent de taper dans un ballon alors que les petites princesses ont quitté le stade... ;)
Ecrit par : secondflore | 24.07.2008
(darwin était dans les gradins et a eu une idée)
Ecrit par : Brg | 25.07.2008
Etre without a home comme une rolling stone, ben franchement *c'est pas facile*.
Ecrit par : troppasvrailhistoireducouteaudenutella | 25.07.2008
L'angoisse de la gardienne de but
Ecrit par : Zorg | 25.07.2008
pareil, hydra pour ne pas changer, tu crois que débutoctobre il fait encore bon là-bas ?
Ecrit par : Jen | 25.07.2008
sûrement (tu fais construire une maison là bas ?) (avec le deuxième étage en friche pour le futur beau fils)
Ecrit par : Brg | 28.07.2008
Excellent texte !
Pour avoir trois garçons footballeurs et donc l'obligation des les transporter sur différents terrains de foot, j'assiste régulièrement à ces jeux (extra-foot) de séductions entres les midinettes qui veulent du sportif à haut potentiel physique et financier et les sportifs en herbes roulant les pectoraux et faisant preuve de prouesses techniques qui semblent dire :
'' regarde ce que je fais avec un petit ballon, alors imagine avec ton petit corps..."
La guerre des boutons d'acnée entre la tribu des tribunes et celles des habitants de la pelouse.
Merci pour ces sourires et votre style.
Ecrit par : philtre | 31.07.2008
Il faudrait sembler leur dire :
"Tu connais la main de Dieu ?"
(uhuh)
J'imagine aussi qu'on se fait moins de cheveux blancs avec 3 footballeurs qu'avec 3 princesses. Salut à la tribu des tribunes !
Ecrit par : Brg | 01.08.2008
Les hôpitaux regorgent de petits footeux aux ligaments croisés foutus. Les petites infirmières se foutent du foot, et les grandes teignes comme moi rigolent devant tout ce manège, en préférant les petites balles aux grosses boules. Tu sais bien que plus la balle est petite, plus grande est la réflexion ! :)))
Ecrit par : Sophie K. | 02.08.2008
OH j'ai déjà dit que j'aimais bien le ping pong.
Dès qu'une belle est en jeu, on court comme des chiens
Ecrit par : Brg | 02.08.2008
Va chercher la bébelle, donc ? :))
Ecrit par : Sophie K. | 02.08.2008
J'y ai pensé au bebel
(tu viens de ruiner l'effet)
Ecrit par : Brg | 02.08.2008
Oh, j'en ai marre de ce pseudo aujourd'hui
je me fatigue
j'y vais
Ecrit par : Pierre | 02.08.2008
Désolée pour le ruinage (chus pas super bien aujourd'hui moi non plus, je rame et je pense à deux à l'heure. Enlève le comm', tiens, s'tu veux.)
Ecrit par : Sophie K. | 02.08.2008
non c'est moi
ça va mieux, j'ai dormi ;)
x
Ecrit par : Brg | 02.08.2008
(du nutella sur une fourchette, mon Q)
Ecrit par : onpeutriencaserdautre... | 04.08.2008
mais euh, que se passe-t il quand les footballeur est une footballeuse ?
y'a des princes charmants qui apparaissent à la fin du match dans le vestiaire, nus comme des vers ?!
Ecrit par : lapetitebrune | 05.08.2008
Quand le footballeur est une footballeuse, ya péno (aussi).
Ecrit par : Brg | 05.08.2008
Terminer par l'image de la pierre qui roule en citant du Dylan, alors là c'est énorme. Respect !
Ecrit par : Loïs de Murphy | 18.02.2009
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