04.06.2008

Convention, Blues, la transition dure

737806408.jpgEngagement en deux camps : Ceux qui assument et ceux qui n’assument pas. Ce que l’on cherche pour passer le temps, sans vraiment le vouloir (ou camp numéro deux : l’engagement qui fait passer le temps sans vraiment le vouloir).
Ceux qui attendent d’être au pied du mur. « Tu as trente huit ans, il est temps d’en faire un, Mademoiselle »
Tu as dix sept ans, tu dois rendre ton commentaire de texte pour demain.
Il est 22h20. Qu’est ce que tu fais. Fume une cigarette, écoute encore un morceau. On a tout le temps. Toute la nuit.

En ce moment, je collectionne deux choses, les magnets maillots de football sur la porte du frigo. Ils les donnent avec les paquets de pitch. Une réminiscence des premiers étés de découverte du beau sexe (pas le premier, le beau, le superbe sexe) (la pièce de théâtre perso, la bonne, s’appelait Dialogues avec un clitoris. Voire même Débat-conférence en présence de clitoris, vagin, point G, et nombreux guests.
Les Monologues, c’est de la merde pour stupide vierge effarouchée mal chanceuse.
- Mais aucun psy dans les environs, alors je ne sais pas très bien ce que ça peut vouloir dire, cette attirance pour les gâteaux sponsors du basketball.

Je collectionne les capsules Leffe et Veuve Clicquot etc, vous avez compris le principe, une de chaque de tout ce que je bois. Ça reste là dans le tiroir à couverts de ma vie décalée-si-peu quand je décapsule une bière à deux heures du matin ou quand je sers le champagne au couple pacsé (bientôt au pluriel, les pacs se reproduisent sans fin). Juste avant de servir le gigot en boite.
Mettez vos verres sur des sous bocks, vous allez rayer la table.
Mettez vos talons sur mes épaules, vous allez rayer le parquet. Un talon mord la chair nue d’une épaule (c’est pour la touche réaliste de la note) d’un bon maître de maison.

On sert tous à quelque chose :
Sers toi de moi, sers toi de moi pour passer à autre chose, sers toi de moi pour faire un enfant. Sers toi de moi pour réparer ta chaudière. Pour te payer une bière. Sers toi de moi pour entendre que tu as un beau cul. Sers toi de moi pour te conduire au boulot.
Pas de raison d’en vouloir à personne, on le fait tous. Chacun se sert de l’autre, plus ou moins longtemps. Sers toi de moi pour réaliser ton idéal de vie. Sers toi de moi pour porter tes courses. Sers toi de moi pour te voir sublime et trempée.

On rêve, puis on obtient ce que l’on veut. Et le moment passe.

L’intensité.
Où est passée ta putain d’intensité ? La question que je me pose depuis des années.
Il faut se faire mal pour se rendre heureux. Il m’a fallu presque trois décennies pour le comprendre, pas seulement pour le ressentir. Ne sert à rien de parler, sauf pour se faire du mal.

Quand est-ce que le cœur bat, plus jamais. C’était addictif dès les premières fois. Un drogué passe sa vie à rechercher le premier blow. La fois où tu as faillis te perdre (chevaucher le dragon pour les plus chanceux) (Pourquoi nous parle-t-il d’une relation avec un dragon ? C'est de la zoophilie antique asiatique ?). Prêts à supporter une vie de bureau pour retrouver le goût de cette fois là. Des bravades toujours et puis on le fait. Sourions le jour où on réussira à s’enfermer dans une quelconque relation.

Tu ne sais pas toi-même ce que tu veux. Toutes les leçons apprises parfois, ne servent à rien. Toutes les leçons apprises des maîtresses. Les maîtresses très XXème de l’Ancienne République. Celle qui se penchait sur toi (sautant du coq à l’âne…) pendant une soirée au public house pour te susurrer à l’oreille : Je n’ai rien sous ma jupe sauf un porte-jarretelles. Et sans te laisser le temps de répliquer puisqu’il n’y avait rien à en dire, de se détourner et rire et sourire à nouveau aux amis aux conversations trinquons trinquons à nos vingt ans et aux temps très long encore avant de consommer – et surtout inestimable : encore deux heures avant d’être raccompagné en voiture par l’ami ? trois heures ? fermeture du pub ?
Les vingt ans les plus bandant de la création. Chez certains, l’érotisme est inné. L’acquis des autres ne remplacera jamais ça, ou bien trop tard.

Je bois au 23e au 24e et à celui de la 25e heure.
Je ne suis pas quelqu’un qui compte.



Pour être épanoui, il faut toute la panoplie ou plutôt pour être épanoui toute la panoplie ne suffira jamais. Sextoys, amants amantes (veaux, vaches, cochons), télévision numérique terrestre, Weblogs, aventures extra concubinage. Fantasmes, fouet, martinet, martine à la plage, martine dans le bus, martine dans le photomaton, martine devant un couple d’amis, martine sur le canapé, martine derrière le canapé, martine sur le plan de travail.
« « seul », tout est possible »

Quand elle met ses talons les plus hauts dans mon salon, et qu’elle se déshabille complètement, perchée sur deux hauts souliers noirs vernis, je n’ai pas envie d’acheter un monospace. Noirs dans la pénombre, plutôt dans le bleu marine à la lumière du jour d’après. Ça tanguait. Je détourne même le visage de Firefox et de Roland Garros pendant quelques minutes. Toujours prêt à aider, boyscout.

Quand le dernier français sert pour le match, je caresse encore un fantasme. J’oublie l’heure vers 18 ou peut être 21 heures. Faire ça à jeun mérite bien quelques verres, après avoir apprécié sa chance.

Je suis facile et je n’ai plus rien à fumer.

Baiser, regarder des divx, boire tous les jours. Ça a l’air d’un putain de programme.
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Ce n’est pas impudique, c’est le moins beau. C’est la partie la moins émouvante. Tu as envie de commettre un attentat parce que tu en vois trop par ailleurs, de ces images, utilisées à mauvais escient et tu voudrais une excuse mais tu n’en as pas. Je vais me regarder dans un miroir : Prends des poses, connard. Là, je ne m’aime pas.

Allons au bout des désillusions complices.

Réminiscences de brutalité - grimaces - boucle de temps sans engagement (illimité comme les vieux forfaits millenium de 1999) (mais forfaiture) (filons les associations d’idées) (filons, in fine). Boucle dans la boucle de temps (motifs sur motifs sur motifs qui se répètent).

Speak loud and clear, beautiful, ça peut faire mal si on le veut. Si on veut faire le deuil de deux de ses premières vies en 24h, la durée d’un jour noir de l’âme, de minuit à minuit (qui dirait ça ?).

Allons au bout des désillusions complices : Pour ça, seules ma tasse de café et les quelques minutes de musique existent pour moi. J’y pense tous les matins en ne me rasant pas. Encore.

Lovely Day ? J’emmerde Bill Withers. J’emmerde tous les Bill. J’écris.

Fuck me and never know. J’aime les matchs de ping pong.

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