17.03.2009

Tu es un rockeur de droite. Ça n’existe pas, Johnny.

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(...) C’est laisser tomber ce qui a été adapté, pendant des millénaires, à la condition féminine, à cette femme « naturelle » qui a toujours plus ou moins été une fiction, plus ou moins idéologisée selon les périodes de l’histoire. Par exemple : faire et élever des enfants, le totalitarisme que peut représenter l’attachement à un enfant, croire qu’en n’étant pas mère on n’est rien, l’empathie, le fait de préférer des carrières sociales à d’autres plus intellectuelles et abstraites, le fait de se pourrir la vie pour s’attacher à homme, le fait de s’excuser de vivre, d’être en retrait, dans l’ombre… Devenir des non-femmes, c’est aussi prendre conscience de toutes nos déterminations biologiques, de toutes ces sédimentations évolutives et millénaires qui n’ont plus lieu d’être (ou du moins le peuvent) dans nos sociétés modernes et de les dépasser, si on le désire.

Lire Peggy Sastre me fatigue, en fait.
L'interview qui me fait changer d'avis sur l'achat d'Ex Utero.
Dire qu'en Chine on pratique des IVG jusqu'à 5-6 mois et que ça ne pose pas de problèmes éthiques, et que finalement c'est bien, c'est très périlleux, en quelques lignes, à chaud. Mission impossible.
N'évoquez plus jamais la Chine, Peggy et Ségolène, ça ne vous réussit pas.

Hey ho, revenez dans le monde réel, les gens.

??

Bref. Ok, j'ai sûrement rien compris, ça doit être ça. Et puis tu t'en fous : Qu'est ce qu'on mange, ce soir.

Sur un blog que je lis il y a écrit 'nobody writes anymore' et ce n'est pas juste la fin de l'hiver, c'est le cas depuis un an au moins. J'ai doublé le nombre de mes flux RSS et je lis deux fois moins de notes qu'avant.

Combien de temps encore tiendra-t-on nos carnets de notes cheaps et sans prétentions qui contiennent quelques pépites, (parfois avec prétention) je veux continuer à lire ça des années, je ne sais pas si ceux que je lis continueront des années, la raison me dit que non, on sera tous ailleurs, sur le futur réseau social, sorte de facebook avancé, d'agora virtuelle aux avatars photo-réalistes, reprenant twitter, second life, whatever.

Le titre de cette note (quand on a à l'expliquer en fin de note, ça veut dire que c'est (très) mauvais...).
Je pensais que la mode était à la glorification de l'imposture, qu'elle soit politique, économique... artistique. On a dépassé le stade de l'imposture hypocrite, honteuse, on est dans l'imposture assumée, institutionnalisée, gadgetisée (merci le second degré qui fait tout passer). Rebellion jetable, street attitude jetable, l'authenticité est bannie (hou le vilain mot totalitaire).
(Je viens de m'en rendre compte)
La Star Academy de l'imposture. C'est faible. Je n'arrive plus à formaliser une idée correctement. C'est l'hiver.
Je retourne me coucher.
Il te reste dix ans ou vingt ans pour acheter une Rolex mon ami (le comble du mauvais goût putassier de gens très laids, donc pas étonnant)

Je reviens dès qu'il fait 24°.

La vie est belle.

01.03.2009

Nvelles de brooklyn sud

Le ticket de paiement le lendemain dans la poche indiquait 00 : 59 et 52€ de bière, ensuite plus rien. Ça fait 13 ans qu’on y va.

On marche dans cette petite ville limitrophe après chez nous, faite de pavillons mitoyens, cheapos, des centaines de petites baraques roses pâles aux lourdes portes en PVC, les mêmes qui faisaient rêver mon ami d’enfance (le rêve américain à l’échelle française, pas de 8 cylindres en V ni de 5.56 mais une petite fourrure de magazine en tablier kiss-the-cook et un aspirateur de table), je sens des ombres qui marchent avec nous, pour faire de la mauvaise littérature, il n’y a qu’elles et nous dans la nuit de jeudi à vendredi, les brouillons du passé répétés à l’envi.
(je vais vomir)
J’ai eu un hoquet de dégoût avant de rajouter sous nos pas.
Les brouillons du passé.
(je lis kundera) (mal)
Les brouillons : Toutes les fois où on a emprunté ces mêmes routes dans ces mêmes villes, des milliers de fois, marché sur ce stade, un parmi sept ou huit sur lesquels on jouait etc et ces brouillons n’ont plus aucune saveur quotidienne ou érotique ou parfumée à l’alcool sucré ou à la violence ou aux palabres, tous superposés les uns aux autres, des milliers de fois peut être, et c’est tout l’intérêt de cette méthode : Laver tous les souvenirs en les répliquant à l’infini, polir tous les endroits de la terre, le bar où vous l’avez connue, le parapet du pont Mirabeau où vous vous êtes quittés (c’était un hiver merdique et il pleuvait, mais ça avait de la gueule).
Chercher le grand blanc. Je ne vois plus très bien ce que je voulais dire.
Polir les endroits ? Se saouler de sons, de paroles, de filles, d’alcool, de paroles, dans les endroits qui te font souffrir, ceux marqués d’une croix noire dans la carte mentale 5 zones. Au bout d’un certain nombre de fois, il ne reste plus rien de ces petits chaos, il en reste une impression ronde comme un galet d’Etretat, neutre, elliptique, semblable aux millions d’autres.
Putain de mauvaise littérature.
Il y a des moments où l’on se sent en dedans de nous, faible, sans consistance, insignifiant, moins que le décor (le nous habituel), c’est un de ceux-ci. L’euphorie est toujours mauvais signe.

Il y a 13 ans, c’était le lycée : L’odeur du shit et de Biohazard au petit matin (à 7 :30 je finissais mon trois feuilles, à 7 :40 je mangeais ma banane comme un singe rigolard, à 7 :50 les cours du matin étaient finis et à 12 :05 je prenais mon plateau au self)
(Non, je n’ai même pas pu passer en « première L »)
Putain de mauvaise littérature, euphorique comme un singe rigolard.