11.09.2009

Hubert rien pour attendre, l’inconscient

Je suis triste.

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T’as pas l’impression qu’on joue tous la comédie pour que certains aient des moments de bonheur parfait, t’sais, quand tu es heureux. Vraiment heureux. La pureté du bonheur, t’sais ? Dans ces moments là tu as besoin des autres pour faire le décor.

Chacun son tour, mais c’est de plus en plus triste.

Et puis on est contents pour eux, on est pas aigris, c’est même tout le contraire, si tout le monde était triste en même temps que nous, t’imagines la tuile ? Non bah non, heureusement qu’il y a le rire de l’enfant (on dit que les enfants sont innocents parce qu’ils ne sont pas encore aware de tout le merdier, pas parce que leurs comportements ne tomberaient pas une fois ou deux sous le coup de la loi pénale). Heureusement qu’il y a le rire de l’enfant et les pas de l’être aimé dans l’escalier hein, l’être aimé s’essouffle entre le 5e et le 6e. C’est pour ça qu’on a pas construit d’immeubles plus hauts sans ascenseur. Les mecs ont pensé à l’être aimé, il fallait bien qu’il monte les sacs de monoprix le lundi soir sans trop sentir la transpiration.

C’est d’la faute à vos yeux.

Tu sais, j’aimerais bien vous avoir toutes dans une villa des landes, et puis vous me feriez à manger. Les pieds mouillés sous la table, l’odeur de la pinède au printemps, un rêve en technicolor avec des poils, et des chemises de bûcheron. Juste assez pour se rappeler les indépassables années 80. Mon Eden ressemble à un porno début eighties, mais qui laisserait plus de moments à la contemplation.

Oh la belle vie.

Martine 1 ricane, Martine 2 fait à manger, Martine 3 est penchée dans le potager dans son imprimé pastel à fleurs, mon préféré, celui qui lui fait les seins en invitation à un open bar, et toi tu es aux fraises en train de siroter ton coca frais.
Martine 4 va chercher du bois dans la remise, pour le poêle à bois – La taxe carbone, au cul - de la pièce principale, celle dans laquelle on fait les veillées rhum, tous les soirs.

Une vision misogyne ? On en reparlera quand il faudra que Martine numéro 4 porte une bûche un peu lourde.

Tu sais bien que je suis aussi miso qu’une soupe japonaise.

Oh, je suis triste, alors je pense à une vie parodique, où j’aurais toutes les filles et toutes les réparties.

Martine 1 pourrait s’appeler Barbara par exemple. On la chambrerait un peu, c’est con ce prénom. Et puis on pourrait faire les chœurs :
BA-BA-BA, BARBARA ANN
Yaurait la ptite fouine derrière qui ferait wooooooo

Et puis les deux frangins feraient les cons avec leur voix suraiguës (on aurait un karaoké) :
Went to a dance, lookin for romance
Saw barbara ann, so I thought Id take a chance


Je ne vous cache pas qu’il y aurait quelques coucheries.

BA-BA-BA, BARBRRA ANNE

Yaurait le barbu et le chauve avec leurs guitares.

Yaurait mon chauve et son air de pierrot gourmand sur le point de relever les compteurs.

Tiens j’y pense, on pourrait déconner sur Fernando aussi, j’adore.
Can you hear the drums fernando?
Can you hear the fucking drums?


Vas-y ma cochonne enduis toi de tiaré et de tahiti douche, la baignoire est dans l’allée.

La viande est chaude du côté du barbeuc.

On pourrait en écrire des poèmes.

THERE WAS SOMETHING IN THE AIR

THAT NIGHT!

The stars were bright, FERNANDO

Nous faudrait le flûtiau péruvien.

Mais imagine toi, bon sang. T’en foulerais du beau bois. Le soleil réchaufferait ta nuque. Les moustiques te feraient des cloques horribles. Tu serais peinard, avec ton ambré, tu t’étirerais comme un chaton de neuf semaines en regardant les bambous au fond du jardin, tu te ferais craquer les épaules mon nanard à en réveiller les deux hamacs.

Débriefing tous les matins, devant un café et un saucisson. Crois moi, le cochon, c’est l’avenir. C’est fort en goût au début, mais le cochon mon ami. Le cochon est serein. Le cochon est bon. Le cochon sous la couenne est rose comme une fleur naissante et sucrée.

Toutes sortes de volailles, du bœuf de Chalosse, des fourrures qui embaument l’air printanier. Rappelle toi, l’odeur de la pinède.

Pardon, je crois que c’est le sujet de la bible. Pas la peine d’en faire une thèse. L’Eden : 4 martines, 2 chiennes, 5 chatons, les perruches du voisin, des amis bourrés, multipliez-vous etc.

Et ce serait pas tellement comme les voies du seigneur, ah AH !

Des blagues à foison.

Psaume 18:30 : Pas de djembé, on est pas aux antilles.

Qu’est ce qu’il dirait ton Thomas Jefferson ? "Life, liberty, and the pursuit of happiness", c’est le papier du 4 juillet. C’est quand même plus bandant que le traité constitutionnel européen, mmm ?

Bon. On pourrait aussi ouvrir un bar avec les copains. La poursuite du bonheur, pas mal comme nom.

X

Commentaires

We'll get there fast
And then we'll take it slow.

Ecrit par : Martine 3 | 11.09.2009

(I knew it was you, Martine 3)
(le casting des seconds rôles a lieu quand ?)

Ecrit par : secondflore | 12.09.2009

Il y a une simple feuille A4, qui indique le casting vers mon rêve, après avoir franchi le périphérique...

Ecrit par : Brg | 12.09.2009

Bertrand, à vrai dire je ne suis pas certaine, mais je ne peux tout simplement pas être Martine 2, par exemple (non, vraiment) (sauf si dans cette Vie Parodique on bouffe du crumble à tous les repas).
Mais bon, moi je ne suis pas dans le rêve, je suis dans la réalité de la vie, lui hurlant dessus pour qu'il ramasse ses chaussettes sales. Ceci explique cela.

Ecrit par : Martine 3 | 12.09.2009

Tiens Martine, tu sais que dans le seul rêve que je me souviens avoir fait de toi, tu m'apprenais à faire un crumble à la glace vanille? je veux dire, pas en accompagnement, la glace, mais en remplacement des pommes. Je t'avais trouvée super balèze, de réussir à le cuire sans faire fondre la glace au four.
(aussi j'aimerais savoir pourquoi les mères de ce côté de la manche disent systématiquement "un Greume-beule")

Sinon je partage cette vision du Paradis, version "Hubert 1 m'apporte mon café avec Le Monde au lit pour que je me ré-endorme en faisant semblant de lire, Hubert 2 rapporte du fromage bio du marché, Hubert 3 me met de la crème bio sur les mollets parce que c'est trop rébarbatif pour moi, Hubert 4 raconte des blagues pendant que je bois ma bière équitable en regardant Hubert 5 imiter Bruce SprinSpring..."
(alors que parfois Hubert IRL dit "on appelle Pizza Hut?" avant d'imiter Laurent Gerra)

Ecrit par : Mai | 12.09.2009

Dans le Paradis de l'autre côté du périph' Huberts et Martines vivent pieds-nus, donc pas de chaussettes sales !
C'est si facile, le bonheur.

Ecrit par : secondflore | 13.09.2009

boogie night...

Ecrit par : julip | 13.09.2009

Mai, les femmes peuvent avoir plusieurs Hubert ? Quelle société...

Ecrit par : Brg | 15.09.2009

La poursuite du bonheur : j'en ferais mon nouveau QG avec un tel nom.

Ecrit par : Jen | 18.09.2009

Le "Mojito Jen" serait dosé pour les cowboys. Tu ferais ma fortune. Te tiens au courant.

Ecrit par : Brg | 22.09.2009

Ah ça, c'est depuis que les femmes vont chasser le pain quotidien hors de la grotte.
Elle rencontrent plein de types et ça finit comme on sait!

Ecrit par : Mai | 24.09.2009

On connaît la suite, société de consommation, dette, ultra-consommation, consommation minimum des mecs pour pas être ringard et s'en chopper une ("une" qui était assurée dans la configuration "légendes d'automne", qui se transforme en plusieurs dans la config "sex&thecity" ou "la vie rêvée")

La libération - fin de l'oppression - de la femme est au prix de la santé de la planète.

Recyclage, fausse excuse pour fabriquer encore plus de chaussures

esclavage économique dans le tiers-monde

Crise systémique

Pénélope jolicoeur

guerre pour l'eau

communication, marketing, web 2.0, iphone

hiver nucléaire

vous êtes contentes ? Il suffisait JUSTE de passer la serpillère, bon sang.

On s'ra bien marrés.

Ecrit par : Brg | 25.09.2009

Il suffisait JUSTE de les numéroter.

Ecrit par : Stéphane | 17.10.2009

C'est vraiment très déprimant de se connecter sur cette page dans l'espoir insensé d'une nouvelle note et de tomber toujours sur "Je suis triste".

Tu ne pourrais pas en poster une a minima en attendant l'inspiration? par exemple "je suis content" ou "je mange des fraises tagadas" ou "la vie est un champ de coquelicots"???

Ecrit par : fleurbleue | 26.10.2009

Je pourrai faire barman, dans le deuxième paradis à droite au bout d'la rue ? Parssssque faire une Martine, ça m'dit rien, j'ai pus l'âge de ramasser des bûches ou de masser des pieds. Par contre en revanche nonobstant cela étant, j'ai toujours l'âge de servir à bouare (et de faire les choeurs derrière les chanteurs).
Bon.
Tu vois tu m'dis.
(Heureuse de te relire, même triste. Envoie-moi des news.)
:-)

Ecrit par : Sophie K. | 01.11.2009

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